Communiqué



Scène Colombie-Britannique; Programation complète

26 Avril 2009 - Le Centre NA présente la programmation de la Scène Colombie-Britannique, un époustouflant festival multidisciplinaire qui se tiendra à Ottawa / Gatineau jusqu’au 3 mai. On peut maintenant se procurer des billets pour ce qui promet d’être le plus grand rassemblement d’artistes britanno-colombiens jamais vu en dehors de la province. La Scène CB réunit des artistes évoluant dans des disciplines aussi variées que la musique, le théâtre, la danse, les arts visuels et médiatiques, la littérature et les arts culinaires dans plus de 30 lieux de présentation de la région de la capitale nationale.
Nous vous invitons à consulter le document suivant afin de découvrir toute la programmation de la Scène CB. Pour obtenir de plus amples renseignements, y compris l’heure des activités et les billets, consultez http://www.scenecb.ca .



MUSIQUE CLASSIQUE et MUSIQUE DE CHAMBRE

Un orchestre symphonique de renommée internationale, 22 compositeurs de la C.-B., des frères virtuoses, un Jack Pine qui chante et un ensemble vocal de chambre sans chef de chœur.

La Scène CB est fière de présenter les oeuvres de quelques-uns des artistes les plus remarquables de la Colombie-Britannique - voire du pays - et celles de compositeurs émergents et chevronnés. Le public pourra entendre les oeuvres de talentueux compositeurs britanno colombiens de musique classique et de musique de chambre. Commandées par l’Orchestre du CNA et CBC Radio, celles-ci seront présentées en première mondiale à Ottawa. Parmi les compositeurs en vedette à la Scène CB, mentionnons : Murray Adaskin, Dorothy Chang, Stephen Chatman, Jean Coulthard, Iman Habibi, EHenderson, Veda Hille, François Houle, John Korsrud, Alexina Louie, David MacIntyre, Phil Nimmons, Jordan Nobles, Imant Raminsh, Bill Runge, Jeffrey Ryan, Rodney Sharman, Tobin Stokes, Brian Tate, Brad Turner et Leslie Uyeda.

Lauréat de prix Grammy et Juno, l’Orchestre symphonique de Vancouver, sous la baguette de Bramwell Tovey, maestro acclamé mondialement, donnera son premier concert au Centre national des Arts depuis 1976 (1er mai, Salle Southam du CNA - 20 h) Voici votre chance d’entendre le Prélude à l’après-midi d’un faune de Debussy, ainsi que l’électrisant Petrouchka de Stravinsky. Le programme de ce concert compte aussi une oeuvre intitulée The Linearity of Light du compositeur britanno-colombien Jeffrey Ryan, ancien compositeur en résidence de cet orchestre. Bramwell Tovey, musicien extrêmement polyvalent dont le talent a été couronné d’un prix Grammy, est connu à l’échelle mondiale autant pour sa profondeur artistique que pour son charme irrésistible. L’orchestre sera accompagné du jeune pianiste virtuose Avan Yu, qui interprétera la Rhapsodie sur un thème de Paganini de Rachmaninov. À l’âge de 14 ans, Avan Yu faisait des débuts salués par la critique et par ses pairs à l’Orchestre symphonique de Vancouver dans un récital qui présentait cette même pièce. Maintenant âgé de 20 ans, il se joint au VSO pour une tournée de l’Est canadien.
. Une causerie d’avant concert aura lieu à 19 h (en anglais).
. Présenté en collaboration avec l’Orchestre du CNA.


La Scène CB est heureuse d’offrir une programmation pour toute la famille. Jack Pine, un charmant opéra pour enfants, constitue une façon remarquable de faire découvrir cette forme d’art unique aux plus jeunes. Vancouver Opera in Schools présente la merveilleuse histoire de Jack Pine, cet arbre noueux et incompris des montagnes Rocheuses qui tente de faire sa place parmi les autres arbres.
(26 avril, Quatrième Salle du CNA - 13h30 et 15h30). Venez rencontrer le tenace Jack Pine et ses amis, qui explorent quelques-uns des mythes et des faits relatifs aux vastes forêts canadiennes. Ce captivant opéra jeune public (de la maternelle à la 7e année), d’une durée de 45 minutes, est inspiré du livre éponyme pour enfants de Christopher Patton. La musique et le livret, signés Veda Hille, sont interprétés par quatre talentueux chanteurs, Hiather Darnel-Kadonaga (soprano), Rose-Ellen Nichols (mezzosoprano), Adam Fisher (ténor) et Michael MacKinnon (basse), qu’accompagne la pianiste Andrea Wood. Destinée aux enfants et vouée aux causes environnementales, cette galopadeà travers les bois de l’Ouest canadien ravira toute la famille.

Quand ces deux frères unissent leur talent de pianiste, on voit jaillir les étincelles de l’amour fraternel. Fils chéris de Vancouver, Jon Kimura Parker et James Parker (29 avril, Salle Southam du CNA - 20 h) ont étudié le piano à la Vancouver Academy of Music et à l’Université de la Colombie-Britannique. Ils ont joué avec tous les grands orchestres canadiens. Interprète hautement charismatique, Jon Kimura est acclamé par la critique pour sa technique hors du commun et sa grande expressivité, de même que pour son sens de l’humour et son aisance sur scène. Lauréat de deux prix Juno, James est salué pour son travail avec le Gryphon Trio. Dans ce récital proposant les Danses symphoniques de Rachmaninov, ainsi que des oeuvres de Mozart et de la compositrice britanno-colombienne Alexina Louie, les deux pianistes ne manqueront pas de piquer votre curiosité, de vous impressionner et, bien évidemment, de vous divertir! Cette saison, l’Orchestre du CNA a choisi d’offrir sa toute première résidence d’artiste à Jon Kimura Parker afin de rendre hommage à ses multiples talents. Ce dernier est ainsi appelé à jouer un rôle important dans les concerts et programmes de médiation culturelle de l’Orchestre, ainsi que durant la Scène CB. Ce concert est enregistré par Espace musique, la radio musicale de Radio-Canada (102,5 FM à Ottawa / Gatineau) http://www.radiocanada.ca/espaceclassique.
. Une présentation de l’Orchestre du CNA.

musica intima (28 avril, Chapelle Rideau du Musée des beaux-arts du Canada - 12 h) est connu partout dans le monde pour ses concerts et enregistrements qui se démarquent par leur musicalité vibrante et novatrice. De petite taille - 12 chanteurs professionnels -, l’ensemble s’impose comme l’une des formations vocales les plus inspirantes d’Amérique du Nord. Il vous épatera par sa souplesse, par sa puissance et par l’émotion qui se dégage de ses interprétations. Fait plutôt unique et étonnant, les chanteurs arrivent à se passer d’un chef de choeur; en répétition, ils donnent libre cours à leurs idées tout en explorant leur propre créativité musicale et, en concert, ils captivent la foule grâce à une spontanéité et une fraîcheur dont ils ont le secret. Avec le concours du violoncelliste invité Ari Barnes, l’ensemble interprétera des oeuvres des compositeurs britanno colombiens Jordan Nobles, Stephen Chatman, Leslie Uyeda, Jeffrey Ryan, Jocelyn Morlock, Ed Henderson, Tobin Stokes, Brian Tate et David MacIntyre.

Considéré par plusieurs comme le meilleur clarinettiste du Canada, François Houle (27 avril, Chapelle Rideau du Musée des beaux-arts du Canada - 12 h) transcende, dans ses albums comme dans ses spectacles, les frontières du style qui sont traditionnellement associées à cet instrument, et ce, peu importe la sphère musicale dans laquelle il évolue : classique, jazz, musique nouvelle, improvisation, musique du monde. À titre d’improvisateur, il a développé un langage unique, virtuose et riche. En tant que soliste et chambriste, il a grandement contribué au répertoire de l’instrument en commandant des pièces à certains des compositeurs canadiens et étrangers les plus en vue, et en présentant en première plus d’une centaine d’oeuvres nouvelles pour clarinette. François Houle maîtrise chaque genre musical auquel il s’adonne, y injectant invariablement sa créativité manifeste, et charme les foules avec ses tonalités uniques et ses interprétations étonnantes. Dans ce récital où il est accompagné au piano par Jane Hayes, il propose un programme associant harmonieusement des oeuvres de Milhaud et de Piazzolla, ainsi que la création en première mondiale de sa pièce Aerials XIX.

