Communiqué



CHUT! Regardez… la déficience autrement

22 Septembre 2013 - CHUT! Regardez… la déficience autrement
Une exposition du 5 septembre au 13 octobre 2013, à l’Écomusée du fier monde


L’exposition Chut! Regardez… la déficience autrement présente une série de 30 photographies en noir et blanc du photographe Guy Fortin mettant en valeur des personnes vivant avec une déficience intellectuelle, associée ou non à divers syndromes. Moment de fierté pour ces enfants, ces femmes et ces hommes, l’exposition permet également au public de poser un regard différent sur leur réalité, au-delà des apparences et des clichés habituels. L’exposition est à l’affiche du 5 septembre au 13 octobre 2013, à l’Écomusée du fier monde.

Un regard différent
Chut! Regardez… est le fruit d’une démarche tant personnelle que sociale et artistique. À travers les photographies, les personnes participantes racontent en toute confiance leurs passions et leur quotidien, et expriment leur joie de vivre, leur créativité, leur courage. En plus de la série de photographies, un diaporama est projeté et des images d’objets significatifs pour les personnes participantes sont présentées. Chut! Regardez… vous invite à vous questionner sur votre propre différence.

Un survol historique
Longtemps, les personnes présentant une déficience intellectuelle ont été appelées imbéciles et idiots, et ont été confondues avec celles qu’on désignait comme les fous. Apprenez comment la conception de la déficience intellectuelle a évolué à partir du 18e siècle à aujourd’hui et découvrez les gains effectués au fil du temps.

Une publication
Une publication éponyme est en vente sur place. Les droits d’auteurs et les profits des ventes sont versés au Centre de Répit-Dépannage Aux Quatre Poches.

L’Écomusée du fier monde vous convie à un voyage au temps de la Révolution industrielle! Musée d’histoire et musée citoyen, il vous invite à explorer l’histoire du travail et à réfléchir sur les enjeux sociaux de son milieu. L’Écomusée loge dans l'ancien bain public Généreux, un magnifique exemple de l'architecture des années 1920.

Le projet Chut! Regardez… a été rendu possible en partie grâce à une subvention du Programme d’aide aux musées du ministère du Patrimoine canadien.

Écomusée du fier monde
2050, rue Amherst | Angle Ontario | Métro Berri-UQAM
Mercredi : 11h à 20h | Jeudi/vendredi : 9h30 à 16h | Samedi/dimanche : 10h30 à 17h
Adulte : 8 $ | Étudiant / aîné / enfant plus de 6 ans : 6 $ | Famille (2 adultes, 3 enfants) : 16 $


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Chut! Regardez… la déficience autrement
Le photographe Guy Fortin : capter la différence


Initiateur du projet Chut! Regardez…, Guy Fortin est le photographe derrière la série d’images présentées dans l’exposition et la publication. Conjuguant art et sensibilisation sociale, il porte un regard volontairement positif sur les personnes participantes. Guy Fortin souhaite présenter de nouvelles perspectives, un nouvel éclairage, apporter d’autres points de vue sur la déficience intellectuelle.

Parcours du photographe
Né à Alma, au Lac-Saint-Jean, en 1952, Guy Fortin a complété des études en arts plastiques, en musique et en design graphique. Après avoir voyagé, enseigné et été éducateur, il a œuvré dans les communications écrites et visuelles, à la tête de son entreprise, pendant 26 ans.

Depuis 1997, Guy Fortin est responsable, avec sa conjointe, d’une ressource résidentielle intermédiaire qui accueille des adultes présentant une déficience intellectuelle accompagnée de divers syndromes, et de handicaps physiques pour certains.

Le projet Chut! Regardez… est l’aboutissement d’une longue et profonde réflexion tant sociale qu’artistique. Son expérience auprès des personnes présentant une déficience intellectuelle, alliée à sa passion de la photographie, l’a mené tout naturellement vers ce projet artistique. Chut! Regardez… lui a permis de concrétiser ce rêve, soit celui de porter un regard différent sur la déficience intellectuelle et de participer à une sensibilisation sociale sur le sujet.

« Différentes, ces personnes? Oui, et je dis tant mieux. Tant mieux pour nous toutes et pour nous tous. Il est plutôt rassurant de côtoyer d’autres points de vue dans un monde si fou d’homogénéité et de conformité! » – Guy Fortin

http://www.guyfortinphotographe.com

L’exposition se poursuit jusqu’au 13 octobre 2013
Chut! Regardez… la déficience autrement présente une série de 30 photographies en noir et blanc du photographe Guy Fortin mettant en valeur des personnes vivant avec une déficience intellectuelle. Moment de fierté pour ces enfants, ces femmes et ces hommes, l’exposition permet également au public de poser un regard différent sur leur réalité, au-delà des apparences et des clichés habituels.



