Communiqué



Dulcinée Langfelder, campagne de financement

2 Mars 2009 - Dulcinée Langfelder lance une campagne de financement pour présenter Victoria au Zimbabwe.


L’artiste multidisciplinaire Dulcinée Langfelder qui vient de présenter cet automne à Montréal sa nouvelle création La complainte de Dulcinée, lance une campagne de financement afin d’aller présenter sa pièce Victoria fin avril 2009 au Harare International Festival of the Arts (HIFA) à Harare, capitale du Zimbabwe.


Donner l’espoir

Les raisons qui poussent Dulcinée Langfelder et son équipe à réaliser le projet dépassent les habituels critères économiques et de développement de marchés. Victoria a été invitée par le directeur du festival, Manuel Bagorro, parce qu’elle inspire fortement l’espoir… et que la population du Zimbabwe en a bien besoin.

Dulcinée Langfelder explique : « Notre spectacle correspondait d’abord parfaitement à l’un des objectifs du HIFA qui est de remettre en question les préjugés et de célébrer la compassion et l’empathie, dans un pays où la lutte pour la survie rend ces qualités faciles à subvertir. Quand Manuel Bagorro m'a dit : "Si seulement nous pouvions amener Victoria au Zimbabwe, cela changerait les choses", j’ai été abasourdie. Nous avions là la possibilité de faire autre chose pour le Zimbabwe que de tressaillir en regardant la télé. Au fil de nos discussions, j'ai été terriblement bouleversée de me rendre compte que le combat contre le choléra et la corruption ne peut même pas être abordé si les gens ont perdu espoir. »


Appel à la générosité et à l’engagement des Québécois

Les efforts de la direction du HIFA pour trouver suffisamment de fonds n’ayant pas porté fruit, aucun cachet ne pourra être versé à la compagnie. Et malgré les efforts de la compagnie pour réduire ses dépenses, il reste un manque à gagner de plus de 12 000 $ pour faire voyager le spectacle.

Dulcinée Langfelder est consciente de l’ampleur du défi - consciente aussi qu’on peut s’interroger sur l’utilité d’aller jouer un spectacle dans un lieu aussi troublé. Mais elle considère que ce projet en vaut la peine.

La compagnie fait donc appel à la générosité et à l’engagement des Québécois : « Alors que certains se demandent si le fait de partager notre art avec le reste du monde est un investissement valable, je dis que de donner espoir à une population dans le besoin, et, par notre présence, de contribuer au maintien de l’activité internationale de ce festival afin d’éviter l’isolement et l’abandon du pays, c’est non seulement valable, c’est un devoir. J’invite ceux qui croient dans l’utilité de diffuser l’art d’ici à l’étranger à nous aider financièrement à réaliser ce projet particulier. Dans le contexte actuel des coupures fédérales dans les programmes d’aide à l’exportation des arts, c’est aussi une occasion d’envoyer le message suivant à Ottawa : nous, contribuables, croyons aux résultats positifs que génère la diffusion de nos œuvres à l’étranger. Tout don, aussi minime soit-il, sera extrêmement significatif. »

Les dons peuvent être faits par chèque au nom de Dulcinée Langfelder & Cie ou par Internet en accédant au www.dulci-langfelder.org. La compagnie émettra des reçus pour fins d’impôts pour tout don de 20 $ ou plus.

Il est à noter que la levée de fonds lancée par la compagnie pour le financement de cette tournée ne saurait en aucun cas être interprétée comme la preuve que le gouvernement ne doit pas aider les organismes artistiques à tourner à l’étranger. Mener de telles campagnes de levées de fonds à l’année, avec des objectifs financiers dix fois supérieurs serait invivable pour la vaste majorité des organismes artistiques.


Le Harare International Festival of the Arts (HIFA)

Fondé en 1999 par Manuel Bagorro, le HIFA est le plus grand festival international d’Afrique et est en voie de devenir l’un des plus importants événements culturels du continent. Cette année, le festival aura lieu du 28 avril au 3 mai. Environ 150 représentations sont données en 6 jours dans tout le pays mais surtout dans la capitale Harare. Ses objectifs sont, entre autres, de célébrer la capacité qu’ont les arts d’unir les individus, et d’utiliser les arts comme outil d’expression positive. L’Unesco est un de ses partenaires.

Le HIFA privilégie les échanges entre artistes nationaux et internationaux car ils permettent le développement des artistes et du public zimbabwéens. Il table d’ailleurs beaucoup sur la communauté. Des ateliers artistiques sont offerts aux jeunes pour leur permettre de développer leurs talents et leur intérêt pour la création. Trois cents jeunes défavorisés sont invités chaque année par le festival à voir des spectacles, manger et participer aux ateliers offerts. Le festival forme et engage environ 300 jeunes décrocheurs et une soixantaine d’enfants de la rue, leur offrant l’accréditation, la formation, le travail, les références et surtout un sentiment d’appartenance et d’implication dans l’événement.

Le thème de l’édition 2009 du HIFA est l’ILLUMINATION sous toutes ses formes. Celle qui fait réaliser qui nous sommes et où nous allons, celle qui permet à une idée nouvelle de germer, celle des sentiments qui poussent à se dépasser… celle, encore, qui permet enfin de voir la lumière au bout du tunnel.


Dulcinée Langfelder & Cie

Depuis 1985, Dulcinée Langfelder crée des spectacles multidisciplinaires audacieux, intelligents et accessibles. Sept productions ont été créées au fil des ans. Victoria, sa plus célèbre à ce jour, raconte avec tendresse et humour les derniers moments d’une dame âgée marginalisée par la démence. En 10 ans, elle a été présentée près de 260 fois dans 105 villes de 14 pays, en 6 langues. Elle a remporté plusieurs prix internationaux.


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Source : Julie Delorme







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