Communiqué



Bacchanale de Kemeid | Santiago d'Hélène Robitaille

27 Janvier 2008 - au Théâtre d'Aujourd'hui le 19 février 2008.

« Qu'est-ce qui se serait passé si Albertine, au lieu de souffrir le calvaire, avait eu la possibilité de jouir ? Je vais vous dire ce que j'en pense : le Plateau Mont-Royal aurait brûlé au grand complet. C'est ce feu que je veux montrer sur scène. » (Olivier Kemeid)

Bacchanale du 19 février au 15 mars 2008
Texte : Olivier Kemeid
Mise en scène : Frédéric Dubois
Avec : Violette Chauveau, Johanne Haberlin, Marie-Claude Giroux, Michelle Rossignol, Isabelle Roy et Isabelle Viencent
Dramaturgie : Stéphane Lépine
Assistance à la mise en scène : Maude Labonté
Scénographie : Olivier Landreville
Costumes : Linda Brunelle
Éclairages : Martin Gagné
Environnement sonore : Ludovic Bonnier
Création : Théâtre d'Aujourd'hui


J'ouvre la porte du monde
Dans le vaste flot des sons dissonants
Dans l'odeur de frayeur qui m'engloutit sur le champ de bataille
Dans ce capharnaüm infernal où les rares relents d'humanité tentent de survivre
Parmi la multitude la foule les silhouettes les spectres les ombres suspendues je te vois
Toi

Je te vois venir vers moi virevoltante entre les volutes de fumée
Un plateau à la main sur lequel tiennent miraculeusement en équilibre liquides de toute espèce
Coupes à cocktails aux couleurs fantasques dés à coudre dés à boire pichets remplis à ras bord
Dont la mousse sous l'effet du roulis voltige et vient se déposer comme une offrande sur les bouches lippues des clients tripoteurs

Je te vois tenter de te frayer un passage parmi les troncs en transe les damnés sous la terre qui trépignent sur des musiques de fin du monde afin d'oublier la condamnation d'une vie sans but

Je te vois recevoir l'aboiement la voix de l'ordre de la raison de la logique du devoir de l'impératif du service de la soumission de la courbure de l'affaissement

Je te vois marcher à nous

Tu as la tête haute des époques noires
Sur ton front brille une couronne que personne ne remarque
À tes poignets des bracelets scintillants
Ils rappellent que tu as été une esclave
Dans tes yeux l'éclat de la révolte qui gronde et ne demande qu'à sortir
En toi sommeillent Antigone, Électre, Phèdre, Médée, Hécube et toutes les autres
Tu as peut-être eu des enfants un mari et je ne sais combien d'anciennes flammes
Mille vies se sont déjà consumées en toi

J'ai pensé à ce que tu étais à ce que vous étiez à ce que vous êtes encore bien souvent
De porteuses d'eau à waitress l'histoire se répète

J'ai pensé à nous à ce que nous devenons quand nous nous replions sur nous-mêmes quand nous ne vous laissons plus aucune place ce qui arrive bien souvent

Ce soir-là j'ai voulu mettre le feu à ma vie je ne sais pas pourquoi il y a des jours où l'on veut s'incendier soi-même
Tu es venue
Tu m’as sauvé
Vous nous sauverez toujours
Je t’aime tellement
Je t’aime plus que tout au monde
Je t’aime plus que le monde.
Olivier Kemeid, Auteur



Résumé :

Bacchanale.
Six femmes serveuses dans un vaste bar montréalais. Un antre de libations.
Six femmes qui représentent chacune une tranche d'âges, une posture, une révolte.
Six cris, puis un seul, celui de la bacchanale.

Les serveuses sont dans un bar, notre monde, et elles s'expriment dans une langue rugueuse, notre langue. Parfois elles s'échappent, et l'on sent poindre de vieilles pulsions héritées des premiers temps. Pulsions qui prennent de plus en plus de place. Hécube qui dort sous Monique ne demande qu'à se réveiller…

Les sénateurs romains condamnaient les rites orgiaques des bacchantes pour une seule raison : les hommes qui y étaient initiés étaient si débauchés qu'ils ne pouvaient plus tenir une arme. Ne plus pouvoir tenir une arme, juste pour cela, il n'y a rien de plus beau qu'une bacchanale.

Cette pièce est le continent noir de la déraison, de l'irrationnel. On y livre ce qui ne peut être dit raisonnablement aujourd'hui. Un théâtre pulsionnel qui mélange attirance et effroi. Un grondement sourd qui ébranle les fondations. C'est de cette peur que traite Bacchanale, une peur qui se mêle, qui se fusionne avec un amour immodéré pour ces femmes.



