Communiqué



Musée des beaux-arts de Montréal

30 Novembre 2009 - Les invités du Musée des beaux-arts de Montréal
en 2010-2011
LOUIS C. TIFFANY, MILES DAVIS, OTTO DIX
LES EMPEREURS DE CHINE, JEAN PAUL GAULTIER
ET PIERRE DORION, MARTIN BEAUREGARD, DENIS GAGNON
Le Musée est ouvert plus que jamais pendant les travaux d’expansion.


La directrice et conservatrice en chef du Musée des beaux-arts de Montréal, Nathalie Bondil, a dévoilé aujourd’hui son programme des activités 2010-2011. « La programmation des expositions continue sur sa lancée, même si le Musée est en chantier d’expansion et de réinstallation de ses collections; nous restons ouverts au public pendant toute la durée des travaux. C’est un défi, mais pour nous, il est primordial de continuer d’offrir à notre public nos grandes expositions. La programmation 2010-2011 confirme la nouvelle ouverture sur la musique, la mode et les cultures non occidentales, tout en maintenant la gratuité d’accès aux expositions d’art contemporain pour soutenir la création. »


Un musée réinventé
En 2010-2011, le Musée sera entièrement réinventé. D’abord, en continuant de construire le futur pavillon d’art canadien et de restaurer la nef de l’église acquise par le Musée qui deviendra salle de concert, puis en imaginant un nouveau parcours pour toutes les collections du Musée. « Les trois axes forts de nos collections qui occuperont désormais chacun de nos pavillons offrant une meilleure visibilité à nos riches collections encyclopédiques » : l’art canadien et québécois dans le nouveau pavillon Claire et Marc Bourgie, les arts décoratifs et le design dans le pavillon Liliane et David M. Stewart, les beaux-arts dans le pavillon Jean-Noël Desmarais et les cultures du monde dans le pavillon Michal et Renata Hornstein. Trois importantes publications scientifiques sur les collections sont également en préparation pour une sortie en 2011, au moment où tous ces nouveaux projets seront dévoilés.


Un riche programme d’exposition
En 2010-2011, pendant les travaux de réaménagement, le Musée continuera d’offrir au public une riche programmation abordant le design tant dans les arts décoratifs (Tiffany) que dans le domaine de la mode (Jean Paul Gaultier), le regard incorruptible posé par un peintre allemand sur les désordres du monde (Otto Dix), le jazz (Miles Davis) qui s’inscrit dans la nouvelle dimension musicale du Musée, les trésors archéologiques de l’ancienne Chine avec, notamment la fameuse armée de soldats en terre cuite du premier empereur, et bien sûr plusieurs créateurs, Pierre Dorion, Martin Beauregard et Denis Gagnon, auront carte blanche dans le nouveau Carré d’art contemporain du Musée.


Le verre selon Tiffany : la couleur en fusion (Hiver- printemps 2010)
Les créations du maître verrier américain Louis Comfort Tiffany (1848-1933) inaugurent avec éclat le début de la programmation 2010 du Musée des beaux-arts de Montréal, dans une grande rétrospective qui rassemble quelque 180 oeuvres. Première exposition au Canada consacrée à cet artiste majeur, Le verre selon Tiffany : la couleur en fusion (12 février – 2 mai 2010) met l'accent sur la contribution exceptionnelle que Tiffany a apportée au design et à la technologie du verre en réunissant un large éventail de vases uniques aux formes organiques, une vaste sélection de lampes ornées de glycines, de libellules et de magnolias, quelques exemples de tableaux, de mosaïques, d’émaux et de bijoux, ainsi que des dessins originaux de ses ateliers et des photographies d’époque. Ces oeuvres sont prêtées par les plus grands musées internationaux, dont le Musée de l’Ermitage, le Musée d’Orsay, le Metropolitan Museum of Art de New York... Véritable tour de force en raison de sa complexité technique et logistique, cette exposition permettra également de découvrir ou de redécouvrir un magnifique ensemble de vitraux, d’une valeur patrimoniale et esthétique inestimable mais pourtant longtemps oublié. Installés dans l’église Erskine and American, désormais intégrée au Musée des beaux-arts de Montréal, ils ont été démontés et restaurés pour faire l’objet d’une présentation exceptionnelle dans cette rétrospective. Ce sera une occasion unique de voir ces vitraux monumentaux à hauteur des yeux avant qu’ils ne soient réinstallés dans la future salle de concert du Musée. Cette exposition s’inscrit tout à fait dans la thématique « Montréal, ville de verre 2010 ».