À la voir et à l’entendre, on croirait que Simone Osborne est née diva (1er mai, Chapelle Rideau du Musée des beaux-arts du Canada - 12 h). L’an dernier, la cantatrice de 22 ans a fait des débuts fracassants en remportant le premier prix aux prestigieuses auditions du conseil national du Metropolitan Opera à New York, un exploit jamais réalisé par quelqu’un d’aussi jeune. Anthony Tommasini, critique musical au New York Times, a salué ainsi son talent : « elle a un son doux et clair, un phrasé souple, et elle tient les hautes notes avec brio. » Quelques mois plus tard, elle remportait ex æquo le premier prix au Concours de la Marilyn Horne Foundation à Santa Barbara. Sollicitée de toutes parts, elle est en voie de devenir la nouvelle sensation du milieu lyrique international. La pianiste Andrea Grant l’accompagnera dans un récital mettant au programme les Brentano Lieder de Richard Strauss, une sélection de chants français de Liszt et une nouvelle oeuvre du jeune compositeur britanno colombien Iman Habibi, présentée en première mondiale.

L’Orchestre du Centre national des Arts (OCNA) célèbre l’effervescente créativité de la côte Ouest en proposant un concert intitulé Panorama musical, présenté dans le cadre de la troisième édition annuelle du festival eXpressions du CNA (30 avril, Salle Southam du CNA - 20 h). L’OCNA interprétera des oeuvres de compositeurs de la C.-B., avec le concours des violonistes Jonathan Crow et Karl Stobbe. Alain Trudel, chef titulaire du National Broadcast Orchestra, de Vancouver, dirigera ce concert mettant au programme des oeuvres de Jocelyn Morlock et Douglas Smith commandées par l’OCNA et CBC Radio, présentées en première mondiale, ainsi que des pièces de Rodney Sharman et Benjamin Britten. Présenté par l’OCNA, le concert sera enregistré par CBC Radio 2. Entrée libre.

Avec Hard Rubber Orchestra, préparez-vous à une musique imprévisible qui n’a pas froid aux yeux! (2 mai, Dominion-Chalmers United Church - 20 h). Le festival eXpressions du CNA propose un concert de l’énergique ensemble britanno colombien, que l’on a qualifié de « Godzilla de la scène jazz vancouvéroise ». Cet orchestre d’active jazz et de musique nouvelle est composé de 18 musiciens des plus branchés de Vancouver. Il a effectué des tournées européennes et canadiennes, a lancé deux albums et a reçu la plus prestigieuse distinction canadienne des arts de la scène, le Prix Alcan des arts de la scène. Le compositeur, chef d’orchestre et trompettiste John Korsrud dirige ce brillant ensemble postmoderne. Le programme réunit trois oeuvres de Korsrud et des compositions des artistes britanno-colombiens Bill Runge et Brad Turner. Présenté en collaboration avec l’Orchestre du CNA. Entrée libre.

Présenté dans le cadre de la populaire série Musique pour un dimanche après-midi du CNA, ce concert aura une saveur toute britanno colombienne (26 avril, Auditorium du Musée des beaux-arts du Canada - 14 h). Jonathan Crow, violoniste originaire de Prince George, et James Parker, pianiste chambriste de renom, partageront la scène avec plusieurs musiciens de l’Orchestre du CNA qui ont des racines dans la province la plus à l’ouest du pays. On entendra Joanna G’froerer (flûte), Camille Churchfield (flûte), Kimball Sykes (clarinette) et Christopher Millard (basson) dans des oeuvres des compositeurs britanno colombiens Jean Coulthard, Stephen Chatman, Murray Adaskin, Alexina Louie, Phil Nimmons et Dorothy Chang. Le concert est enregistré par CBC Radio 2.



BLUES, FOLK/ROOTS, JAZZ, ROCK/POP, MUSIQUE DU MONDE

Du blues au jazz en passant par le rock et tout le reste, la musique contemporaine de la Scène CB offre un monde de possibilités.

Dans le merveilleux monde de la musique contemporaine de la C.-B., tout est possible! Des légendes folk Valdy et Shari Ulrich aux riffs métal de BISON b.c. , en passant par la voix sensuelle de Diana Krall, le blues de Ndidi Onukwulu et le poétique spoken word de Tons of Fun University (alias T.O.F.U.), vous en aurez plein la vue!


BLUES

Deux remarquables interprètes de blues s’emparent de la Scène CB. Du boogie-woogie carabiné qui vous emporte dans son sillon - voilà ce qu’offre Kenny « Blues Boss » Wayne, dont le son original rend hommage aux grands du rock n’ roll et du blues (2 mai, The Rainbow - 21 h 30). Évoquez Fats Waller et Johnnie Johnson : vous aurez une bonne idée de ce qui vous attend en compagnie de ce grand pianiste de blues contemporain échauffé.


FOLK/ROOTS

Amoureux de musique folk, faites-vous plaisir en assistant à un spectacle réunissant Veda Hille et Penny Lang (26 avril, Irving Greenberg Theatre Centre - 20 h). Hille a été acclamée comme « une des musiciennes les plus authentiques et innovatrices au Canada ». Elle allie jazz, pop et piano classique à des paroles retentissantes et intelligentes qui témoignent d’un talent de conteuse hors pair. En quarante ans, Lang est passée d’artiste se produisant dans les petits cafés de Montréal, sa ville natale, à une véritable icône de la musique folklorique canadienne qui sait comme nulle autre rapprocher le public. Découvrez ces deux fascinantes artistes dans une soirée intime de musique acoustique présentée en collaboration avec l’Ottawa Folk Festival Waves Series.

La Scène CB est fière de présenter Légendes musicale de la Colombie-Britannique, une soirée inoubliable qui réunit certains des plus grands noms de la province (1er mai, Théâtre Centrepointe - 20 h). Animée par l’icône de la musique folk canadienne Valdy, la soirée mettra en vedette l’auteur-compositeur-interprète Barney Bentall, le vieux routier de la chanson blues de 87 ans Leon Bibb, la légende folk Ferron, l’auteur-compositeur-interprète Roy Forbes, l’ex-tête d’affiche du populaire groupe Irish Rovers Will Millar et Shari Ulrich, de la formation folk appréciée des années 1970 Pied Pumkin.

Si vous avez besoin d’une bonne dose de bluegrass, venez voir Bluegrass Spectacular avec John Reischman & the Jaybirds et Hungry Hill (2 mai, Bibliothèque et Archives Canada - 20 h). Après des années de tournées européennes et nord-américaines, quatre albums salués par la critique, deux nominations aux prix Juno et deux aux Prix de musique folk canadienne, il n’est pas étonnant que John Reischman & The Jaybirds fasse encore des vagues! Hungry Hill est un ensemble bluegrass acoustique contemporain proposant une musique novatrice qui demeure néanmoins fidèle au bluegrass traditionnel et à la musique d’antan. Le groupe interprétera des chansons du célèbre trio d’auteurs-compositeurs formé de Jenny Lester, Bob Hamilton et Mark Thibeault, qui seront également sur scène.

Originaire de la Colombie-Britannique, James Hill (3 mai, Musée canadien des civilisations - 16 h) est le « Wayne Gretzky du ukulélé », dit Stuart McLean, animateur de l’émission The Vinyl Cafe, diffusée à CBC Radio. Guitare à quatre cordes au son distinctif utilisée surtout à Hawaï, le ukulélé est aujourd’hui l’un des instruments les plus branchés au Canada grâce à James et à sa contribution à la musique folk. Il donnera un spectacle en compagnie de la violoncelliste Anne Davison, lequel est présenté en collaboration avec le Musée canadien des civilisations et l’Ottawa Folk Festival. Hill participera également à une fin de semaine d’activités récréatives et éducatives dont un concert gratuit et un atelier de fabrication de ukulélé.