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Chut! Regardez… la déficience autrement
Survol historique : De l’idiotie à la déficience


L’exposition Chut! Regardez… inclut un volet historique. Voyez l’évolution de la conception de la déficience intellectuelle au fil du temps, et les traitements réservés aux personnes qui la vivent. Ce survol historique vous permet de mieux comprendre les gains effectués et les dures batailles qui ont été menées.

La déficience au fil du temps
Du 17e au 19e siècle, les personnes présentant une déficience intellectuelle sont appelées imbéciles, idiots, arriérés, débiles, etc. Elles sont confondues avec celles qu’on désigne comme les fous. Au fil du temps, la conception et les causes de la déficience intellectuelle changent : elle est considérée comme une maladie donc guérissable, puis due à un manque d’éducation, et enfin comme une dégénérescence incurable causée par l’hérédité. C’est au début du 20e siècle que les premiers critères objectifs d’évaluation de la déficience voient le jour avec les notions d’âge mental et de quotient intellectuel. Au Québec, jusque dans les années 1950, on définit trois catégories d’arriération mentale : l’idiotie (déficience profonde), l’imbécillité (moyenne) et la débilité (légère). En 1962, le gouvernement reconnaît que la déficience est un état et non une maladie.

Le grand renfermement des improductifs
Longtemps, les personnes présentant une déficience intellectuelle sont presque exclusivement maintenues dans leur famille. Seules les plus démunies sont internées ou réduites à la mendicité. Au début du 18e siècle, les familles éprouvent des difficultés à héberger leurs indigents à cause de la pauvreté. L’assistance publique prend la forme d’hôpitaux généraux dont une section est réservée pour les fous. Le mandat de ces hôpitaux est moins d’ordre médical que social : ils accueillent les individus improductifs dans l’espoir de les transformer. C’est aussi l’époque de l’apparition des « loges ».

L’idéal asilaire
Au 19e siècle, une redéfinition de l’assistance publique est nécessaire pour soulager les familles qui font face à une pauvreté extrême. De plus, les « loges » sont surpeuplées et ressemblent à des cellules de détention criminelle. L’État encourage la création d’asiles, soit le « traitement moral » promu par Philippe Pinel. Les communautés religieuses jouent un rôle de premier plan dans l’établissement d’un réseau institutionnel d’assistance. Les Sœurs de la Providence reçoivent des aliénés dans la « maison jaune » à Montréal à compter de 1845. Puis, elles fondent l’Hospice Saint-Jean-de-Dieu, inauguré en 1875, devenu l’Hôpital Louis-Hippolyte-Lafontaine (1975). Dans la région de Québec, un asile provisoire est aussi formé à Beauport; il devient permanent en 1850. Considéré comme le premier véritable asile au Québec; il changera de nom : Asile des aliénés de Québec (1865), Hôpital Saint-Michel-Archange (1893) et Centre hospitalier psychiatrique Robert-Giffard (1970). Les asiles du 19e siècle ressemblent à de vastes prisons; les critiques s’intensifient.

Du boom à la désinstitutionalisation
Peu à peu, l’idée de l’éducation fait son chemin et donne naissance à des écoles et à des pavillons spécialisés annexés aux asiles. Des ateliers de travail protégés, des garderies et des écoles spécialisées sont fondés à partir des années 1950, surtout par des regroupements de parents. La Révolution tranquille marque un tournant majeur : c’est le début de la reconnaissance des besoins particuliers des personnes présentant une déficience intellectuelle. L’éducation spécialisée, les classes spéciales et les internats de rééducation sont désormais publics. Le nombre important d’internements suscite l’intérêt général. Le Rapport Bédard de 1962 sur les hôpitaux psychiatriques dénonce le traitement des patients alors que le Rapport Parent de 1964 sur l’enseignement affirme l’obligation d’offrir des services de réadaptation et un enseignement adaptés aux personnes présentant une déficience. Puis, c’est la création des « centres d’entraînement à la vie », (renommés « centres d’accueil et de réadaptation » en1972), et des « services d’apprentissage aux habitudes de travail » en 1978. La désinstitutionalisation des personnes présentant une déficience intellectuelle s’entame véritablement dans les années 1970 et se poursuit jusqu’aux années 2000. Les services en milieu naturel sont mis de l’avant : services résidentiels, familles d’accueil, foyers, résidences de groupe, appartements supervisés, etc.

