Communiqué



Festival TransAmériques, 2e édition!

26 Mai 2008 - Jusqu'au 5 juin, Déferlante de danse et de théâtre sur Montréal !

Après le succès de sa première édition en 2007, le FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES revient en force. La directrice générale et artistique du nouvel événement international en danse et théâtre, Marie-Hélène Falcon, a composé un menu des plus alléchants pour cette deuxième édition : vingt-deux spectacles dont deux événements extérieurs gratuits, une programmation novatrice qui témoigne plus que jamais du dynamisme et de la diversité des arts vivants. En un tour du monde qui mêle les noms prestigieux et les voix émergentes, c'est l'occasion de découvrir ce que la création actuelle offre de fort et saisissant. Ce deuxième cru du Festival TransAmériques est à consommer sans modération !


Chorégraphes insoumis d'ici…

En première nord-américaine, le Festival TransAmériques présente le très attendu ballet en deux actes, Orphée et Eurydice de la compagnie Marie Chouinard, une oeuvre puissante, excessive, habitée de vagues d'humour. Dix interprètes à l’engagement total exécutent cette danse infernale qui ose le dérèglement du corps et la démesure. Un univers débridé à la Jérôme Bosch pour un spectacle déjà sacré incontournable. --- Enfin réunis sur une scène montréalaise, deux artistes inclassables et incandescents : Benoît Lachambre, le performeur-chorégraphe du geste authentique et Louise Lecavalier, la danseuse kamikaze qui savoure maintenant les délices de l'apaisement. Après « I is memory », le solo mémorable que Benoît Lachambre a créé pour elle, les voici, en première mondiale, dans « Is you me », un duo sur la fusion et la distance qui cristallise leur désir de danser ensemble, créé avec la complicité du plasticien Laurent Goldring. --- Après la folle épopée de 30 x 30 qui a permis à Paul-André Fortier de danser à ciel ouvert dans plusieurs grandes villes du monde, ce chef de file de la danse contemporaine québécoise s'entoure de l'artiste multidisciplinaire Rober Racine et du cinéaste Robert Morin pour sa nouvelle création itinérante, « Cabane ». À mi-chemin entre l'installation et la performance in situ, ce spectacle atypique s'annonce comme un pied de nez à l'inflation technologique, au « toujours plus »… --- Avec « Là où je vis », Danièle Desnoyers s'aventure du côté des oeuvres symphoniques de la période romantique pour en faire les catalyseurs de sa nouvelle création à saveur musicale… noise. Entourée d'une distribution renouvelée, la chorégraphe s'est engagée dans une voie très personnelle avec cette création qui nous dévoile la troublante mécanique d'une orchestration méticuleuse des corps. «Là où je vis est une danse qui est fuite et imagination, qui sème le désordre et répond au silence. --- Dana Gingras, figure de proue de la compagnie canadienne The Holy Body Tattoo, a fondé Animals of Distinction afin de pousser encore plus loin le travail expérimental sur les liens entre danse, film et vidéo. La pièce « Smash Up » fait voler en éclat l'idée d'oeuvre globale et se déploie en une série de six courtes pièces multimédias aux formes sans cesse réinventées. Dans un environnement rétro-futuriste, cette performance saisissante est bien en phase avec notre ère d'échantillonnages et de remixages. --- C'est dans Spoken word/Body, mi-conférence, midanse, mi-performance, que l'on a découvert le travail inusité de Martin Bélanger en 2002. Avec sa Grande Théorie Unifiée, cet indocile des arts vivants s'élève en ardent défenseur des notions de communion sociale pour nous convier à une célébration ludique où prime l'exaltation d'être ensemble. Un parfait antidote à la mélancolie et au nihilisme.


… et empêcheurs de danser en rond d'ailleurs

Pour la première fois à Montréal, la chorégraphe turque Aydin Teker sort en grand et nous offre aKabi, une oeuvre d'une beauté surnaturelle qui tente de percer les mystères de la gravité. Quatre sublimes danseurs, affublés de chaussures, prothèses et plate-formes disproportionnés se livrent à une fascinante exploration des limites du corps entravé. Une grosse pointure à découvrir absolument à la Salle Pierre-Mercure! --- Reconnue pour sa gestuelle si caractéristique et ses associations avec des créateurs iconoclastes, Meg Stuart, l'américaine adoptée par l'Europe, s'associe à l'autrichien Philipp Gehmacher pour un duo à haute densité atmosphérique, bercé par la voix et la guitare douce-amère de Niko Hafkenscheid, auteur-compositeur bruxellois présent sur scène. MAYBE FOREVER nous emmène sur un continent de mélancolie mais sous la surface, bouillonnent l'indicible et l'embryonnaire. Une rencontre où tout se lézarde : la mémoire, le mouvement, les étreintes. Heureusement qu'il y a les chansons…. --- Dans Chambre blanche, 4 femmes -s'agit-il de la même ?- jouent leur identité, déplient le temps, seules, en duo, ensemble. Des lenteurs déployées, des gestes furtifs, des corps accordés, des folies passagères. De la beauté !.