Activités présentées en collaboration avec le Musée canadien des civilisations et l’Ottawa Folk Festival (Ateliers : 2 mai - 14h | 3 mai - 14h et de 13h à 16h | Concert : 3 mai - Musée canadien des civilisations - 16 h). Cette édition du cercle de la chanson, présentée dans le cadre de la Scène CB, met en relief certains des meilleurs auteurs-compositeurs et interprètes de la communauté artistique


JAZZ

Depuis la parution de son premier album, Stepping Out, en 1993, le nom de Diana Krall est devenu synonyme d’excellence musicale (2-3 mai, Salle Southam du CNA - 20 h). Avec ses interprétations envoûtantes des grandes oeuvres du répertoire jazz, cette artiste originaire de la Colombie-Britannique s’est imposée internationalement au rang des musiciens les plus admirés et acclamés au monde. Ses prestations aux côtés de superstars de la scène jazz, tels Ray Charles et Tony Bennett, ont comblé un fossé pour créer une toute nouvelle génération d’amateurs de jazz, et ce, à travers le monde. Avec sa voix sensuelle et ses somptueux arrangements, Mme Krall a su séduire tant les inconditionnels du jazz que les amateurs d’autres genres musicaux. Outre ses prestations somptueuses et vivifiantes des standards du jazz, elle apporte de nouvelles couleurs aux classiques du répertoire contemporain. Qu’elle soit seule sur scène, assurant son propre accompagnement au piano, ou entourée d’un orchestre, le talent et le style engageants de Diana Krall sont indéniables et les auditoires qui ont le bonheur de vivre une soirée sous le charme de sa voix et de sa musique conservent longtemps le souvenir de cette expérience.

La Scène CB mettra également en vedette Brad Turner Quartet, Phil Dwyer et le Jodi Proznick Quartet lors d’une soirée spectaculaire intitulée Les étoiles jazz de la C.-B. (30 avril, Bibliothèque et Archives Canada - 20 h). Salué par le Globe and Mail comme « un heureux mélange de Miles Davis, Herbie Hancock et Keith Jarrett », le talent phénoménal du trompettiste, pianiste, batteur et compositeur Brad Turner, doublement primé aux Juno, fait de lui un des musiciens les plus convoités au Canada. Au quartette de Turner se joint le compositeur, arrangeur, directeur musical, saxophoniste et pianiste aussi doué qu’intuitif Phil Dwyer, qui s’est produit avec tous les grands noms du jazz, depuis Aretha Franklin jusqu’à Ingrid Jensen, Dave Holland, Kenny Wheeler et autres. Le quartette Jodi Proznick, ensemble primé, ouvrira cette soirée sans pareille de jazz britanno colombien. Cette formation intense, entraînante et très interactive est menée par la contrebassiste Jodi Proznick, couronnée bassiste de l’année aux National Jazz Awards de 2008.

Deux des meilleurs artistes jazz de la côte Ouest, la chanteuse Kate Hammett-Vaughan et le guitariste Bill Coon, se retrouvent dans le cadre de la Scène CB après avoir collaboré à un album (1er mai, Café Paradiso - 21 h 30). Citée à trois reprises aux prix Juno, la chanteuse est connue pour son style très personnalisé et expressif, qui témoigne de l’étendue de ses intérêts musicaux - lesquels englobent tant les balades que les groove rythmés et les improvisations audacieuses. Lui aussi cité aux prix Juno, Bill Coon est un des plus grands guitaristes jazz du Canada. Ses accompagnements swing d’une belle sensibilité attestent de l’oreille fine de l’arrangeur; sous ses doigts, l’histoire entière de la guitare jazz se déploie.

Le Globe and Mail qualifie le saxophoniste et pianiste Mike Allen, de la C.-B., d’« improvisateur mélodique hors pair » (2 mai, Café Paradiso - 20 h). Figure incontournable du jazz canadien, l’artiste a vu son CD Love One Another consacré « meilleur album jazz canadien » en 2005 par l’Ottawa Citizen. S’inscrivant dans la tradition des célèbres groupes dirigés par un saxophoniste, comme Sonny Rollins, John Coltrane et Ornette Coleman, le quartette composé en outre de Miles Black (piano), d’Adam Thomas (basse) et de Julian MacDonough (batterie) joue des oeuvres originales et des standards du jazz, notamment des pièces lyriques et du blues enlevant, avec une intensité authentique.



ROCK/POP

Établi à Victoria, le groupe Jon and Roy est formé de Jon Middleton, Roy Vizer et, depuis peu, de Ryan Tonelli (29 avril, Quatrième Salle du CNA - 20 h). Aux compositions musicales de Jon viennent s’ajouter la contrebasse de Ryan et ses tons riches, ainsi que les percussions de Roy, qui transforment les oeuvres folkloriques en pièces groovy. Ce groupe décontracté, constamment poussé par son public sans cesse croissant, crée une musique folklorique acoustique fort appréciée au Royaume-Uni comme au Canada, où il a tourné avec quantité de grands noms, dont Buck 65.

Enfant chéri du rock indépendant, Mother Mother fait sensation grâce à son approche originale de la musique pop-rock moderne (en spectacle avec Miss Emily Brown (1er mai, Le Mouton noir - 21 h). Son deuxième album, « O My Heart », s’est hissé au troisième rang du palmarès iTunes 2008, et la pièce Body of Years a été nommée « meilleure interprétation vocale » de l’année par les auditeurs de CBC Radio 3. Les antécédents jazz et folk de Miss Emily Brown, combinés à sa passion pour la musique électronique et l’improvisation, donnent à ses prestations une touche particulièrement novatrice. Music-Box, autoharpe, guitare et piano accompagnent sa voix ensorcelante.

Le groupe vancouvérois You Say Party! We Say Die! tente de conquérir le monde à sa façon, accompagné de synthétiseurs et de rythmes qui s’entrechoquent avec frénésie et intelligence, et d’un chanteur, Becky Ninkovic, à la « voix qui hurle et ulule » en spectacle avec Immaculate Machine et Japandroids (2 mai, babylon - 21 h). Jouissant d’une solide réputation internationale grâce à des chansons amusantes, grisantes et dansantes qui interpellent le public, YSP! WSD! s’impose comme un groupe de dance-punk déjanté digne du nouveau millénaire. Il partage la scène avec un groupe de rock indépendant de Victoria, Immaculate Machine, solide trio qui fait des harmonies et s’époumone d’une voix éraillée sur fond de percussions éclatantes, de claviers accrocheurs et de guitare électrique. La soirée démarrera en trombe avec le duo Japandroids de Vancouver, qui enfonce la pédale avec des hymnes de rock garage distorsionnés sur le thème de la jeunesse qui s’enfuit.



MUSIQUE DU MONDE

Lauréat du prix Juno 2008 pour le meilleur album de musique du monde, l’auteur-compositeur-interprète Alex Cuba est connu pour ses ballades, ses mélodies pop-soul et ses accords rock qui viennent subtilement renouveler la musique cubaine, tout en déversant leur lot de rythmes latins et de sensualité basanée (2 mai, Harold Shenkman Hall - 20 h). Ce Canadien d’origine cubaine rejette le carcan de la tradition, préférant de loin sa vieille Gibson au sencerro (cloche de vache). Alex crée un son interculturel de plus en plus apprécié au pays, à l’image du périple qui l’a mené jusqu’en Colombie-Britannique, où il s’est établi à Smithers. Maître des ritmos brasilieros, guitariste virtuose et percussionniste incroyable, Celso Machado enchante son public avec un subtil mélange d’inspiration musicale, de rythmes irrésistibles et de folie songée (26 avril, Le Mouton noir - 16 h). Sur scène, Celso accueillera le grand percussionniste Sal Ferreras, lequel travaille dans plusieurs sphères de l’industrie musicale canadienne et s’adonne à divers genres, dont la musique classique, la musique du monde, le jazz, la pop et la musique latine. Se joindra à eux le remarquable John Reischman, un des grands maîtres mandolinistes et compositeurs de musique acoustique, qui rehaussera encore d’un cran cet après-midi de sublime musique du monde par son style et son ton impeccables.

