Communiqué



Festival TransAmériques; 20 mai au 6 juin 2009

3 Avril 2009 - Le FTA 2009 : Le pouls de la création internationale en 25 spectacles!

Du 20 mai au 6 juin prochain, une véritable avalanche de propositions artistiques en provenance de douze pays et de quatre continents se déversera sur Montréal alors que la troisième édition du Festival TransAmériques battra son plein. Le rendez-vous printanier de la création contemporaine en danse et en théâtre donnera à voir une foule d’oeuvres percutantes créées par des metteurs en scène et chorégraphes qui se jouent des conventions et s’ouvrent aux énergies venues de la musique, de l’image, de la performance et même des arts martiaux. S’y succèderont, pendant dix-huit jours, 25 spectacles audacieux dont une nouvelle manifestation consacrée aux courtes formes. Le Festival se déploiera à travers la ville dans douze théâtres et à ciel ouvert, sur la rue Émery et dans le Vieux-Port. Marie-Hélène Falcon signe une programmation inédite en phase avec notre époque, un concentré d’esthétiques qui défie la morosité ambiante !

Aux confins du théâtre et de la danse.
En première nord-américaine, le Festival TransAmériques présente le très attendu Éonnagata, une fascinante création dans laquelle Sylvie Guillem, étoile rebelle du ballet classique, Robert Lepage, le polyvalent défricheur de scènes, et Russell Maliphant, la star des chorégraphes britanniques, redonnent vie au Chevalier d’Éon, l’espion qui a su malicieusement jongler avec les identités masculine et féminine. À travers le prisme de l’onnogata, technique du théâtre Kabuki qui permet aux acteurs masculins d’incarner des femmes, les trois créateursinterprètes tenteront de percer son mystère. Ce trio de choc embrasera la scène du Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.

Enfin à Montréal avec une pièce de groupe, L’orgie de la tolérance, le grand créateur flamand Jan Fabre nous sert une oeuvre sulfureuse à l’humour corrosif sur les effets pervers du libéralisme, le conformisme et l’aseptisation. Il met au jour le vide abyssal de petites vies nivelées — les nôtres ? Voir une pièce de cet artiste polymorphe qui est à la fois metteur en scène au théâtre et à l’opéra, chorégraphe, auteur, plasticien et performeur, c’est « être projeté dans un champ de bataille où la beauté entretient un troublant cousinage avec la cruauté et le corps en excès ». Ce pamphlet contre le consensus mou n’y fait pas exception et promet de déchaîner les passions!

Chorégraphes indociles
Pièce charnière dans l’oeuvre magistrale de la chorégraphe berlinoise Sasha Waltz, le mythique Körper, créé avec treize danseurs, nous livre une vision singulière de l’Histoire à travers les multiples représentations du corps. Dans cette fresque humaine plus grande que nature, point de récit, de personnages, mais une chair d’empoigne, métaphore vivante des turbulences du monde. Sasha Waltz dissèque l’enveloppe humaine avec une dextérité de virtuose et nous réserve une prolifération d’images fortes et totalement lucides. Pour deux représentations exceptionnelles!

L’israélienne Yasmeen Godder, jeune chorégraphe des plus talentueuses, livre avec Singular Sensation une danse convulsive et haletante qui ressemble à un rituel de purification. Godder et ses cinq formidables interprètes que l’on sent dévorés par l’urgence de trouver un chemin vers l’autre, tentent d’échapper aux diktats de séduction de nos sociétés. Un puissant antidote à l’engourdissement du spectateur.

Après Is you me, le magnifique duo créé l’an dernier au FTA, le chorégraphe et interprète Benoît Lachambre s’associe maintenant à la Vancouveroise Su-Feh Lee, maître du Qi Gong, pour Body-Scan. En totale symbiose avec quatre autres danseurs, ils s’aventurent dans les zones les plus secrètes du corps humain et entament un dialogue sensible entre la mystérieuse trame de leur anatomie et le monde extérieur. Une ode à l’éveil des sens. Sous l’égide du tout jeune chorégraphe brésilien Bruno Beltrão aguerri au hip-hop, les neuf desperados du Grupo de Rua déjouent dans H3 les codes de la danse de rue. Exit les artifices musicaux et visuels, le discours unique de la virtuosité, la voici réinventée et délestée de ses clichés. La substantifique moelle du hip-hop reste intacte, le chorégraphe préservant ses figures reconnaissables et l’énergie à haut voltage de ses breakers.