Une exposition conçue et produite par le Musée des beaux-arts de Montréal. Sa tournée est organisée en collaboration avec sVo – Musée du Luxembourg, Paris, et le Virginia Museum of Fine Arts, Richmond.


« We Want Miles ». Miles Davis : le jazz face à sa légende (Printemps-Été 2010)
La trompette du génial Miles Davis (1926-1991) résonne encore et exerce toujours la même fascination. « We Want Miles ». Miles Davis : le jazz face à sa légende (30 avril – 29 août 2010) est un hommage rendu par le Musée à l'un des plus grands musiciens du XXe siècle qui déclarait : « La musique est une peinture que l'on peut entendre, et la peinture est une musique que l'on peut voir ». Cette rétrospective multimédia retrace les temps forts de sa vie et de sa carrière, notamment ses mémorables concerts dans le cadre du Festival international de jazz de Montréal. Cette première incursion dans le domaine du jazz par le Musée des beaux-arts de Montréal s’inscrit dans la poursuite de l’exploration des liens entre les arts visuels et la musique, initiée avec Warhol Live et Imagine : la ballade pour la paix de John & Yoko. Outre des morceaux musicaux, des extraits de films et des documentaires, on verra des peintures et des dessins de Miles Davis, des clichés de grands maîtres de la photographie tels qu’Irving Penn et Annie Leibovitz, des costumes, des instruments de musique et des documents d’archives souvent inédits provenant de la famille de l’artiste. L’influence exercée par la musique et la personnalité hors du commun du musicien sur des artistes contemporains, tels que Mati Klarwein, Jean-Michel Basquiat et Niki de Saint-Phalle, sera aussi explorée.

Une exposition conçue par la Cité de la Musique, Paris, et organisée en collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal.


Otto Dix (Automne 2010)
Le début du XXe siècle est marqué par l’émergence de plusieurs courants artistiques dits « expressionnistes » qui cherchent à représenter des expériences, personnelles et protestataires, d’une manière formelle innovante. L’Allemand Otto Dix (1891-1969), qui participe aux deux guerres mondiales, est une figure centrale du mouvement de la Nouvelle Objectivité (Neue Sachlichkeit) qui s’attache à porter un regard réaliste, souvent acerbe, sur la société de la république de Weimar, en proie à un profond malaise et pessimisme. Otto Dix, comme nul autre de ses contemporains, scrute les corps et les âmes, et raconte l’effroyable réalité de la vie, aussi belle que tragique. Un constat qui le vouera aux gémonies par le régime nazi puisque son art sera considéré comme dégénéré, moqué, détruit et vendu. Otto Dix – Un monde effroyable et beau (24 septembre 2010 – 2 janvier 2011) est la première exposition de cette importance en Amérique du Nord consacrée à cet artiste qui continue de fasciner autant qu’il dérange. Cette présentation rassemblera plus de 200 oeuvres et documents historiques – dont le superbe Portrait de l’avocat Hugo Simons de la collection du Musée acquis de haute lutte par une mobilisation sans précédent – parmi les plus représentatives de son regard sans concession sur son époque.

L’exposition est organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal et la Neue Galerie de New York.