Qu’il s’agisse de la beauté torride des pièces classiques jadis jouées à la cour impériale ou de créations contemporaines avant-gardistes, la passion ardente de Mei Han and Red Chamber transparaît dans chaque note (29 avril, Bibliothèque et Archives Canada - 20 h). Cette formation vancouvéroise chevauche le traditionnel et le contemporain pour proposer des pièces pour ensembles à cordes pincées rarement jouées dans le monde occidental, ainsi que du bluegrass, du folk et du jazz fusion. Mené par Mei Han, la virtuose du zheng (cithare) connue pour s’être radicalement éloignée des sentiers battus du zheng traditionnel, l’ensemble Red Chamber puise dans le répertoire pour instruments à cordes pincées, auquel il donne une couleur singulière. L’Orient et l’Occident se rencontrent à Ottawa dans ce concert où les musiciennes du groupe seront accompagnées par le mandoliniste John Reischman (The Jaybirds), dont on connaît le goût et le ton exquis ainsi que le prodigieux talent. Présenté en collaboration avec l’Ottawa Asian Heritage Month Society.

Tspoon, réputé DJ de la côte Ouest, et Delhi 2 Dublin, groupe de musique fusion de renommée internationale, nous font découvrir la torride scène musicale sud-asiatique de la Colombie-Britannique (2 mai, Quatrième Salle du CNA - 20 h). DJ Tspoon est connu pour ses mixages de notes funk, hip-hop, électro, bollywood et bhangra, cocktail épicé de rythmes qui invitent à la danse. Groupe de musique du monde parmi les plus en vue au Canada, Delhi 2 Dublin se produit partout en Amérique du Nord. Il joue une musique celtique punjabi électronique, avec accompagnement sur scène au violon, dhol, tabla, sitar, sans oublier du chant en punjabi. Ses compositions ont fait sensation sur les radios et dans les boîtes de nuit du monde entier. Présenté en collaboration avec l’Ottawa Asian Heritage Month Society.

Les réputés musiciens de l’Orchid Ensemble unissent leur talent aux membres de Moving Dragon, Chengxin Wei (chorégraphe et danseur) et Jessica Jone (danseuse), afin de présenter un spectacle alliant sublimement la danse, la musique et l’art multimédia (28 avril, Studio du CNA - 20 h). S’inspirant de véritables histoires tirées d’entrevues personnelles et d’archives, Triaspora aborde le thème de l’immigration des Chinois au Canada au moyen d’une chorégraphie magnifique, d’une instrumentation éclectique et virtuose et d’art multimédia étonnant. Amalgamant les traditions asiatiques à l’expression contemporaine, ces remarquables artistes créent un mélange grisant de style, de mouvement et de son. Moving Dragon ponctue la danse contemporaine de la pensée et du mouvement chinois. L’Orchid Ensemble interprétera des oeuvres créées par les compositeurs britanno-colombiens Jin Zhang, Mark Armanini et Ya-wen Wang avec des instruments de musique traditionnels chinois et des percussions occidentales. Les artistes en arts médiatiques Kenneth Newby et Aleksandra Dulic animeront l’espace avec une exposition interactive multimédia. Chengxin Wei a reçu la Bourse-prestige David Leighton pour les arts 2009. Présenté en collaboration avec l’Ottawa Asian Heritage Month Society.



ARTS VISUELS ET MÉDIATIQUES

La Scène CB a collaboré avec des galeries d’art de la C.-B. et d’Ottawa afin d’offrir aux passionnés d’art une vitrine exceptionnelle sur les arts visuels et médiatiques de la province la plus à l’ouest. Des magnifiques mâts totémiques sculptés par Jim Hart jusqu’à Little Distillery in Nowgong, une exposition multidisciplinaire organisée par Centre A qui réunit littérature et arts visuels, les artistes et les installations mettent en lumière de manière fascinante l’impact que le paysage et la culture ont sur la création artistique. La Scène CB est fière de présenter des expositions organisées par des organismes d’Ottawa et de la C.-B. qui seront présentées dans des galeries d’ici et de la côte Ouest : AXENÉO7, la Banque d’oeuvres d’art du Conseil des Arts du Canada, le Musée canadien des civilisations, le Musée canadien de la photographie contemporaine, la Galerie d’art de l’Université Carleton, la Galerie d’art de l’hôtel de ville, le Club SAW, DAÏMÕN, la Galerie Firestone, la Galerie 101, la Grunt Gallery, The Independent Filmmakers Cooperative Ottawa (IFCO), l’Office national du film du Canada, le Musée des beaux-arts du Canada, la Galerie d’art d’Ottawa, la PAARC - Pacific Association of Artist Run Centres, la Galerie SAW, SAW Video, la Vancouver Art Gallery et le Vancouver International Film Festival.

Membre de la tribu Dzawada’enuxw de la Première nation Kwakwaka’wakw, Marianne Nicolson s’est fait connaître en 1998 lorsqu’elle a escaladé une paroi rocheuse à Kingcome Inlet pour y peindre un pictogramme de 28 pi sur 38 pi - une première dans le fjord depuis plus de soixante ans - qui souligne le dynamisme perpétuel de son village ancestral, Gwa’yi. Tout aussi monumentale, la nouvelle création in situ de Nicolson transforme de manière originale la façade ouest du Centre des conférences du gouvernement en une maison de culte de la côte du Nord-Ouest. Avec un éclairage à haute puissance, l’artiste projettera une image de façade de maison et de mâts totémiques sur le devant de l’édifice, tous les soirs, du crépuscule jusqu’à 23 h. Sa façade ainsi altérée, l’immeuble devient lui-même un lieu d’échanges culturels dont le rôle transformateur est mis en valeur, qui se veut un commentaire sur le rôle historique du site, là où se sont déroulées, dans les années 1980, des conférences des premiers ministres qui ont abouti à l’échec des négociations sur le droit à l’autonomie gouvernementale des autochtones. L’artiste décrit l’oeuvre comme une réaffirmation positive et symbolique d’une culture auparavant proscrite par le gouvernement canadien; une oeuvre qui témoigne du dynamisme des cultures autochtones, de leur rapport à la nature et de la bataille menée pour assurer leur survie. Cette oeuvre a été commandée et présentée pour la toute première fois par la Vancouver Art Gallery en 2008. Présenté en collaboration avec la Commission de la capitale nationale.

À la recherche de nouveaux horizons. Le voyage comme existence. La société industrielle peut-elle réellement comprendre la vie des nomades? Nomades, voilà justement le titre de cette exposition du Musée des beaux-arts du Canada qui propose des oeuvres d’artistes vancouvérois dont les thématiques explorent le nomadisme, cette pratique d’aller d’un endroit à l’autre sans jamais s’établir de façon permanente. À travers les pièces de Gareth Moore, Geoffrey Farmer, Myfanwy MacLeod, Hadley + Maxwell et Althea Thauberger, l’exposition module nos attentes relativement aux objets d’art et remet en question les notions préconçues sur la paternité et l’authenticité des oeuvres, ainsi que sur les expositions muséales.

Le Musée compte également dans ses collections des oeuvres d’artistes de la C.-B. tels Rodney Graham, Ian Wallace, Vikky Alexander et Lawrence Paul Yuxweluptun, qui font partie de la Collection du Musée des beaux-arts du Canada. Leurs oeuvres seront à l’affiche pendant la Scène CB.

Le photographe Scott McFarland crée des images exigeantes qui dépeignent la nature, manipulée pour refléter la volonté et le désir humains. Subtile, son oeuvre suscite la réflexion; elle a été présentée dans plusieurs galeries en vue, dont la Monte Clark Gallery de Vancouver, la Union Gallery de Londres et les Regen Projects à Los Angeles. Toujours prêt à explorer des sujets inhabituels, McFarland a produit une oeuvre majeure centrée sur la complexité des jardins vancouvérois. D’une part, les photographies témoignent d’un état d’harmonie et de tranquillité; de l’autre, l’effet global semble artificiel. Le travail de McFarland met l’accent sur l’équilibre précaire entre les mondes humain et naturel, et sur le rapport du photographe à la réalité, qui est à la fois vrai et fabriqué. *En raison des travaux majeurs de construction, toutes les expositions du Musée canadien de la photographie contemporaine ont lieu au Musée des beaux-arts du Canada.

