Communiqué



Les Grands Ballets lancent leur saison !

7 Octobre 2012 - Les Grands Ballets lancent leur saison
avec l’adaptation réputée d’une légende japonaise
Kaguyahime, Princesse de la lune
de Jirí Kylián, du 11 au 27 octobre


Les Grands Ballets Canadiens de Montréal amorcent leur saison 2012-2013 le jeudi 11 octobre en présentant la première canadienne du magistral ballet narratif Kaguyahime, Princesse de la lune, du fameux chorégraphe tchèque Ji?rí Kylián. Adaptation de l’une des plus anciennes légendes de la littérature japonaise, la pièce raconte comment une magnifique princesse tombée du ciel sème le trouble dans l’empire du Soleil levant. L’Orient et l’Occident se rencontrent dans une fusion exaltante de la danse et de la musique qui met en vedette les danseurs des Grands Ballets ainsi que les musiciens de l’ensemble de percussions Kodo et du répertoire gagaku, qui interprètent en direct une partition remarquable du grand compositeur nippon Maki Ishii.

Depuis sa création au Nederlands Dans Theater, en 1988, cette œuvre éblouissante a été reprise par le Ballet de l’Opéra national de Paris en 2010, et sera recréée, pour la première fois par une compagnie nord-américaine (lors d’une première canadienne), avec les danseurs des Grands Ballets. L’événement sera présenté les 11, 12, 13, 18, 19, 20, 25, 26 et 27 octobre 2012 à la Salle Wilfrid Pelletier de la Place des Arts.

Très appréciée au Japon, la légende de Kaguyahime a inspiré une foule d’adaptations, des films aux livres en passant par les bandes dessinées mangas et les jeux vidéo. En 1984, Maki Ishii compose une suite symphonique fondée sur cette légende, puis demande plus tard à Ji?rí Kylián de créer une chorégraphie pour sa musique. Celle-ci sera la première création magistrale du chorégraphe. Optant pour l’épure, Kylián ne conserve que la trame principale du conte : venue de la lune, Kaguyahime est une jeune femme d’une beauté si exceptionnelle que les princes se bousculent à la porte du modeste coupeur de bambous qui l’a recueillie lorsqu’elle était enfant. Les rivalités ne tardent pas à susciter la violence. Même l’empereur se fait pressant pour l’épouser. Kaguyahime les refusera tous et suivra les soldats venus pour la ramener dans son monde lunaire – une métaphore de la pureté spirituelle qui se dérobe à qui veut la saisir ou se battre pour elle.

Les Grands Ballets lancent leur saison avec l’adaptation réputée d’une légende japonaise
Kaguyahime, Princesse de la lune
de Jirí Kylián, du 11 au 27 octobre ?

Adaptation moderne, le ballet de Ji?rí Kylián présente une scène à l’esthétique épurée où jeux de lumière et de rideaux éclatants évoquent un univers énigmatique. Une série de solos et de duos à couper le souffle reflète la personnalité des personnages-clés. Le ballet témoigne parfaitement de l’intérêt de Ji?rí Kylián à sonder les profondeurs de l’âme humaine et à créer des ponts entre les cultures et entre les époques. « La puissance et la beauté poétique de Kaguyahime résident dans l’alliage de l’art contemporain et d’une histoire ancestrale – un exploit rare. », indique Dance Magazine.

Jirí Kylián
Grand maître de la danse néoclassique européenne, Ji?rí Kylián a signé une centaine de chorégraphies, puisant à des sources d’inspiration très diverses et renouvelant sans cesse son vocabulaire. Né à Prague en 1947, ce virtuose s’est formé au Conservatoire de Prague et à la Royal Ballet School de Londres et a dansé quelques années au sein du Ballet de Stuttgart tout en faisant ses premiers pas de chorégraphe. Directeur artistique du Nederlands Dans Theater de 1975 à 1999, il y a créé une soixantaine d’œuvres et y a fondé deux compagnies sœurs pour faire danser de très jeunes professionnels et des danseurs matures. Dix ans après avoir quitté son poste, il était encore conseiller artistique et chorégraphe résident du NDT. Habile à dévoiler les paradoxes et la vulnérabilité de l’âme humaine ainsi qu’à questionner notre temps, cet humaniste est doué d’une inventivité qui semble sans limite. Aujourd’hui, plus de 80 compagnies et écoles de danse interprètent ses œuvres à travers le monde. L’acquisition de Kaguyahime vient enrichir le répertoire des Grands Ballets Canadiens de Montréal qui compte déjà plusieurs œuvres de Jirí Kylián, dont Symphonie des Psaumes, Bella Figura, Six Dances et Forgotten Land.

