Communiqué



Festival du Jamais Lu, 9e édition

3 Avril 2010 - Du 30 avril au 8 mai, le 9e Festival du Jamais Lu sera aussi effervescent que le printemps ! Vingt jeunes dramaturges québécois, canadiens et chiliens feront éclore leurs nouveaux textes, dévoilant visions du monde, cultures, formes, sensibilités et nécessités.


Cette année encore, le Jamais Lu prend d’assaut trois lieux de la culture montréalaise. La programmation centrale reste fidèle au très sympathique cabaret O Patro Výš, situé au coeur du Plateau. En raison de leur succès de l’an dernier, Les Confessions publiques reviennent au Théâtre du Nouveau Monde. Le texte jeune public et les projets de médiation culturelle seront présentés au théâtre Aux Écuries, dont le Jamais Lu est membre fondateur.



L’ÉCRITURE : UN ESPACE DE RENCONTRE
OU DE CONFRONTATION SOCIALE ?



Inspiré de cette question, le 9e Jamais Lu entraîne le créateur et le public à réfléchir sur leurs engagements respectifs dans l’évolution de leur société.


« L’ailleurs devient le lieu où camper les actions, les héros sont des immigrés en quête d’enracinement, des voyageurs bouleversés ou alors des protagonistes en mutation identitaire à l’intérieur de leur cellule sociale. Ce 9e Jamais Lu, c’est le portrait d’une généra­tion dont l’imaginaire se nourrit d’un vaste champ d’exploration, d’un regard étendu, d’une nouvelle complexité des relations humaines. »
Marcelle Dubois, directrice artistique


Vous êtes donc invités à venir partager débats et réflexions engagés par nos auteurs : Philippe Racine, avec Lequel est un Basquiat, cherche à démêler le vrai du faux pour faire la lumière sur ce que veut dire être Noir en Amérique en 2010; Véronique Pascal dépeint de façon sensible, la vie de jeunes qui sont coincés dans un bidonville d’une ville où il ne devrait pas y en avoir; Emmanuelle Jimenez, avec Soleil Barclay, et Marcelle Dubois avec Québec, je te mangerai un jour !, ont écrit des textes inspirés de leurs rencontres fortes avec des groupes de femmes immigrantes aux prises avec des difficultés d’intégration sociale; Sarah Berthi­aume, qui fait habilement côtoyer réalisme et onirisme, nous entraîne au nord de nous-mêmes avec Yukonstyle; Mathilde Dumont fait rire noir avec sa comédie musicale sur la mort et la peur que nous en avons !; Érika Tremblay-Roy, par un théâtre musical pour la jeunesse, explore le thème de la migration des enfants d’une maison parentale à l’autre et de la perte de repères causée par ces déracinements; Olivier Kemeid et Geoffrey Gaquère présentent Les lettres arabes, dans lesquelles on suit les péripéties de Momo et Rachid, deux Arabes de banlieue parisienne perdus à Montréal sur des Bixi volés...; Justin Laramée nous provoque dans Perdre ses eaux, en mettant en scène des personnages qui retrouvent leur liberté après la mort de leurs enfants; Marie-Laurence Rancourt, lauréate du Prix de l’Égrégore 2010, aborde de front différentes questions sur l’insurrection et la mémoire des peuples en guerre, avec
L’imposture du corps; Gilles Poulin-Denis, quant à lui, explore plutôt les troubles psychologiques engendrés par le retour en terre de paix après avoir connu la guerre; enfin, on visite les rouages humains, sportifs et virils de la passion pour notre sport national avec le texte de Martin Bellemare, L’angoisse de l’arbitre…, et celui d’un collectif d’auteurs dirigé par David Laurin (Fabien Cloutier, Justin Laramée, Étienne Lepage, Marylin Perreault, Mathieu Quesnel et Emmanuel Schwartz), Nos bras meurtris.