Métisser les disciplines artistiques et dépasser les attentes. Centre A – Vancouver International Centre for Contemporary Asian Art présente à la Galerie d’art de l’hôtel de ville une exposition unique qui allie les arts littéraires et visuels. Cette initiative multimédia interdisciplinaire tire son inspiration du roman d’Ashok Mathur, A Little Distillery in Nowgong, qui explore le contexte politique et l’histoire de la migration d’une famille parsi fictive qui quitte l’Inde pour s’établir en Amérique du Nord. En plus de l’oeuvre de performance créée par David H. Bateman, l’installation comprend des pièces inimitables de deux artistes vancouvérois : des vases en céramique de Brendan Tang et des photographies numériques grand format de Diyan Achjadi. Les pièces de l’installation créent un espace de réalité qui permettra au public d’habiter cette forme narrative et de passer des mots aux images qui illustrent un monde postcolonial.

Le Bureau du secrétaire de la gouverneure générale, en association avec l’Emily Carr University of Art and Design (ECUAD) , présente à Rideau Hall les oeuvres de 15 jeunes artistes de la Colombie-Britannique. L’exposition intitulée Esprit du lieu réunit des oeuvres qui reflètent la vision et la créativité d’artistes âgés entre 6 et 16 ans. Chapeautés par des artistes établis ou des anciens de l’ECUAD, ces jeunes ont créé des oeuvres qui mettent en lumière les caractéristiques, les paysages et l’âme de leur région, ainsi que les thèmes majeurs des Jeux olympiques, soit le sport, la culture et la durabilité. À travers l’imagination et l’art, ce projet a permis à des jeunes du Canada et du monde entier de tisser entre eux des liens en rapport avec les Jeux olympiques d’hiver de 2010. Fondée en 1925, l’Emily Carr University of Art and Design (ecuad.ca) est l’une des grandes universités canadiennes et la seule en Colombie- Britannique qui soit exclusivement vouée à l’éducation professionnelle dans les arts, les médias et le design. Renseignements à http://www.gg.ca .

Michael Nicoll Yahgulanaas s’intéresse aux cultures - colonisatrices et colonisées - et à la façon dont celles-ci sont façonnées par les collections. Cette réflexion a mené à la création de Pedal to the Meddle, oeuvre singulière où un canot conçu par Bill Reid en 1985 est placé à la renverse sur le toit d’une Pontiac Firefly reconvertie et recouverte d’un mélange de peinture noire et de poussière d’argilite. Yahgulanaas aime créer des situations dans lesquelles le public est confronté au familier et les stéréotypes ambiants sont remis en question. Pontiac est d’abord le nom d’un chef amérindien de la nation des Outaouais (XVIIIe siècle), célèbre pour avoir combattu contre l’occupation britannique de la région des Grands Lacs. La guerre de Pontiac (1763-1766) est la résistance la plus fructueuse des Premières nations contre l’invasion européenne.

L’oeuvre Pedal to the Meddle est ponctuée de manga haïda, un style pop-graphique aujourd’hui reconnu comme une véritable forme d’expression artistique et qui a fait la renommée de Yahgulanaas. Le manga haïda amalgame les récits et les formes graphiques haïda avec le manga des bandes dessinées asiatiques. C’est un langage imagé constitué de mâts totémiques qui se métamorphosent en panneaux onduleux remplis de symboles contemporains.

Pièce maîtresse du Musée canadien des civilisations, la Grande Galerie abrite une exposition permanente consacrée à la culture et à l’histoire des Amérindiens de la côte Pacifique canadienne. Six maisons et des mâts totémiques reflétant le style architectural de six cultures amérindiennes y ont été aménagés. L’exposition regroupe de magnifiques oeuvres, notamment une sculpture de bronze recouverte d’une couche en or de Robert Davidson, intitulée Raven Bringing Light to the World, et le moule en plâtre d’une sculpture créée par le réputé artiste haïda Bill Reid, L’Esprit de haïda Gwaii, dont on peut voir l’illustration sur le billet de banque canadien de 20 dollars. La Grande Galerie réunit des oeuvres créées par des artistes de la C.-B., notamment Ron Hamilton, Glenn Tallio, Jim Hart, Beau Dick et Richard Hunt. Le Musée comprend également la salle des Premiers Peuples, qui se consacre à l’histoire et aux réalisations des peuples autochtones du Canada, ainsi que la très populaire salle du Canada, qui propose aux visiteurs un voyage de 1000 ans d’histoire à travers les régions du Canada.

Bleue comme une orange est une exposition collective de sculptures et d’installations créées par des artistes de la Colombie-Britannique. Inspirés par le célèbre poème La terre est bleue comme une orange du poète surréaliste Paul Éluard, les artistes explorent la transformation des matières et des objets du quotidien pour mettre en lumière les pratiques surréalistes et post-minimalistes, y compris la juxtaposition, le « ready-made » assisté et les accumulations. L’exposition regroupe des oeuvres des talentueux artistes Samuel Roy-Bois, Brendan Tang, Sonny Assu, Lucy Pullen, Rhonda Weppler et Trevor Mahovsky.

Visitez la Galerie d’art d’Ottawa pour découvrir les oeuvres de ces artistes formidables! Inspirés par l’architecture moderne vancouvéroise en plein essor, les peintres de l’Ouest canadien ont adopté la peinture abstraite durant les années 1950 et 1960. Tout comme les expressionnistes abstraits américains, ils ont cherché à exprimer l’inconscient subjectif et à se démarquer en créant des tableaux abstraits de paysages ambiants ou des oeuvres figuratives. Cette exposition intitulée Le Dynamisme du rythme regroupe des créations d’artistes de choix qui ont marqué l’école régionale de l’Ouest canadien : Peter Aspell, B.C. Binning, Lawren S. Harris, Don Jarvis, Toni Onley, Jack Shadbolt, Gordon Smith et Takao Tanabe. Ne ratez pas cette exposition organisée dans le cadre de la Scène CB, qui réunit des oeuvres de la Collection Firestone d’art canadien.

Parmi les générations d’artistes des Premières nations, il existe un fossé entre les artistes établis qui emploient l’imagerie traditionnelle et contemporaine et ceux de la jeune génération qui sont influencés par la culture hip-hop. Carburant au rap, au graffiti et à la bédé, la relève oppose la culture des jeunes à l’identité autochtone de manière surprenante et novatrice. Cette initiative reflète l’influence croissante des cultures urbaines sur les collectivités traditionnelles. L’exposition et le site Web nous font découvrir la culture, la musique et l’art qui caractérise ces collectivités - une fusion entre la tradition et le postmodernisme. Le site Web documente le développement de Rythme d’une nation : le hip-hop comme culture autochtone au cours des douze dernières années et met en lumière les artistes, les producteurs média et les musiciens qui ont porté cette oeuvre à l’avant-plan. Exposition organisée et mise en tournée par la grunt gallery de Vancouver et présentée par la Galerie SAW et la Scène CB.

SAW Vidéo est heureux d’accueillir Paul Wong, pionnier et chef de file de l’art vidéo au Canada. Témoin engagé refusant les conventions, d’une curiosité vorace et d’une intégrité irréprochable, Wong crée des oeuvres à l’énergie brute et au regard provocateur. Abordant des thèmes comme l’identité, la mémoire et la mort, il remet en question les idéaux contemporains de beauté et de sexualité et met en lumière des sujets souvent tenus dans l’obscurité. Paul Wong participera à une causerie, donnera un atelier de maître et présentera des vidéosportraits récentes. Ces créations surprenantes portent notamment sur la transformation d’un quartier (Set Fire), une rencontre entre trois hommes (Chelsea Hotel), un autoportrait effréné créé en 24 heures (Perfect Day) et, comme oeuvre centrale, un poignant documentaire sur un brillant crackoïnomane dont la vie est à l’image de sa maison incendiée qu’il a récemment vendue pour un demi-million de dollars (EASTVAN John).