Festival TransAmériques 20 mai au 6 juin 2009
Cultivant le paradoxe et l’ironie, l’air de ne pas y toucher, le maître d’oeuvre de Gravel Works, Frédérick Gravel, met en scène les « bons et mauvais coups » de la danse contemporaine entre virtuosité brute et coexistence des genres artistiques. Figure montante de la danse d’ici, il orchestre un présentoir d’humeurs, d’humour, d’états de corps, de chansons pop et d’impertinences sympathiques. Chorégraphie et musique live, pour la tête, le coeur et le sexe.

Le lien entre un gourou, des pendus, des éléphants, des quais et une caravane ? Ces éléments hétéroclites colorent tous Le show poche, la nouvelle courtepointe chorégraphique de la Montréalaise Catherine Tardif où ridicule et transcendance riment naturellement. Par une suite de séquences impressionnistes livrées par quatre hommes et une femme, cette maîtresse de l’absurde nous conduit dans les méandres de l’âme humaine pour mieux nous en révéler les failles. Un spectacle de danse résolument théâtral qui offre une occasion sans pareille de muscler son imaginaire.

Ame Henderson, chorégraphe aventurière de Toronto, fait mouche avec /Dance/Songs/, un concert rock qui n’en est pas vraiment un, où trois déconcertants performeurs vont jouer de la musique avec leurs corps, traduire en mouvements toute la fougue et la démesure associées à ce type de prestation musicale. Une oeuvre débridée et décoiffante en 12 morceaux, rappel inclus.

Du théâtre atypique et revigorant
The Sound of Silence
est un fabuleux spectacle musical entièrement joué sans paroles qui ouvrira le Festival le 20
mai à l’Usine C. L’époque du Flower Power, en République socialiste soviétique de Lettonie, y est recréée avec tendresse et drôlerie par le metteur en en scène letton Alvis Hermanis, l’une des forces vives de la scène européenne. Un opus théâtral poétique et festif, magnifiquement cadencé par la musique de Simon et Garfunkel qui n’a pas son pareil pour nous replonger en 1968, juste avant la commémoration du bed-in de Montréal! Figure de proue du théâtre italien, Pippo Delbono est un phénomène en soi. Il explore un théâtre proche de la vie en intégrant à ses spectacles des « accidentés de l’existence », hommes brisés ou handicapés au geste sincère.

Spectacle de clôture du Festival, Questo Buio Feroce est une oeuvre bouleversante sur la mort, non plus considérée comme une perte, une douleur, mais comme une conscience lucide, profonde de la vie. Entre sarabande funèbre, et carnaval baroque et bigarré, défilent des tableaux d’une très grande beauté, jusqu’à l’explosion, la catharsis, telle une danse macabre endiablée.

Quatorze ans après les mémorables Maîtres anciens, le prolifique et raffiné metteur en scène Denis Marleau renoue avec la férocité de Thomas Bernhard pour la création d’Une fête pour Boris, une fable à l’humour dévastateur sur le pouvoir, l’hypocrisie et la mort. Sur scène, trois acteurs vivants plongés dans des jeux de déguisement et de métamorphoses technologiques, animent un microcosme carnavalesque qui révèle le vide grimaçant du monde. Cette coproduction du FTA s’envolera ensuite pour le Festival d’Avignon.

Farce doublée d’une fable, L’opéra paysan nous convie à une noce qui dérape sur fond de musiques populaires hongroises et tziganes, interprétés par une bande d’acteurs, chanteurs et danseurs « lâchés lousses ». Détournant la forme de l’opéra baroque au profit d’une radioscopie de la société hongroise, ce voyage proprement jubilatoire est la production emblématique de Béla Pintér, un acteur, dramaturge et metteur en scène qui galvanise la scène alternative de son pays. Du théâtre musical qui emprunte à la fois à Brecht et Kusturica, narquois et réjouissant à souhait!

Cristalliser le temps et découper le mouvement en parcelles photographiques, telle est l’entreprise obsessionnelle d’Eadweard Muybridge, le « père du cinéma ». Or, quelques spectres du passé (un meurtre glacial, un abandon) entreront dans son univers bien rangé… Avec Studies in Motion, mise en scène par Kim Collier, l’énergique Electric Company Theatre de Vancouver déploie une éblouissante fresque théâtrale où s’entremêlent la parole, le dense paysage sonore et les chorégraphies finement fractionnées de Crystal Pite. S’arrimant au récit de Kevin Kerr, les innombrables trouvailles visuelles, à l’instar de l’oeuvre de Muybridge, viennent peu à peu ébranler nos certitudes quant à la perception de la réalité, la fabrication du sens et la persistance de la mémoire.