Des services aux revendications : les associations
C’est à partir des années 1950 que les associations de parents se multiplient. Elles mettent sur pied les premières écoles et garderies, et elles initient les ateliers de travail. L’Association de secours aux enfants arriérés du Québec est créée en 1951 pour soutenir les familles. Aujourd’hui renommée l’Association du Québec pour l’intégration sociale (AQIS, 1987), elle est également à l’origine de la création de la Fondation québécoise de la déficience intellectuelle. Dans la foulée de l’adoption des Chartres des droits, les regroupements de personnes présentant une déficience intellectuelle sont créés dans les années 1980. Ils revendiquent l’intégration sociale et la reconnaissance de leurs droits.

La reconnaissance des droits et libertés
Sur le plan international, l’Organisation des Nations Unies adopte la Déclaration des droits du déficient mental en 1971, suivie de la Déclaration des droits des personnes handicapées en 1975. Sur le plan fédéral, la déficience intellectuelle devient un motif illégal de discrimination avec l’adoption de la Loi canadienne sur les droits de la personne en 1977. Adoptée en 1975, la Charte québécoise des droits et libertés de la personne reconnaît la protection des personnes physiquement ou mentalement déficientes contre l’exploitation. L’encadrement légal va de pair avec la sensibilisation du public, entre autres sur la question de la participation sociale.

L’exposition se poursuit jusqu’au 13 octobre 2013
Chut! Regardez… la déficience autrement présente une série de 30 photographies en noir et blanc de l’artiste Guy Fortin mettant en valeur des personnes vivant avec une déficience intellectuelle. Moment de fierté pour ces enfants, ces femmes et ces hommes, l’exposition permet également au public de poser un regard différent sur leur réalité, au-delà des apparences et des clichés habituels.



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Chut! Regardez… la déficience autrement
La publication : tout un monde à lire et à voir


La publication Chut! Regardez… accompagne l’exposition. En plus de garder une trace pérenne du projet, elle veut sensibiliser le public à l’univers de la déficience intellectuelle, en l’invitant à aller au-delà des apparences, des premières impressions et des handicaps. Deux versions sont offertes : une édition grand public et une édition d’art. Le livre est en vente à l’accueil du musée au profit du Centre de Répit-Dépannage Aux Quatre Poches.

Le livre
La publication Chut! Regardez… regroupe plus de 100 photographies et différents textes. Elle donne la parole aux « modèles » de l’exposition de même qu’à leurs parents. Le livre, comme l’exposition, porte un regard volontairement positif et valorisant sur ces personnes.

Les auteurs
Les deux auteurs, Diane Lalancette et Guy Fortin, sont conjoints depuis 38 ans et sont responsables d’une ressource résidentielle intermédiaire. Chut! Regardez… allie leur expertise auprès des personnes présentant une déficience intellectuelle à leurs passions artistiques et à leurs réflexions sociales.

« Les mots sont des intentions. Les mots sont des cartes. »
– Adrienne Rich

« M’accepteras-tu comme je suis? »
– Joni Mitchell

Livre grand public : 45 $
Couverture souple, 136 pages, imprimé à 1 000 exemplaires

Livre d’art : 120 $
Couverture rigide, reliure allemande, numéroté et signé, 136 pages, édition limitée à 250 exemplaires et 25 exemplaires hors commerce

La publication Chut! Regardez… est en vente à l’accueil du musée. Les droits d’auteurs et les profits des ventes sont versés au Centre de Répit-Dépannage Aux Quatre Poches.

L’exposition se poursuit jusqu’au 13 octobre 2013
Chut! Regardez… la déficience autrement présente une série de 30 photographies en noir et blanc du photographe Guy Fortin mettant en valeur des personnes vivant avec une déficience intellectuelle. Moment de fierté pour ces enfants, ces femmes et ces hommes, l’exposition permet également au public de poser un regard différent sur leur réalité, au-delà des apparences et des clichés habituels.


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Chut! Regardez… la déficience autrement
Les activités : tout un monde à écouter


Dans le cadre de l’exposition Chut! Regardez…, différentes activités gratuites sont organisées pour le grand public. Assistez aux dimanches thématiques sur l’intégration aux sports et loisirs, à l’école et au travail des personnes ayant une déficience intellectuelle. Participez également à une visite-causerie par le photographe Guy Fortin. Enfin, écoutez en famille le conte Anatole, sensibilisant les enfants à la différence. Soyez au rendez-vous!

L’intégration aux sports et loisirs : dimanche 15 septembre, 14 h
Partagez la passion de deux jeunes le temps d’un témoignage. L’une est championne d’équitation et remporte des compétitions dans le « régulier » et l’autre est passionné de musique et voyage un peu partout dans le monde avec sa famille. Écoutez également leurs parents décrire leur parcours inspirant.