Installation de collaboration, Neighbours a comme point de départ l’intérêt commun de 2 artistes pour la disparition de l’animal dans le monde « vivant » du cinéma (ou même l’image numérique et l’usage qu’on en fait en publicité). Certaines races d’animaux se sont éteintes, d’autres se sont acclimatées aux nouvelles conditions environnementales, souvent en s’hybridant et en s’adaptant à un environnement et à une économie en perpétuel changement (conquête de territoires, etc.). Marina Roy travaille à une nouvelle oeuvre vidéo qui amalgame des images d’animaux tirées de vieux films avec des extraits récents, en format super-8 et en noir et blanc, montrant des animaux dans des espaces domestiques et au zoo.

Abbas Akhavan élabore quant à lui une série d’installations sonores. Disposées à l’intérieur et à l’extérieur de la galerie, les oeuvres acoustiques sont composées de divers sons d’animaux et entretiennent un dialogue avec les films silencieux de Roy - ici, le son devient une allégorie numérique. Créée par Marina Roy et Abbas Akhavan, Neighbours résulte d’un dialogue, et non d’une collaboration, qui s’est déroulé au VIVO Media Arts Centre en octobre 2008. L’exposition témoigne de leur intérêt pour les questions relatives à la vie domestique, à l’espace urbain, au droit de propriété et à la relation toujours changeante entre les mondes humain et naturel. En collaboration avec VIVO MEDIA ARTS CENTRE (Vancouver).

L’exposition Division transcontinentale est le fruit d’une collaboration entre deux centres d’artistes autogérés, la Galerie 101 d’Ottawa et la Helen Pitt Gallery de Vancouver. Cinq artistes de la Colombie-Britannique - Raymond Boisjoly, Steven Hubert, Sara Mameni, Isabelle Pauwels et Ron Tran - et cinq d’Ottawa - Karina Bergmans, Jen Cook, Roy Lu, Minh Nguyen et Stephan Thompson - échangent des idées et font équipe pour présenter, dans les deux galeries, une exposition qui témoigne de la mission d’un centre d’artistes autogéré, celle d’être un lieu d’expérimentation où les pratiques artistiques émergentes et variées sont encouragées. L’exposition est organisée par les conservateurs Paul Kajander et Leanne L’Hirondelle.

L’artiste peintre Sandra Meigs affirme que « le monde est étrange, très étrange ». Dans le cadre de la Scène CB, la Galerie d’art de l’Université Carleton présente une exposition d’oeuvres nouvelles de cette étonnante artiste de Victoria. Ses peintures grand format d’intérieurs architecturaux explorent la relation entre la conscience et le sujet. Le titre de l’exposition fait référence à l’idée que le monde extérieur à l’esprit et le monde subjectif du « moi » sont unis et forment une « boucle étrange », comme l’image que nous nous faisons de la conscience. Sandra Meigs aborde son sujet avec l’approche gestaltiste, laquelle a marqué toute l’oeuvre de son impressionnante carrière.




BANQUE D’OEUVRES D’ART DU CONSEIL DES ARTS DU CANADA
Célébration des arts de la C.-B. à la Mezzanine du CNA


Les expositions de plus en plus expérimentales de Sandra Meigs depuis le milieu des années 1980 ont fait d’elle une artiste canadienne en vue. Le caractère enjoué de la forme et du contenu de ses oeuvres dissimule une maturité émotionnelle et esthétique ainsi qu’une relation avec l’inconscient.

Jayce Salloum est un artiste multimédia bien connu sur la scène internationale qui s’engage à représenter les manifestations des identités culturelles. L’image de premier plan représente un cabinet des curiosités virtuel.

Stephen Waddell ne photographie pas seulement ce qu’il voit, mais la façon dont il voit. Un personnage solitaire dans un paysage urbain est présenté avec l’éclairage et la composition officielle d’une peinture historique. Ses oeuvres reflètent l’unique personne comme une présence distillée en un moment précis.

La photographie Chinese Golfers de Gu Xiong est une considération énigmatique de la mondialisation et de la difficulté à savoir où la partie se déroule : Chongqing, Beijing, Shanghai ou les basses-terres continentales de la Colombie-Britannique.

Au premier coup d’oeil, les oeuvres de Jeremy Stanbridge semblent appartenir à l’école de photographie artistique de Vancouver. Il s’agit plutôt de surfaces abstraites soigneusement et délicatement peintes qui présentent un coloris subtil et légèrement flou.



F I L M

Des oeuvres indépendantes qui offrent un portrait résolument éclectique - et vert - des artistes en arts médiatiques contemporains de la C.-B.

En collaboration avec l’ONF du Canada, la Scène CB.

Ne manquez pas l’événement cinématographique de la Scène CB (28 avril, Auditorium de la Bibliothèque et Archives Canada - 20 h) organisé par Terry McEvoy, programmateur des images canadiennes au Festival international du film de Vancouver. Ce rendez-vous du film et de la vidéo indépendants réunit les huit courts-métrages suivants :

Windfisherman, Anna McRoberts
Dans la ville la plus venteuse au monde, un homme va à la « pêche » afin de retrouver des objets qui se sont envolés. Son métier, il ne l’a pas à coeur, il l’a dans le sang... jusqu’à ce qu’il apprenne une leçon de vie inestimable. (12 min)

The Sparkle Lite Motel, Cory Kinney
Jeunes mariés, George et Anna comptent bien s’éclater au Motel Sparkle Lite. Leur suite nuptiale leur réserve cependant tout autre chose. (16 min)

Regarding Sarah, Michelle Porter
Une femme âgée cherche désespérément à filmer sa vie avant de tout oublier. (14 min)

Headshot, Dennis Heaton
Croyant passer une audition bien ordinaire, Todd découvre qu’il auditionne pour le rôle principal dans un film de pornographie meurtrière. Il apprend ensuite que le rôle lui a échappé. (7 min)

M.O.O.D., Ann Marie Fleming
Ann Marie Fleming éveille le désir avec fantaisie et esprit. (2 min)

No Bikini, Claudia Morgado Escanilla
Robin nous fait découvrir l’été magnifique de ses sept ans et comment celui-ci a façonné son esprit pour le reste de sa vie. (9 min)

Power Lunch, Ben Ratner
Un Américain et un Canadien entrent dans un bar. Qui paiera l’addition? C’est ce que nous apprendra cette mordante comédie sociopolitique. (9 min)

Paul Pontius, Jesse McKeown
Chrétien régénéré qui n’a pas bu depuis 20 ans, Paul Pontius tente de retrouver la foi en Dieu en provoquant lui-même sa rechute. (21 min)



THÉÂTRE

Du théâtre en boîtes, du théâtre français et même du théâtre qui n’est pas véritablement du théâtre!


Le milieu théâtral de la Colombie-Britannique regorge d’innovation et de créativité. La Scène CB vous offre une vitrine formidable sur des oeuvres créées par des artistes de la côte Ouest.

THE ECSTASY OF RITA JOE
29 avril - 16 mai - Théâtre du Centre national des Arts - 19h30 | 2, 9 et 16 mai - 14h et 19h30


Texte de George Ryga - Mise en scène d’Yvette Nolan
Mettant en vedette August Schellenberg en David Joe
Avec Pierre Brault, Layne Coleman, Ryan Cunningham, Todd Duckworth, Telly James, Darcey Johnson, Falen Johnson, Kevin Loring, Renae Morriseau, Jeremy Proulx, Michelle St. John et Lisa C. Ravensbergen en Rita Joe.

En 1967, le dramaturge canadien George Ryga ouvrait la voie à la dramaturgie canadienne naissante avec The Ecstasy of Rita Joe. Cette oeuvre capitale, qui inaugurait en 1969 le Théâtre du Centre national des Arts, a braqué les projecteurs sur les Premières nations et sur les questions autochtones. Le tableau était direct, puissant et dénué de sentimentalité. Le théâtre canadien n’allait plus jamais être le même.

