Communiqué



Trois sculpteurs, deux œuvres, deux lieux.

29 Août 2011 - Dans le cadre du partenariat entre les Muséales de Tourouvre et l’Association Com2Art, a été conçu un parcours de sculptures monumentales. Ces créations, hommage d’artistes québécois à leurs origines françaises, seront sculptées en direct durant le mois de septembre par Marc Fugère, Jacques Corbeil et Jean-François Maheux. Les deux créations seront officiellement dévoilées lors des journées du Patrimoine, journées durant lesquelles nos trois créateurs animeront également des ateliers et répondront à toutes les questions des visiteurs.

Deux de ces artistes, Marc Fugère et Jacques Corbeil, ont été membres des délégations du Canada, présentées au Carrousel du Louvre, et ont intégré notre association depuis sa création en 2009.

Marc Fugère est un artiste autodidacte. Il rencontre les sculpteurs Inuits en 1974, alors qu’il se rend pour la première fois au Nunavik. Le souvenir marquant de sa première expérience du travail de la pierre et vingt-cinq années de rencontres et séjours en milieux Amérindien et Inuit lui a permis d’enrichir sa connaissance des techniques. Il est aujourd’hui un brillant sculpteur canadien, reconnu par ses pairs, dont la sculpture ornera le parc Pierre Tremblay à Randonnai.

Marc a intitulé sa sculpture Au-delà de l’océan et voici comment il explique son œuvre :
« Cette sculpture est de facture moderne, aux lignes pures et sobres, symbolisant les émigrants français, émergeant de la terre du Perche, et qui regardent au-delà de l’horizon, par-dessus les flots de la mer, vers une terre nouvelle, vers une Nouvelle-France. Je l’espère montée sur un léger monticule de terre et orientée vers l’ouest en direction de l’embouchure du fleuve St-Laurent, la porte d’entrée, par où sont arrivés les émigrants en Nouvelle-France. »

Autodidacte également, Jacques Corbeil s’inscrit à un cours de sculpture, il y a près de quinze ans. Coup de foudre pour le cours, la matière, la technique, Jacques sait dès lors, que sa vie sera création et son médium, pierre. D’abord intéressé par la pierre de St Marc, il s’intéresse ensuite au calcaire de Montréal et au marbre des Laurentides, et depuis, toutes les pierres sont une source de recherche et de découverte.

Jacques privilégie l’intuition et l’expression symbolique comme moyen d’aborder la création.
La pierre est sa matière privilégiée. Source d’énergie créatrice, elle implique un rapport intime, primitif et direct qui stimule son inconscient. Sa pratique artistique se concentre sur le jeu et aborde les côtés ludiques de la création. Il explore un monde fantastique peuplé d’hommes et de bêtes, il recherche l’invention poétique et le résultat hybride. Il cherche dans ses sculptures à capter et à renouveler le regard du spectateur en le surprenant.

Jean-François Maheux est quant à lui, l’élève de Jacques Corbeil mais a déjà un beau parcours. Depuis sa plus tendre enfance, Jean-François montre un intérêt pour les arts, passion qui le conduira à des études artistiques, se spécialisant dans la sculpture. Touche à tout, il travaille tous les supports mais trouve un attrait pour le métal, ce qui le conduira à un diplôme en technique d’usinage à l’école des métiers de l’aérospatiale de Montréal. Cette formation lui ouvre de nouveaux horizons notamment sur son approche personnelle de la sculpture, approche qu’il affine et travaille durant plusieurs années au sein de l’Atelier Skülpt 303, dont Jacques est un des membres et professeur.

« Mon cheminement artistique se veut le reflet de mes réflexions sur l’existence et l’évolution des espèces. Par mes œuvres sculpturales, j’exploite des formes organiques inspirées à même la matière où le minéral rejoint l’aspect d’ossements. Présenté comme un témoignage du temps qui passe, mon travail est à l’image d’un dialogue avec la matière où la temporalité s’impose. La pierre et le métal, par leur grande durabilité, me permettent de laisser à mon tour une empreinte; une trace d’humanité. »

Leur projet commun est un Totem, placé dans le parc des Muséales et créé en harmonie avec l’architecture à la fois d’époque et contemporaine du Musée. Ce totem se veut un lien entre familles françaises migrantes venues du Perche (près de 80.000 familles installées au Québec) et autochtones. Ces hommes et femmes en quête d’une nouvelle vie ont tissé des liens avec les amérindiens. C’est cette union que Jacques Corbeil et Jean-François Maheux ont choisis de mettre en valeur en faisant faire revivre cette histoire.

Ce totem présentera quatre effigies : un amérindien (pour ces tribus peuplant ces nouvelles terres), un tipi, un aigle (pour son esprit d’aventure) et un bœuf (pour sa force et son endurance). Le tout sera complété par des plaques de métal de couleurs : le rouge et le vert représentent les couleurs du logo des Muséales; le rouge pour la feuille d’érable du Canada et le vert pour la feuille de chêne de Tourouvre. Le jaune est la couleur de la moisson que l’on retrouve dans le blason de Tourouvre. Le bleu, présent de chaque côté du totem, pour la couleur du drapeau du Québec.

Chacun de ses projets a été retenu par le comité de sélection composé de la Communauté de Communes, les Muséales de Tourouvre, le Centre Culturel Canadien et l'Association Com2Art.



Source : Bénédicte Lecat, présidente de l’Association Com2Art







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