L’intégration scolaire : dimanche 22 septembre, 14 h
L’intégration dans les classes régulières des enfants ayant une déficience intellectuelle est un enjeu important pour de nombreuses familles, mais aussi pour notre société. Apprenez-en davantage grâce aux témoignages d’une intervenante, d’une mère et de son fils qui vivent cette réalité au quotidien. Visionnez également une vidéo de l’Association du Québec pour l’intégration sociale mettant de l’avant un exemple exceptionnel d’inclusion scolaire et gagnant du Concours École inclusive 2013.

Visite-causerie avec le photographe : dimanche 29 septembre, 14 h
Rencontrez l’initiateur et le photographe du projet Chut! Regardez… Guy Fortin fera une visite commentée de l’exposition et expliquera sa démarche artistique et sociale. Cette activité s’insère dans le cadre des Journées de la culture.

Conte Anatole la Casserole : samedi 5 octobre, 14 h
Laissez-vous raconter le conte Anatole la Casserole! En famille, abordez la différence par cette activité ludique et éducative offerte par les intervenantes de l’organisme Sans Oublier le Sourire et de la bibliothèque Père-Ambroise.

L’intégration au travail : dimanche 6 octobre, 14 h
Avoir un travail et pouvoir mettre à profit ses compétences devraient être possible pour tous, au-delà des différences. Découvrez comment des employeurs intègrent des employés présentant une déficience dans leurs milieux de travail. Soyez témoin de la richesse de la relation établie entre les membres de l’équipe.

Entrée libre à toutes les activités!

Ces activités sont l’initiative du projet Chut! Regardez…, de l’Écomusée du fier monde, de Sans Oublier le Sourire, et de AlterGo Formation, avec la participation de Guy Fortin photographe, de l’Association du Québec pour l’intégration sociale, de la bibliothèque Père-Ambroise et des Journées de la Culture.


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Chut! Regardez… la déficience autrement
Jean-Marie Lapointe et Annie Pelletier : des artistes qui font la différence


Jean-Marie Lapointe et Annie Pelletier sont respectivement porte-parole et co-porte-parole de Chut! Regardez… Sensibilisés à la cause de la déficience, c’est avec plaisir et conviction qu’ils ont accepté d’être les ambassadeurs de l’événement.

Jean-Marie Lapointe
Artiste de talent et de cœur, Jean-Marie Lapointe est comédien, animateur, auteur, cinéaste et conférencier. Il est aussi l’animateur de l’émission Des gens comme les autres à Radio Ville-Marie. Chut! Regardez… est fier d’avoir un porte-parole d’exception. En effet, Jean-Marie Lapointe est très impliqué socialement. Il est l’un des porte-parole du Défi sportif Altergo depuis plus de dix ans et de l’événement culturel D’un œil différent qui regroupe des artistes multidisciplinaires ayant ou non une déficience intellectuelle.

Il supporte également les causes des enfants malades (Leucan), de la toxicomanie (Le Grand Chemin) et des troubles alimentaires (L’Éclaircie). Depuis quelques années, son altruisme l’amène à travailler sur des documentaires chaudement applaudis (Trisomie 21 : Le défi Pérou et Joanna Comtois : L’espoir d’une petite fille extraordinaire).

Annie Pelletier
Médaillée olympique, maître de cérémonie et porte-parole de multiples produits et causes depuis près de 20 ans, Annie Pelletier est reconnue comme une communicatrice dynamique et engagée. Dévouée à titre de marraine du mouvement Olympiques Spéciaux Québec depuis 1997, c’est avec conviction qu’elle a accepté de plonger, à titre de co-porte-parole, dans Chut! Regardez…

Annie occupe le poste de directrice des communications à la Fondation de l’athlète d’excellence du Québec depuis 2005. Depuis sa retraite sportive en 1996, elle appuie publiquement plusieurs collectes de fonds et fondations, particulièrement au sein d’organismes qui traitent de la déficience, grâce notamment à son vécu et son attachement à son grand frère Michel, qui vit avec une déficience intellectuelle depuis 50 ans. Empathique, intéressée et passionnée, elle tient à faire une différence dans le parcours des gens qu’elle croise et qui la touchent.

L’exposition se poursuit jusqu’au 13 octobre 2013
Chut! Regardez… la déficience autrement présente une série de 30 photographies en noir et blanc du photographe Guy Fortin mettant en valeur des personnes vivant avec une déficience intellectuelle. Moment de fierté pour ces enfants, ces femmes et ces hommes, l’exposition permet également au public de poser un regard différent sur leur réalité, au-delà des apparences et des clichés habituels.

Infos : (514) 528-8444 | http://www.ecomusee.qc.ca | http://www.chutregardez.com


Source : Marie-Josée Lemaire-Caplette







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