Rita Joe, une jeune membre des Premières nations, quitte sa réserve et se rend en ville pour chercher du travail et faire sa vie. Elle n’y trouve pourtant que racisme, pauvreté et obstacles. Elle est condamnée à errer dans ce monde pour lequel elle n’a pas été préparée, ne pouvant ni rentrer chez elle ni rester en ville, prisonnière d’un no man’s land où échouent des créatures invisibles comme elle. En 1969, une comédienne blanche - la remarquable Frances Hyland – a incarné le rôle de Rita Joe. Aujourd’hui, c’est l’artiste des Premières nations Lisa C.

Ravensbergen qui interprétera ce rôle. Voilà qui a changé. Mais cette nouvelle mouture de la pièce exige que nous remettions en question les autres évolutions survenues depuis que la pièce a choqué les auditoires par sa candeur politique. La Compagnie de théâtre anglais du Centre national des Arts est ravie que le comédien August Schellenberg se joigne à la distribution. Il y a de cela presque 40 ans, M. Schellenberg avait joué le rôle de Jaimie Paul dans la production originale. Une coproduction de la Compagnie de théâtre anglais du Centre national des Arts et du Western Canada Theatre (Kamloops, C.-B.).

MOM’S THE WORD 2 : UNHINGED
30 avril - 1er mai - Théâtre de la cour des Arts - 20h | 2 mai - 14h et 20h

Avec Alison Kelly, Robin Nichol, Jill Daum, Deborah Williams, Barbara Pollard

Après le succès international monstre récolté par leur pièce Mom’s the Word, qui portait un regard amusé… et plus qu’amusant sur la vie avec un bébé, les créatrices récidivent avec Mom’s the Word 2 : Unhinged, une satire tout aussi mordante et exubérante. Les bébés ont grandi et leurs mères - Alison Kelly, Robin Nichol, Jill Daum, Barbara Pollard et Deborah Williams - ont, avec l’âge, élargi leur esprit. Dans cette nouvelle comédie, elles se lancent dans un délirant exposé des hauts et des bas de la vie avec un adolescent. Pot-pourri de sketches à crouler de rire et d’anecdotes croustillantes, agrémentés de quelques numéros musicaux dévergondés, la pièce divertit et charme par son mélange d’humour tordant, de vérités crues, d’accès de rage de la mi-quarantaine et de réflexions poignantes d’intensité - sur le cancer du sein, la façon de composer avec un ado toxicomane, ou la première visite avec sa fille dans le rayon des soutien-gorge. Une pièce criante de vérité. Nul besoin d’avoir un adolescent pour entrer dans le jeu; il suffit d’être passé par là un jour…

BIOBOXES
Des performances interactives de sept minutes
25 avril - Irving Greenberg Theatre Centre (GCTC) - 13h30 - 15h45 et 18 h - 20h15

Mise en scène de Maiko Bae Yamamoto et James Long
Avec Anita Rochon, Marco Soriano, Paul Ternes, Cindy Mochizuki, Donna Soares et Una Memisevic.

Le spectacle BIOBOXES de la compagnie Theatre Replacement est un recueil de six prestations bilingues pour spectateur unique qui ont lieu dans le plus intime des théâtres - une boîte qui repose sur les épaules du comédien. Pendant chacune des représentations de sept minutes, un seul comédien partage une histoire vraie au sujet d’une personne réelle, avec un seul spectateur. Comédien et spectateur sont en face-à-face, suffisamment près l’un de l’autre pour entendre le coeur de l’autre battre, voire même sentir l’haleine de son vis-à-vis. Cette série éclectique de contes - créée par quelques-uns des artistes vancouvérois les plus audacieux et les plus divers sur le plan culturel - montre sans ambages à quel point le théâtre peut être interactif et personnel. Une production de Theatre Replacement, présentée en collaboration avec la GCTC.


ASSEMBLY
26 avril - Centre national des Arts, salle Panorama - 14 h

Mise en scène de Paul Ternes - Avec Katy Harris-McLeod, Andrew Laurenson, Billy Marchenski, Emelia Symington Fedy

Un hilarant séminaire de cheminement personnel vous plonge littéralement dans un autre monde. Voilà la proposition de Radix Theatre, qui s’amène avec sa pièce Assembly, couronnée de deux prix Jessie Richardson. Cette production porte sur la quête d’unité dans un monde de plus en plus divisé, et dévoile la clé de la plénitude au regard de la vie qui se désagrège autour de nous. Les quatre animateurs du séminaire échangent avec les spectateurs, posant des questions bizarres et recevant des réponses d’une franchise pour le moins déconcertante : « Qui, dans cette assemblée, prie? Qui ment? » Les réunions biscornues en petits groupes deviennent un cadre où alternent parodie goguenarde et drame absurde et où, ensemble, nous nous ouvrons à nos désirs les plus profonds et tentons de nous rappeler la raison d’être de l’interaction humaine. Radix Theatre présentera également sa pièce à succès de 2007, The Performance Art Trap, lors de SWARM, la soirée d’ouverture de la Scène CB, qui avait lieu le 21 avril.


RAGE (en français)
29 avril - 2 mai - La Nouvelle Scène - 20 h
Texte de Michele Riml - Traduction de Sarah Migneron - Mise en scène de Joël Beddows
Avec Nathaly Charrette, Victor Andrés et Trelles Turgeon

Une confrontation élève enseignant dégénère. Qu’est-ce qui a bien pu les en amener là? Faut il blâmer les parents du jeune ou le système scolaire? Et jusqu’à quel point peut-on prendre à partie la société qui favorise l’apathie face à la violence? Dans Rage, une oeuvre captivante de la dramaturge vancouvéroise Michele Riml, on pénètre dans le bureau de la conseillère en orientation. L’échange d’idées entre l’enseignante et l’élève cède le pas à la confrontation, puis aux menaces. Aucune solution ne semble tenable. D’abord montée en anglais par le Green Thumb Theatre, la très acclamée compagnie britanno colombienne pour jeune public, Rage a été couronnée du prix Jessie Richardson 2005 pour la meilleure production. Le metteur en scène plusieurs fois primé Joël Beddows mène de main de maître cette première version française de la pièce. Une production du Théâtre la Catapulte coprésentée par la Scène CB.



DANSE

Une première mondiale, de la danse fusion asiatique et de la chorégraphie visionnaire sur une « petite scène ».


Au moyen d’une direction artistique d’une grande précision, le danseur chorégraphe sino-canadien Wen Wei Wang, lauréat du Prix Rio Tinto-Alcan 2009 en danse, allie harmonieusement danse chinoise classique, ballet traditionnel et chorégraphie contemporaine.

Ce mélange de styles a donné lieu à une oeuvre incroyable au langage dépouillé, évocateur, avant-gardiste et très inventif. Cock-Pit (30 avril - 2 mai, Studio du CNA, 20h) se veut le reflet des propres expériences du danseur chorégraphe en Chine, où il a partagé pendant plus de cinq ans une chambrette avec cinq autres garçons également inscrits à l’école de danse qu’il fréquentait. Cette oeuvre pour une danseuse et cinq danseurs a recours au mouvement, au dialogue et au chant pour aborder la violence, les insécurités masculines et les liens affectifs entre hommes. La structure narrative épurée met en scène les relations alambiquées des personnages et met à nu, au moyen du mouvement, la complexité de la proximité physique. Les cinq danseurs sont confinés à une pièce sans entrée ni sortie; ils y demeurent pendant l’ensemble du spectacle. Ils n’ont droit à aucune solitude, sauf lorsqu’ils se réfugient dans leur imaginaire. Ils sont psychologiquement isolés, mais inéluctablement ensemble. Chacun est vulnérable, susceptible et, par conséquent, affaibli. La danseuse, elle, entre et sort de scène, comme si elle n’avait été qu’imaginée; elle est à la fois archétype de la mère et symbole de sexualité. Pour cette nouvelle création de danse prometteuse, Wen Wei Wang collabore à nouveau avec le compositeur Giorgio Magnanensi et le concepteur d’éclairages James Proudfoot. Une présentation du Département de la Danse du CNA.