POUR POUSSER LE DIALOGUE ENCORE PLUS LOIN



Notre auteur étranger en 2010
Cette année, notre choix s’est arrêté sur l’homme de théâtre chilien Ramón Griffero. Le 7 mai, il montera sur scène pour nous raconter le Chili qu’il a trouvé à son retour d’un exil forcé par le coup d’État de 1973. Avec une équipe de comédiens québécois qu’il aura dirigée, il présentera cinq extraits de textes pour nous faire découvrir la nouvelle dramaturgie chilienne. Dans Salle d’urgence, Kinder, Province, Ridicule Tracey et
Tes désirs en fragments, la fiction sert de résistance sociale et l’écriture devient un exutoire essentiel. Entre la conférence et la lecture publique, cette soirée promet d’être riche tant théâtralement qu’humainement.



Le retour très attendu des Confessions publiques
Inspirées de l’émission Coup de foudre (un vieux succès de feu TQS), les Confessions publiques permettent, sous leurs airs ludiques, un véritable plongeon dans les motivations intimes, sociales et artistiques des auteurs issus de deux générations. D’un côté du rideau : trois auteurs actifs depuis les années 1970-1980 : Suzanne Lebeau, Reynald Robinson et Lise Vaillancourt. De l’autre côté : trois jeunes de la relève des années 2000 : Fanny Britt, Étienne Lepage et Emmanuel Schwartz. Et sur scène, six acteurs interprétant les réponses du questionnaire existentiel que les auteurs ont préalablement rempli. Laissez-vous charmer par la fougue et la verve de l’animateur David Savard lors de cette soirée sympathiquement kitch ! Les comédiens vous chanteront la pomme, joueront les tout derniers personnages imaginés par nos auteurs, et surtout mèneront deux d’entre eux vers un coup de foudre… dramatique !



En levée de rideau : Dialogues entre
le public et l’artiste

Des auteurs de la programmation ont imaginé ce que donnerait la rencontre de ces deux entités. Complicité, confrontation, admiration, incompréhension, désir, amour-haine : de quoi est tissée cette relation entre les deux partenaires nécessaires au spectacle ? Question de joindre la forme au contenu, nous avons demandé à des citoyens engagés dans le développement des arts de monter sur scène pour endosser le rôle du public dans ces courts textes présentés en début de soirée. Ainsi, la fiction rejoint la réalité !



Table ronde - Écrire : rencontrer ou confronter ?
Prenant appui sur notre thème de 2010, cette table ronde, animée par Paul Lefebvre, décortique les motivations créatrices des auteurs invités, qui sont Sarah Berthiaume, Marcelle Dubois, Ramón Griffero, Emmanuelle Jimenez et Véronique Pascal. Pourquoi sentent-ils le besoin de mettre en scène des pans précis de la société ? Certains sujets sont-ils considérés comme rébarbatifs, voire bannis au sein de la dramaturgie ?



L’ESPRIT DU FESTIVAL


Le Festival du Jamais Lu propose, aux auteurs de théâtre de la relève québécoise, canadienne et internationale, une tribune pour la lecture de textes inédits. Pensées par des metteurs en scène et portées par la voix de comédiens, ces lectures publiques font jaillir des langues, des formes, des styles très variés, mais tous empreints d’une envie commune : celle de réformer, par le biais de la fiction, le monde dans lequel nous évoluons. Au fil des ans, le Jamais Lu est devenu un événement phare de la culture émergente, un incontournable pour ceux qui désirent être au fait des préoccupations et des tangentes artistiques de la nouvelle génération.


Qu’ils soient animés du désir de rencontre ou de celui de confrontation, les vingt auteurs réunis cette année sont heureux de présenter leurs morceaux d’inédit à ceux qui s’ameuteront en nos lieux de festivités. Chaque soir, la discussion s’enflamme, le ton monte, qui adhère ?, qui réfute ?, le débat tient feu et lieu... C’est au Jamais Lu que ça se passe !


Billetterie : 514-328-7437
Adulte : 12 $ - Carte Prem1ères : 9 $ - enfants : 6 $
Passeport : 75 $ - mécène : 150 $
Confessions publiques : 50 $ - billet mécène : 125 $
Soleil Barclay et Québec, je te mangerai ! : Gratuit


Lieux des festivités
O Patro Výš : 356 avenue du Mont-Royal Est
Théâtre du Nouveau Monde : 84 rue Ste-Catherine O.
Aux Écuries : 7285 rue Chabot


Toute la programmation au http://www.jamaislu.com



Source : Communications Valérie Grig







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