Chine. Les premiers empereurs (Hiver-Printemps 2011)

Avec cette exposition archéologique majeure, le public découvrira, du 11 février au 26 juin 2011, l’histoire de cette lointaine civilisation illustrée par plus de 300 oeuvres, grâce à la coopération exceptionnelle de la province du Shaanxi, puisqu’une quinzaine de musées sont prêteurs. Quatorze des célèbres statues en terre cuite, plus grandes que nature, de l’armée du premier empereur de la dynastie Qin, seront présentées : soldats et officiers aux côtés de rares fonctionnaires et acrobates, et même de chevaux. D’autres sculptures en bronze, récemment excavées, hérons et oies, ainsi qu’un nombre important de figurines funéraires et autres reliques inédites provenant de tombes impériales des empereurs Han, Gaozou et Jingdi seront exposées. De précieux témoignages de la vie matérielle et culturelle de la dynastie Zhou (1045-221 av. J.-C.), du premier empire Qin (221-206 av. J.-C.) et enfin de la dynastie des Han occidentaux (206 av. J.-C.-23 apr. J.-C.) retraceront près de mille ans de rites funéraires : récipients en bronze, figurines en céramique, ornements en jade, épées en or, éléments architecturaux et accessoires militaires… L’exposition apportera un éclairage sur la naissance d’une nouvelle cohésion culturelle et géopolitique qui imprègnera profondément la Chine pour les siècles à venir.
Cette exposition est organisée par le Musée royal de l’Ontario, en partenariat avec le Centre de promotion culturelle du patrimoine du Shaanxi, République populaire de Chine, avec la collaboration du Musée des beaux-arts de Montréal.


Jean Paul Gaultier (Été 2011)
Surnommé « l’enfant terrible » de la mode, Jean Paul Gaultier est incontestablement l’un des créateurs les plus importants de ces dernières décennies. Sa mode avant-gardiste a saisi très tôt les enjeux de la société contemporaine dans laquelle nous vivons. La planète mode de Jean Paul Gaultier. De la rue aux étoiles, du 17 juin au 2 octobre 2011, est la première rétrospective consacrée au couturier qui signe sa première collection de prêt-à-porter en 1976, puis fonde sa maison de haute couture en 1997. Curieux de toutes les cultures et contre-cultures, il s’empare de l’air du temps avec audace, proposant une esthétique multiculturelle empreinte d’humanisme : détournements, transgressions, métamorphoses, réinterprétations, métissages, il efface les frontières et revendique le droit à la différence, concevant ainsi une nouvelle manière de faire et de porter la mode. À l’occasion des 35 ans de mode de Jean Paul Gaultier, cette exposition multimédia proprement « hallucinante » explorera d’une manière nouvelle les liens privilégiés de ce créateur décomplexé et généreux avec la scène musicale pop/rock, le cinéma et la danse, et mettra en lumière ses sources d’inspiration – de la rue aux étoiles – aussi éclectiques qu’impertinentes.

Cette exposition est conçue et organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal avec le soutien de la maison Jean-Paul Gaultier.


Le Carré d’art contemporain (2010)
Avec le récent agrandissement des galeries d’art contemporain, le Musée ouvre une nouvelle série d’expositions dédiées à des artistes contemporains. Ces expositions seront gratuites en tout temps. Du 3 mars au 30 mai 2010, le Musée présentera une exposition du peintre montréalais Pierre Dorion. Pour sa toute première exposition dans un musée montréalais, et pour la première fois de sa carrière, l’artiste a choisi de présenter ses dernières toiles en lien avec les archives photographiques qui en sont la source. Aspect méconnu de l’oeuvre de Dorion, la photographie joue en effet un rôle crucial dans l’élaboration de son travail. Ce sera ensuite au tour de Martin Beauregard de présenter, du 17 juin au 19 septembre 2010, ses immenses photographies mesurant 3,50 m sur 8,50 m, Drive-End 2008-2009, qui racontent l’histoire de la déchéance d’un cinéparc en Abitibi. Il s’agit de la première exposition muséale de ce jeune artiste né en 1978. Enfin, à compter du 21 octobre 2010 jusqu’au 9 janvier 2011, à l’occasion du dixième anniversaire de sa carrière, le designer de mode Denis Gagnon présentera ses vêtements revisités par la scénographie de l’architecte Gilles Saucier.



Source : Catherine Guex







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