L'écriture chorégraphique de Michèle Noiret y est fine et ciselée. Depuis 1986, la chorégraphe belge trace un parcours au coeur de l'intime avec une élégance qui est sa manière d'être. Le public du festival pourra enfin découvrir le travail de cette artiste d'exception --- Première escale à Montréal aussi pour l'un des grands poètes allemands de la danse contemporaine, Raimund Hoghe, qui s'amène avec deux oeuvres plutôt qu'une, Boléro Variations et Swan Lake, 4 acts. Chorégraphe et danseur, Raimund Hoghe est aussi l'ancien dramaturge de Pina Bausch. Cet artiste à la présence scénique sidérante s'est acquis une réputation sulfureuse en s'appropriant des oeuvres classées mythiques. Vous avez dit déstabilisant ? --- Dompteuse d'espaces urbains, la québécoise Noémie Lafrance, installée à New York, se produira sur l'Esplanade de la Place des Arts avec Melt, une chorégraphie des plus insolites où 5 danseuses, fixées à un mur, se liquéfient sous la lumière. Cette performance extérieure gratuite se déroulera sur l'heure du midi et en soirée. Melt est un concentré d'une grande beauté du travail de cette artiste reconnue autant pour ses performances in situ que pour ses fructueuses collaborations avec la chanteuse Feist.


Théâtre indiscipliné des quatre coins du monde…

L'incorrigible Volksbühne de Berlin est de retour au FTA avec une oeuvre d'anthologie, Iwanow d'Anton Tchekhov. Après Endstation Amerika et Humiliés et offensés, de Frank Castorf, présentés en 2002 et 2003, c'est une mise en scène époustouflante de Dimiter Gotscheff, l'un des metteurs en scène les plus radicaux de la scène théâtrale européenne, qui nous sera servie en première nord-américaine. Sur une scène nappée de brouillard, Iwanow, magnifiquement interprété par Samuel Finzi, tangue ici entre mélancolie et dérision, ce qui nous vaut une suite de scènes inoubliables et le plaisir de voir les 12 acteurs en scène se livrer avec jubilation à l'exercice du comique cruel. Événementiel ! --- Seconde appropriation de l'oeuvre de Tchekhov au Festival avec Seagull-Play (La Mouette), gracieuseté du brésilien Enrique Diaz qui se livre ici à une véritable dissection du classique du grand auteur russe. Oubliez les forêts de bouleaux, les robes blanches et les ombrelles, cette Mouette délestée de toute sentimentalité est d'une insolente liberté. --- Trois soirs durant, l'argentin Mariano Pensotti fera déferler La Marea, sa marée humaine, sur la ville. À saisir dans le Quartier latin, au détour de la rue Émery qui sera fermée à la circulation pour l'occasion. Ce spectacle gratuit est composé de neuf tableaux mettant en scène des couples ou des présences solitaires aux prises avec « les choses de la vie ». Sans guide ni itinéraire préétabli, les spectateurs pourront déambuler à leur guise parmi ces « brèves de trottoir », ces contes de la vie ordinaire qui leur feront voir la ville autrement. --- Visionnaire et espiègle, la jeune auteure et metteure en scène roumaine Gianina C?rbunariu jongle dans mady-baby.edu avec des sujets aussi graves que la prostitution, l'exploitation et la faillite des espérances de la jeunesse de son pays. Marquée par le rire, par une étonnante et tonifiante mise à distance et des élans parfois surréalistes, cette oeuvre lucide et enjouée qui empoigne et qui sonne est portée par des comédiens lestes et visiblement concernés. --- Rendez-vous fougueux avec Ivan Viripaev, l'enfant terrible de la nouvelle dramaturgie russe et auteur d'Oxygène, une parodie féroce des Dix Commandements montée par le metteur en scène bulgare Galin Stoev. Un spectacle hors norme et perturbateur, des paroles lancées à cent à l'heure sur la musique techno d'un DJ et sous le regard d'un meneur de jeu. Du sang neuf sur la scène, de la jeunesse qui se cabre, se révolte, s'aime.