De l’extraordinaire danse contemporaine, une intime salle cabaret et une scène ridiculement petite : vous êtes bel et bien à Dances for a Small Stage® (30 avril -1er mai, Quatrième Salle du CNA - 21h30). Coproductrices de MovEnt, Day Helesic et Julie-anne Saroyan présentent leur formidable événement vancouvérois à la Scène Colombie-Britannique pour nous faire découvrir une vision résolument personnelle et originale du milieu de la danse de la côte Ouest. Huit chorégraphes visionnaires s’amènent sur la « petite scène » pour offrir des prestations uniques. Directeur artistique de Co. Vision Selective et codirecteur artistique de la réputée compagnie The Holy Body Tattoo, Noam Gagnon interprétera sa création Unfold me, chorégraphie empreinte de passion et de vulnérabilité. Coproductrice artistique et chorégraphe principale de MovEnt, Day Helesic interprétera Before I Sleep, qui raconte l’histoire d’une femme terrassée par une peur qui l’empêche de dormir. Directrice artistique de the response, Amber Funk Barton livrera un solo qui amalgame audacieusement le hip-hop, le ballet et la danse contemporaine. Danseur hyperkinétique âgé de 23 ans, Shay Kuebler a été propulsé sur la scène vancouvéroise de la danse en 2006. Il dégage une énergie si contagieuse que le public n’a qu’une seule envie : se lever et danser avec lui. Alvin Erasga Tolentino, de Co. Erasga, est connu pour ses dynamiques oeuvres hybrides qui explorent la culture asiatique et les enjeux identitaires de la société contemporaine occidentale. Cori Caulfield, de Coriograph Theatre, est réputée pour son mouvement précis et sa forme sculpturale. Elle interprétera sa nouvelle création, Auréole. Codirecteur artistique de Moving Dragon, Chengxin Wei interprétera sa nouvelle chorégraphie dans laquelle il aborde les traditions asiatiques et le mouvement contemporain occidental. Directrice artistique de Tara Cheyenne Performance, Tara Cheyenne Friedenberg est réputée pour ses hilarantes créations de danse théâtre qui s’articulent autour d’un personnage. Elle présentera Melissa: your new youth leader, oeuvre d’une exubérance débridée. Chengxin Wei a reçu la Bourse prestige David Leighton pour les arts 2009.

Les réputés musiciens de l’Orchid Ensemble unissent leur talent aux membres de Moving Dragon, Chengxin Wei (chorégraphe et danseur) et Jessica Jone (danseuse), afin de présenter Triaspora (28 avril, Studio du CNA - 20 h), un spectacle alliant sublimement la danse, la musique et l’art multimédia. S’inspirant de véritables histoires tirées d’entrevues personnelles et d’archives, l’oeuvre aborde le thème de l’immigration des Chinois au Canada au moyen d’une chorégraphie magnifique, d’une instrumentation éclectique et virtuose et d’art multimédia étonnant. Amalgamant les traditions asiatiques à l’expression contemporaine, ces remarquables artistes créent un mélange grisant de style, de mouvement et de son. Moving Dragon ponctue la danse contemporaine de la pensée et du mouvement chinois. L’Orchid Ensemble interprétera des oeuvres créées par les compositeurs britanno-colombiens Jin Zhang, Mark Armanini et Ya-wen Wang avec des instruments de musique traditionnels chinois et des percussions occidentales. Les artistes en arts médiatiques Kenneth Newby et Aleksandra Dulic animeront l’espace avec une exposition interactive multimédia. Chengxin Wei a reçu la Bourse-prestige David Leighton pour les arts 2009. Présenté en collaboration avec l'Ottawa Asian Heritage Month Society.



LITTÉRATURE


Parmi les artistes incontournables appartenant au volet littéraire de la Scène CB, mentionnons Douglas Coupland et Patrick Lane, deux écrivains des plus primés et provocateurs de la Colombie-Britannique;

Une soirée avec Douglas Coupland
28 avril - Quatrième Salle du CNA - 19h30

Billets : 20. $ - Billetterie du CNA

Ne manquez pas cette occasion unique de voir l’artiste, écrivain et vedette du milieu littéraire Douglas Coupland s’entretenir avec Laurie Brown, animatrice de CBC Radio (The Signal). Coupland a fait une entrée fracassante sur la scène mondiale en 1991 avec son roman intitulé Generation X: Tales for an Accelerated Culture et ses néologismes désormais célèbres, « McJob » et « Génération X », le propulsant illico au rang de gourou de la culture populaire. Véritable esprit universel, Coupland a publié douze romans et plusieurs titres de non-fiction, en plus d’écrire et de jouer pour la Royal Shakespeare Company, en Angleterre. Il a fait des études d’art et de design au Canada, en Italie et au Japon. En 2001, il a relancé sa carrière d’artiste visuel et ses oeuvres ont été exposées en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. En 2006, il a signé pour la première fois un scénario de film, Everything’s Gone Green. Depuis lors, on peut lire son interprétation visionnaire de la culture populaire dans un blogue du New York Times, et son roman jPod a été porté au petit écran et diffusé par la CBC. Son nouveau roman s’intitule The Gum Thief.

Soirée de poésie avec Robert Bringhurst, Lorna Crozier, Patrick Lane et Evelyn Lau, animée par Alma Lee.
30 avril - St. Brigid’s Centre for the Arts and Humanities - 20h

Billets : 12. $ - Billetterie du CNA

Le jeudi 30 avril, la poésie à l’état pur sera à l’honneur lors d’une soirée organisée en partenariat avec l’Ottawa International Writers Festival. Alma Lee, fondatrice du Vancouver International Writers and Readers Festival, vous invite à une soirée de poésie incroyable qui vous chavirera. Quatre des plus grands poètes canadiens de C.-B. vous amèneront là où vous ne pensiez pas que les mots pouvaient vous transporter. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, Patrick Lane a été nommé « meilleur poète de sa génération » par de nombreux critiques et chroniqueurs. Sa partenaire, Lorna Crozier, autre célébrité du milieu littéraire en C.-B., a reçu en 1992, un Prix littéraire du Gouverneur général, catégorie poésie, et a publié quatorze recueils de poésie. Selon Margaret Laurence, « une poète comme Crozier mérite toute notre gratitude ». Evelyn Lau a fait la manchette avec son autobiographie Runaway: Diary of a Street Kid, parue alors qu’elle n’avait que 18 ans. Depuis, elle a publié huit autres ouvrages, y compris de nombreux recueils de poésie, a été mise en nomination pour un Prix du Gouverneur général. Robert Bringhurst a publié quinze recueils de poésie, douze recueils de poèmes en prose et traduit quatre ouvrages de l’haïda vers l’anglais. Il a reçu une nomination aux Prix du Gouverneur général et au Griffin Poetry Prize pour son oeuvre. Événement présenté en collaboration avec l’Ottawa International Writers Festival



ARTS CULINAIRES

Une soirée gourmande avec la chef de l’année du Canada, Melissa Craig
29 avril - Salle Panorama du CNA - 18h30

Billets : 125. $ - Billetterie du CNA

Melissa Craig, chef exécutive primée du Bearfoot Bistro, à Whistler, est une perle rare dans un domaine qui a de tout temps été la chasse gardée des hommes. Nous sommes ravis de l’accueillir au CNA pour ce qui sera assurément un événement culinaire hors du commun. Médaillée d’or aux Championnats culinaires canadiens 2008, Melissa Craig concoctera un somptueux repas cinq services, avec un accord de grands vins de la Colombie-Britannique. Sa « cuisine canadienne contemporaine » marie habilement les ingrédients de la côte Ouest et de l’étranger, privilégie une présentation immaculée et témoigne d’un art passionné, tout en simplicité. Une soirée incontournable pour les amateurs de bonne chair et de bons vins.


Source : Scène Colombie-Britannique







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