Communiqué



La 10e Soirée des Jutra...

24 Février 2008 - La 10e soirée des Jutra sera présentée sur les ondes de Radio Canada à 19h30 - Dimanche le 7 mars 2008

L’animateur

C’est au début des années 1980, après des études en théâtre, que Normand Brathwaite fait ses premiers pas dans l’univers artistique québécois. Depuis, le Québec ne cesse de découvrir les nombreuses facettes du talent de cet homme-orchestre, à la fois comédien, animateur, humoriste, chanteur et musicien. Qu’il monte sur scène, qu’il anime des événements spéciaux, qu’il tienne la barre de populaires émissions de télévision ou qu’il amuse ses auditeurs à la radio, Normand embrasse tous ces projets avec la même passion et avec le même professionnalisme. Ses nombreux talents lui ont d’ailleurs valu de nombreux prix décernés par le public (MetroStar) ou par ses pairs (Gémeaux). En tant qu’animateur, Normand Brathwaite a été à la barre de Fun noir, de Piment fort, de Cadillac rose, de Beau et Chaud, de nombreux galas des prix Gémeaux et anime toujours l’excellente émission Belle et Bum. Et on ne peut passer sous silence qu’il anime aussi pour une troisième année, la populaire émission Le match des étoiles.



Prix Jutra Hommage 2008
Jean-Claude Labrecque


C’est Jean-Claude Labrecque qui recevra le prix Jutra-Hommage 2008 lors de la 10e Soirée des Jutra présentée par Radio-Canada le 9 mars prochain. Ce sont les membres du conseil d’administration des Jutra, présidé par Danielle Proulx, qui ont décerné ce prix à Jean-Claude Labrecque à l’unanimité.

Jean-Claude Labrecque est un mémorialiste, un témoin privilégié de son temps. Plus que tout autre cinéaste québécois, il s'est consacré à saisir l'actualité pour la transformer en histoire, filmant La Visite du général de Gaulle au Québec (1967), les Jeux de la XXIe Olympiade (1977) ou créant avec Jean-Pierre Masse un événement lui permettant de capter en une vivante anthologie la parole des poètes québécois : c'est La Nuit de la poésie 27 mars 1970, qui sera suivie de deux autres en 1981 et 1990. En 2003 il suit la campagne électorale du premier ministre Bernard Landry et filme sans complaisance chaque étape de cette course d’un politicien qui saura accepter dignement la défaite. À hauteur d’homme, le documentaire issu de ces semaines de tournage vaudra à son réalisateur le Jutra 2004 du documentaire.

Cette façon qu'a Labrecque de considérer le cinéma comme un véhicule de l'histoire se manifeste aussi à travers une série de documentaires sur des moments marquants du passé ou sur des personnages d'envergure. Ainsi, le cinéaste filme L'Histoire des trois (1989) – sur un trio d'étudiants qui, en 1958, assiègent le bureau de Maurice Duplessis pour obtenir l'instruction gratuite –, 67 bis, boulevard Lannes (1990) – sur la rencontre déterminante entre Claude Léveillée et Édith Piaf –, ou encore André Mathieu, musicien (1993), L'Aventure des Compagnons de Saint-Laurent (1995) et Anticosti au temps des Menier (1999). Pour accompagner les célébrations du 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec, il réalise Infiniment Québec un film hommage qui sera diffusé au printemps 2008.

Cinéaste de fiction, Labrecque reste fidèle à ses préoccupations historiques. Les Smattes (1972) et L'Affaire Coffin (1979) s'inspirent de faits divers authentiques, Les Vautours (1975) et Les Années de rêves (1984) inscrivent le destin d'un personnage – Louis Pelletier, sorte d'alter ego du cinéaste – dans le mouvement de l'histoire récente du Québec.

On ne peut parler de Jean-Claude Labrecque, chef opérateur de tous ses documentaires, sans insister sur son art de la caméra. Avant d'être réalisateur, il était déjà l'un des meilleurs caméraman du jeune cinéma québécois des années soixante. Dans sa filmographie d'alors, qui compte À tout prendre, Le Chat dans le sac, The Ernie Game et La Vie heureuse de Léopold Z., il affirme déjà un style marqué par l'acuité du regard et la souplesse de la caméra. Et même s'il réalisera par la suite une quarantaine de films et trois télé séries, il ne cessera jamais de faire la direction de photo et d'épauler la caméra, notamment pour Michel Moreau (Les Trois Montréal de Michel Tremblay ; Une enfance à Natashquan), Fernand Dansereau (De l'autre côté de la lune) et Bernard Émond (Contre toute espérance).

Jean-Claude Labrecque a reçu le Prix Albert-Tessier en 1992, il a été le président de la Cinémathèque québécoise (1976-1978), des Rendez-vous du cinéma québécois (1991-1993) et du Conseil d’administration des Jutra (2001-2004).