… et tonifiantes mises en scène du pays

L'Invisible, la nouvelle création de Marie Brassard - sa quatrième pour le FTA! - est une exploration scénique du double, une tentative d'apprivoisement de ces formes mystérieuses et insaisissables qui jaillissent de nous. La ville de Berlin, les ectoplasmes, ces émanations visibles du corps des médiums, et le canular littéraire autour de JT Leroy fournissent à Marie Brassard le matériau métaphorique idéal à une réflexion sur l'art et la création, sur la frontière poreuse entre la créatrice et sa créature. --- Loui Mauffette, maître d'oeuvre de Poésie, sandwichs et autres soirs qui penchent, joue de simplicité pour théâtraliser la poésie, la décomplexer un peu, la décoincer beaucoup. Un banquet de poèmes servis sur une immense table. Au dessus, autour, sous cette table, des comédiens, chanteurs, danseurs et musiciens se lancent des mots comme on trinque à l'amitié. Plus la soirée avance, plus l'ivresse augmente. Ce fulgurant happening poétique ne manquera pas de semer un joyeux bordel de mots et d'émotions. --- Après trois passages remarqués au FTA, la compagnie STO Union d'Ottawa est de retour avec un nouveau spectacle / installation qui détourne avec malice les codes de l'entretien public et de la conférence. 7 Important Things transforme la vie d'un homme en métaphore vibrante et éclairante de nos illusions vacillantes. En altermondialistes de la scène, Nadia Ross et George Acheson réaffirment la force de la parole et redonnent au théâtre le pouvoir d'élucidation qu'il ne devrait jamais cesser d'avoir. --- La comédienne et auteure Louise Bombardier s'est insinuée dans l'espace mental des enfants autistes, ces Petits fantômes mélancoliques, pour leur créer un imaginaire porteur de poésie. En compagnie des danseurs Louise Bédard et Paul-Antoine Taillefer, elle chuchote, au plus près de la blessure, les mots et les gestes du silence autiste. Avec infiniment de tendresse et de fantaisie. - Le temps de l’engagement est-il révolu ? Non. Annabel Soutar s'y refuse expressément. À la tête du collectif Porte Parole qui explore avec pertinence des questions sociopolitiques criantes d'actualité, elle suit, dans Import/Export, les employés d'une firme de vêtements en pleine délocalisation vers la Chine. Plutôt que de faire le procès de la Chine, ce spectacle pose son regard sur nous, Québécois, à l'heure de la mondialisation. La discussion est ouverte !


Et beaucoup plus encore…

À ces vingt-deux spectacles s'ajoutent des rencontres avec les artistes en salle, après les représentations, une série de rencontres privilégiées avec des créateurs invités ainsi que deux expositions témoignant des avancées technologiques au Quartier général du Festival, des projections de films à la Cinémathèque québécoise et des lectures publiques présentées en association avec le Centre des auteurs dramatiques (CEAD). Consultez notre site web pour l’horaire complet des activités : http://www.fta.qc.ca
De plus, les festivaliers sont invités à se retrouver autour d'un verre à notre Café-Bar au Quartier Général du Festival qui cette année encore, est abrité par l'Agora du Coeur des sciences de l’UQAM (145, av. Président Kennedy, Montréal).


Détourner le quotidien

Pour cette deuxième édition, le Festival TransAmériques investit non seulement les lieux de diffusion tels que la Place des Arts, le Monument-National, l'Agora de la danse, le Centre Pierre-Péladeau, l'Usine C, l'Espace Libre, l'Espace GO, Circuit-Est Centre chorégraphique, le Théâtre La Chapelle, le Théâtre Prospero mais se déploie aussi dans des lieux non conventionnels comme l'Esplanade de la Place des Arts, la Rue Émery, le Hangar 16 du Vieux-Port et le Windsor. Pendant plus de deux semaines, Montréal vibrera au rythme des propositions toniques et déjantées du Festival TransAmériques.




Info-Festival :

Les billets
pour tous les spectacles sont en vente :
À la billetterie centrale du Festival située au
Centre Pierre-Péladeau
300, boul. de Maisonneuve Est - (métro Berri-Uqam)

Tél. : 514- 844-3822 // Sans frais : 1-866-984-3822
En ligne : http://www.fta.qc.ca // http://www.admission.com
Réseau Admission : 514-790-1245 // 1-800-361-4595


Le Festival TransAmériques remercie pour leur généreux soutien à la réalisation de cette 2e édition :
Ses partenaires public : le Conseil des Arts et des lettres du Québec, le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, le ministère des Affaires municipales et des Régions, le ministère du Tourisme, Emploi-Québec, Patrimoine canadien, Affaires étrangères et Commerce international Canada, le Conseil des Arts du Canada, le Conseil des arts de Montréal, la Ville de Montréal - Ses partenaires majeurs : Cossette Communication, le Hyatt Regency Montréal, Tourisme Montréal - Ses partenaires associés : le Goethe-Institut Montréal et le ministère des Affaires étrangères d'Allemagne, le Carrefour international de théâtre de Québec, la Délégation Wallonie-Bruxelles à Québec, Boris, l'Agora Hydro Québec (Coeur des sciences, UQAM), le réseau Admission, la Cinémathèque québécoise, la Face Cachée de la Pomme, le Centre des Auteurs dramatiques (CEAD) - Ses partenaires média : La Presse, la Première chaîne de la radio de Radio-Canada, théâtrecontemporain.net – Ses partenaires coprésentateurs : la Société de la Place des Arts, Danse Danse - Ses partenaires codiffuseurs : l'Agora de la danse, l'Espace GO, l'Espace Libre, les Quais du Vieux-Port de Montréal. Et ses collaborateurs : le Centre national des Arts (Ottawa), le Théâtre La Chapelle, l'Office Québec-Wallonie Bruxelles pour la jeunesse (OQWBJ), Mutek, le Windsor, le Monument-National, le Centre Pierre-Péladeau, le Théâtre Prospero, l'Usine C, le Café Méliès, Marcel Proulx horticulteur et associés.


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Source : Julie Delorme, Communications Papineau-Couture







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