Maki Ishii et sa musique
Le Japonais Maki Ishii (1936-2003) est un compositeur de musique classique contemporaine qui, en 1984, a créé la suite Kaguyahime pour percussions traditionnelles japonaises, interprétées par l’ensemble Kodo, et percussions occidentales. Lorsqu’elle est jouée avec le ballet de Jirí Kylián, la pièce comprend aussi un ensemble de gagaku, musique de cour du Japon, en costumes traditionnels. Intégralement jouée en direct, la musique occupe une place majeure dans Kaguyahime, avec tantôt le son du délicat et lancinant du ryuteki (flûte de bambou) et tantôt celui du puissant taiko (immense tambour à peau tendue pouvant symboliser l’astre lunaire). Si un rythme enjoué accompagne les réjouissances et célébrations villageoises, de vigoureux roulements de tambour soulignent les prouesses des prétendants qui s’affrontent. L’environnement sonore est fascinant et parfois totalement enivrant.

L’ensemble Kodo
En japonais, le mot « kodo » veut dire à la fois « battement de cœur » et « enfant du tambour ». Fondé au tournant des années 1980, l’ensemble Kodo s’est donné pour mission non seulement de préserver, mais aussi de réinterpréter un courant musical traditionnel du Japon utilisant différents types de tambours, dont le gigantesque daiko. Le son est tantôt léger comme une fine pluie, tantôt puissant comme le tonnerre et primitif comme un appel venu des entrailles; le tout en constante interaction avec les danseurs sur scène.

Les musiciens sont aussi des athlètes remarquables qui doivent parfois faire preuve d’une force et d’une endurance exceptionnelles pour maintenir le rythme et l’intensité du jeu. Très dédiés à leur art, les percussionnistes vivent ensemble sur l’île Sado, environ 300 km au nord-ouest de Tokyo, où ils méditent, suivent un entraînement physique rigoureux et préparent les spectacles qu’ils livrent tant au Japon – où aucun festival d’été ne peut avoir lieu sans son spectacle de Kodo – qu’à travers le monde.

Le gagaku
Gagaku signifie « musique élégante, raffinée ». Cithares, luths, percussions, flûtes et le shô, traditionnel orgue à bouche composé de tuyaux de bambous, font partie de son attrait ancestral. Parvenu au Japon au VIe siècle, le gagaku est associé à la Cour impériale nipponne et considéré comme étant la musique orchestrale la plus ancienne du monde.

Kaguyahime, Princesse de la lune
de Jirí Kylián
Musique de Maki Ishii
Avec l’ensemble de percussionnistes Kodo, des interprètes du répertoire Gagaku et l’Orchestre des Grands Ballets Canadiens de Montréal
Les 11, 12, 13, 18, 19, 20, 25, 26 et 27 octobre 2012 à 20 h
Salle Wilfrid-Pelletier, Place des Arts

Causeries

Des causeries animées auront lieu au Piano Nobile avant toutes les représentations de 19h à 19h30.


Pour tout savoir sur les abonnements
Pour des informations sur nos formules d’abonnement, nos forfaits de groupe et les privilèges exceptionnels qu’ils offrent, le grand public est invité à téléphoner au 514 849-0269, à consulter la brochure de saison ou le site http://grandsballets.com . Les intéressés peuvent également s’abonner en ligne au http://grandsballets.com . Les jeunes de 18 à 30 ans sont conviés à se procurer la carte « Je me pointe », en vente aux guichets de la Place des Arts pour seulement 12 $. Cette carte leur permet de profiter d’un rabais de 30 % sur le prix des billets de tous les spectacles de la saison. Billets individuels aussi en vente à la Place des Arts dès août 2012 : 514 842-2112 / http://laplacedesarts.com .

Commanditaires et partenaires
Les Grands Ballets Canadiens de Montréal remercient les Cinémas Guzzo, commanditaire de saison. La compagnie bénéficie du soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des Arts du Canada et du Conseil des arts de Montréal. La présentation de Kaguyahime, Princesse de la lune est rendue possible grâce à la collaboration de la RBC Fondation. Les Grands Ballets remercient également Kinatex, commanditaire de la soirée du 19 octobre, et Ernst & Young, commanditaire de la soirée du 25 octobre.


Source : Philip Lewis







< - RETOUR - >