Meilleur film

Continental, Un film sans fusil

Luc Dery – Kim McCraw

L'âge des ténèbres
Denise Robert, Daniel Louis

La brunante
Jean-Roch Marcotte, Normand McKay

Les 3 p’tits cochons
Pierre Gendron, Christian Larouche


Meilleure réalisation

Denys Arcand

L’âge des ténèbres

Fernand Dansereau
La brunante

Bernard Émond
Contre toute espérance

Stéphane Lafleur
Continental, un film sans fusil


Meilleure actrice

Sylvie Léonard

L’âge des ténèbres

Isabelle Richer
Les 3 p’tits cochons

Guylaine Tremblay
Contre toute espérance

Karine Vanasse
Ma fille, mon ange


Meilleur acteur

Roy Dupuis

Shake Hands With The Devil

Marc Labrèche
L’âge des ténèbres

Claude Legault
Les 3 p’tits cochons

Guillaume Lemay-Thivierge
Nitro


Meilleure actrice de soutien

Suzanne Clément

La brunante

Laurence Leboeuf
Ma fille, mon ange

Véronique Le Flaguais
Surviving My Mother

Julie Perreault
Les 3 p’tits cochons


Meilleur acteur de soutien

Emmanuel Bilodeau

Bluff

Real Bossé
Continental, un film sans fusil

Paul Doucet
Les 3 p’tits cochons

Guillaume Lemay-Thivierge
Les 3 p’tits cochons


Meilleur scénario

Denys Arcand

L’âge des ténèbres

Bernard Émond
Contre toute espérance

Stéphane Lafleur
Continental, un film sans fusil

Claude Lalonde, Pierre Lamothe
Les 3 p’tits cochons


Meilleure direction de la photographie

Bruce Chun

Nitro

Bernard Couture
Les 3 p’tits cochons

Alain Dostie
Silk

Sara Mishara
Continental, un film sans fusil


Meilleure direction artistique

Gilles Aird

Les 3 p’tits cochons

André-Line Beauparlant
Continental, un film sans fusil

David Pelletier
Le ring

François Séguin
Silk


Meilleur son

Simon Poudrette

À vos marques… Party

Pierre Bertrand, Sylvain Bellemare, Bernard Gariépy-Strobl
Continental, un film sans fusil

Patrick Rousseau, Marcel Pothier, Gavin Fernandes, Stéphane Bergeron
Ma fille, mon ange

Claude La Haye, Claude Beaugrand, Hans-Peter Strobl, Bernard Gariépy Strobl
Silk


Meilleur montage

Michel Arcand, Louis Martin-Paradis

Shake Hands With The Devil

Louise Côté
Contre toute espérance

Éric Drouin
Nitro

Sophie Leblond
Continental, un film sans fusil


Meilleure musique

Normand Corbeil
Ma fille, mon ange

Stéphane Dufour
Les 3 p’tits cochons

FM Le Sieur
Nitro

Catherine Major
Le ring


Meilleurs costumes

Brigitte Desroches

La brunante

Monic Ferland
Les 3 p’tits cochons

Ginette Magny
Surviving My Mother

Carlo Poggioli, Kazuko Kurosawa
Silk


Meilleur maquillage

Kathryn Casault

Ma tante Aline

Johanne Gravel
Nitro

Marlène Rouleau
Les 3 p’tits cochons

Diane Simard
L’âge des ténèbres


Meilleure coiffure

Réjean Forget

Ma tante Aline

Réjean Goderre
Ma fille, mon ange

Johanne Paiement
Les 3 p’tits cochons

Denis Parent
Nitro


Meilleur documentaire

Americano

Carlos Ferrand
(Les films du tricycle)

Au pays des colons
Denys Desjardins
(Office national du film)

Le Peuple invisible
Richard Desjardins, Robert Monderie
(Office national du film)

Up the Yangtze
Yung Chang
(Office national du film)


Meilleur film d'animation

Isabelle au bois dormant

Claude Cloutier
(Office national du film)

Madame Tutli-Putli
Chris Lavis, Maciek Szczerbowski
(Office national du film)

Révérence
Patrick Bouchard
(Office national du film)

The Tourists
Malcom Sutherland
(Malcom Sutherland)


Meilleur court/moyen métrage

Can You Wave Bye Bye ?

Sarah Galea-Davis
(NúFilms)

The Colony
Jeff Barnaby
(Eyesteelfilm)

Dust Bowl Ha! Ha!
Sébastien Pilote
(Hahafilms)

Notre prison est un royaume
Simon Galiero
(F.W. Films)




Source : Radio Canada







< - RETOUR - >