Après avoir conquis l’Europe, la troupe new-yorkaise Nature Theater of Oklahoma fait escale au FTA avec Rambo Solo, un ovni théâtral à l’humour décalé dans lequel un homme raconte le récit époustouflant et tarabiscoté du roman à l’origine du film, First Blood, en y greffant son propre imaginaire. Avec le corps et la voix, un iPod vissé aux oreilles, l’acteur Zachary Oberzan, magnétique et désarmant, réécrit fiévreusement cette histoire « aussi universelle que Hamlet » parce qu’elle est imprégnée des figures de la solitude et de la rédemption.

Festival TransAmériques 20 mai au 6 juin 2009
L’auteur metteur en scène chilien Guillermo Calderón sabre dans le futile et l’ostentatoire avec deux pièces de chambre qui réconcilient l’intime et le politique et font entendre l’écho des violences qui cognent à la porte. Dans Neva, la veuve de Tchekhov et deux amis acteurs jonglent avec la vie et l’oeuvre de l’auteur russe pendant que dehors des manifestants sont matés dans un bain de sang. Diciembre nous transporte en pleine nuit de Noël 2014 alors que le Chili et le Pérou sont en guerre. Deux métaphores sur les terreurs du dehors et les abîmes du dedans, un doublé subjuguant livré par trois acteurs éblouissants de vérité.

C’est autour de la figure de Sophie Calle que se cristallisent aujourd’hui les retrouvailles entre la metteure en scène Brigitte Haentjens et la comédienne Anne-Marie Cadieux. Signée par l’artiste française qui se plaît à mêler vie publique et vie privée dans son oeuvre, Douleur exquise dresse trente-cinq fois le récit d’une rupture et nous convie au périple intérieur d’une femme, de la déception amoureuse à la catharsis artistique. Avec cette œuvre de rédemption, caustique et impudique, Brigitte Haentjens poursuit sa réflexion scénique sur les blessures infligées au corps et s’aventure plus profondément dans la pénombre des âmes.

Revisitant de façon exquise le théâtre de chambre, Bioboxes de l’imaginative compagnie vancouveroise Theatre Replacement, nous immerge dans de minuscules « cabinets de curiosités » peuplés d’objets bigarrés et d’étranges historiettes qui évoquent le déracinement, la résilience et la quête de petits bonheurs. Dans ce face-à-face théâtral ludique, le spectateur cède aux charmes de ces nano-récits livrés par un seul acteur.

À travers Gesties impies, une étrange « cérémonie baroque en plusieurs tableaux », c’est le désir d’échapper à l’émiettement du sens que révèle le Théâtre de la Pire Espèce. Versée dans le théâtre d’objets, la voyageuse compagnie montréalaise fusionne ici l’humain et la matière. Affublés d’étranges prothèses de papier, sept acteurs font surgir sous nos yeux des personnages en déroute. Dans un nouvel esprit fellinien, entremêlant le théâtre d’ombres, le jeu clownesque et la danse, Francis Monty et ses acolytes cherchent à ré-enchanter le monde.

Chez Julie Andrée T. , quand la performance-installation rencontre le théâtre, l’amalgame qui en résulte désarçonne et captive. L’artiste, dont la démarche iconoclaste est appréciée ici comme à l’étranger, éclabousse la scène avec deux créations hybrides où paroles, séries d’actions et agrégats d’images insolites distillent progressivement leur poésie. Dans Not Waterproof, le corps de l’artiste, soumis à une série d’épreuves, devient « espace de rêve » et nous parle tout bas du caractère transitoire de nos vies. Rouge, tableau monochrome excessif, fait aussi du corps le vecteur du surgissement poétique, mais cette fois par l’exploration du chaos. Une oeuvre ensorcelante, habitée par une douce folie et une quête d’infini.

Formule nouvelle
Pour sa 3e édition, le Festival TransAmériques innove avec une nouvelle manifestation multidisciplinaire dédiée aux courtes formes. Microclimats est une expérience de hauts contrastes où l’inattendu, l’imprévu et l’éphémère peuvent surgir au moindre détour. Sous l’impulsion inspirée de douze équipes artistiques, cette soirée festive entraînera le spectateur dans une suite de miniatures et autres éclairs artistiques. Trois heures durant, il pourra arpenter, de la cave au grenier, les multiples recoins du mythique Monument-National, envahi par une kyrielle de metteurs en scène, chorégraphes, interprètes, performeurs et musiciens issus de toutes générations. Un plongeon au coeur de la création !

À ciel ouvert et gratuit
La danse en ligne ouvre un nouveau chapitre de son histoire avec Le grand continental, cette folle entreprise où Sylvain Émard prend le pari de mixer son écriture chorégraphique à cette danse populaire qui passionne des milliers de québécois. Ce chef de file de la danse contemporaine québécoise fera déferler une vague de fraîcheur sur la rue Émery, qui réunira plusieurs générations de passionnés et mêlera quelques interprètes professionnels à une cinquantaine de danseurs amateurs. Les 29, 30 et 31 mai en soirée, accompagnée de Diane Labrosse, DJ.

Transports exceptionnels, un improbable duo entre un danseur et une pelle mécanique, concrétise un fantasme d’enfance du chorégraphe français Dominique Boivin en poétisant le monde industriel par l’union de l’homme et de la machine. Ce rituel étonnant qui ne cesse de fasciner petits et grands se déroulera à cinq reprises du 20 au 24 mai, sur le site enchanteur du Vieux-Port de Montréal.

Visionnez une série d’extraits vidéos en lien avec les spectacles annoncés en ligne : http://www.fta.qc.ca


Festival TransAmériques 20 mai au 6 juin 2009
Les à-côtés du Festival

Outre les spectacles, il y aura des rencontres avec les artistes en salle après les représentations, une série de rencontres privilégiées avec de multiples créateurs au Quartier Général, des 5 à 7, des projections de films à la Cinémathèque québécoise et au Goethe-Institut ainsi que des lectures publiques présentées en association avec le Centre des auteurs dramatiques (CEAD), la compagnie de création Abé carré cé carré et le Théâtre du Nouveau Monde.
De plus, les festivaliers sont invités à se retrouver autour d’un verre, à casser la croûte et à se défouler sur la piste de danse du Quartier Général du Festival qui, cette année encore, est abrité par l’Agora Hydro-Québec du Cœur des sciences de l’UQAM (175, av. Président Kennedy).

Pré-vente exclusive des forfaits dès le 31 mars à 15h | 3 spectacles et plus /disponibles jusqu’à épuisement * Billets à l’unité en vente dès le vendredi 10 avril à 10h * Chèques-cadeaux du FTA disponibles en tout temps à la billetterie centrale du Festival située au Centre Pierre-Péladeau 300, boul. de Maisonneuve Est | métro Berri-Uqam | T. : 514- 844-3822 sans frais : 1-866-984-3822
en ligne : http://www.fta.qc.ca | http://www.admission.com
par le réseau Admission : 514-790-1245 | 1-800-361-4595
INFO-FESTIVAL : 514 844-3822 | 1-866-984-3822 | http://www.fta.qc.ca


Le Festival TransAmériques remercie :
Ses partenaires publics :
le Conseil des Arts et des lettres du Québec, le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, Emploi-Québec, Patrimoine canadien, le Conseil des Arts du Canada, le Conseil des arts de Montréal, la Ville de Montréal - Ses partenaires majeurs : le Hyatt Regency Montréal, Tourisme Montréal, le Monde de Cossette - Ses commanditaires : Hydro-Québec, Boris, le réseau Admission, la Face Cachée de la Pomme - Ses partenaires culturels : le Goethe-Institut Montréal, le Consulat général de France à Québec, l’Institut Culturel Italien de Montréal, le Consulat général d’Israël à Montréal, Consuja Nacional de la Cultura Y Las Artes (Chili), lNational Cultural Fund (Hongrie), le Coeur des sciences / UQAM, le Centre des Auteurs dramatiques (CEAD), la Cinémathèque québécoise, MUTEK, la Vitrine culturelle, le Carrefour international de théâtre de Québec, le Mois de la Photo - Son partenaire média: La Presse - Ses partenaires coprésentateurs : les Quais du Vieux-Port de Montréal, la Société de développement du Quartier latin - Ses partenaires codiffuseurs la Place des Arts, la Cinquième Salle, l’Agora de la danse, le Monument-National, l’Espace GO, l’Espace Libre, l’Usine C. - Ainsi que : les commerçants et résidants de la rue Émery, le Théâtre La Chapelle, les Offices jeunesse internationaux du Québec, Abé carré cé carré, le Théâtre du Nouveau Monde, Outiller la relève artistique montréalaise (ORAM), le Forum Jeunesse de l’Île de Montréal, le Théâtre Prospero, le Théâtre du Conservatoire d’art dramatique, la Salle D.B. Clarke de l’Université Concordia, Marcel Proulx horticulteur et associés, la Comédie de Clermont (France).


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Source : Communications Papineau-Couture







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