AU DÉPART il y a un auteur de théâtre qui a pour nom Olivier Kemeid. Bachelier en sciences politiques et en philosophie de l'Université de Montréal, diplômé de l'École nationale de théâtre en écriture dramatique, Olivier Kémeid a été l'adjoint artistique de Marie-Thérèse Fortin au Théâtre du Trident, il est actuellement directeur artistique d'Espace libre et cofondateur des Trois Tristes Tigres, une compagnie de création qui présentait en décembre dernier une formidable adaptation de L'Énéide de Virgile. Ses pièces ont été jouées dans différents lieux : Les mains au Théâtre de Quat'Sous, Une ardente patience au Théâtre du Bic, Quasi Umbra aux Gros Becs, Rabelais au Nouveau Théâtre expérimental, Pedro Paramo au Conservatoire d'art dramatique de Montréal et Tout ce qui es debout se couchera, cosigné avec Patrick Drolet, à Espace libre. Auteur en résidence au Festival des Francophonies en Limousin en 2004 et à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon en 2007, Olivier Kemeid est également coconcepteur des Cabarets du CLIM et membre du comité de rédaction de la revue Liberté.

AU DÉPART il y a l'expérience de travail d'Olivier Kemeid dans un bar du centre-ville de Montréal, « dans ce capharnaüm infernal où les rares relents d'humanité tentent de survivre ». Là, soir après soir, des hordes de buveurs débarquent, animés d’une soif que rien ne saurait étancher. Là, « un plateau à la main sur lequel tiennent miraculeusement en équilibre liquides de toute espèce, coupes à cocktails aux couleurs fantasques, dés à coudre, dés à boire, pichets remplis à ras bord », des femmes tentent tant bien que mal de survivre aux assauts répétés d'une clientèle d'hommes engagés dans un « dérèglement de tous les sens ». Là, « entre les volutes de fumée », se vit l'asservissement et la soumission des damnées de la terre. Mais là aussi gronde une révolte sourde, qu'exprimait déjà tragiquement Ophélie / Électre dans Hamlet-machine de Heiner Müller : « Au coeur de l'obscurité. Aux métropoles du monde. Au nom des victimes. Je change le lait de mes seins en poison mortel. Je reprends le monde auquel j'ai donné naissance. J'étouffe entre mes cuisses le monde auquel j'ai donné naissance. À bas la soumission. Vive le soulèvement. »

AU DÉPART il y a les bacchantes, ces femmes du cortège de Dionysos, dieu grec de la vigne, du vin et du délire extatique, ces femmes souvent représentées, sur les céramiques ou les sculptures antiques, échevelées et fougueuses, vêtues de peaux de bêtes ou de robes légères et transparentes. Et il y a Les Bacchantes, cette tragédie posthume d'Euripide (480-406 av. J.-C.) dans laquelle Dionysos retourne à Thèbes, où il est né, sous les traits d'un mortel. Il cherche à se venger de Penthée, qui refuse de le reconnaître et de l'honorer comme un dieu. Rapidement, il entraîne les femmes de la Cité à sa suite et les emmène dans la forêt, où elles se livrent au culte orgiaque de Dionysos. Parmi elles se trouve Agavé, la mère du roi Penthée. Ce dernier découvre la situation et décide d'y mettre bon ordre. Il fait emprisonner cet étranger et les femmes qui l'accompagnent. Les bacchantes sont alors poussées à la folie furieuse par le dieu; elles détruisent et tuent tout ce qui se trouve sur leur passage. L'étranger propose alors à Penthée d'aller se cacher sur le mont Cithéron pour constater de lui-même la colère du dieu. Il accepte, mais il est découvert par les Ménades qui le réduisent en pièce sur l'ordre de Dionysos, Agavé à leur tête. Ce n'est qu'après avoir ramené en triomphe la tête de Penthée au palais que celle-ci s'aperçoit avec horreur qu'elle a tué son propre fils.

AU DÉPART il y a l'oeuvre de Michel Tremblay et, en particulier, Françoise Durocher, waitress, ce court métrage réalisé par André Brassard d'après des textes de Tremblay et qui offre une vision kaléidoscopique de la serveuse de restaurant, symbole de la femme aliénée. Ce film mythique du cinéma québécois, tourné en 1972 et dans lequel la comédienne Michelle Rossignol (que l'on retrouve dans Bacchanale) interprétait le rôle de Pierrette Guérin, combine des scènes réalistes à un étonnant choeur des serveuses, qui scande les commandes des clients. De porteuses d'eau à waitress l'histoire peut donner l'illusion de se répéter, mais si le temps des offrandes était terminé ? « Tremblez, l'heure de la domination s'achève. » « Je te vois tenter de te frayer un passage parmi les damnés sous la terre qui trépignent sur des musiques de fin du monde afin d'oublier la condamnation d'une vie sans but. » En ces femmes si magnifiquement, si amoureusement dépeintes par Michel Tremblay, en ces femmes trop longtemps soumises et qui trop longtemps ont courbé l'échine sommeillent des Antigone, des Électre, des Phèdre, des Médée, des Hécube. Olivier Kemeid le dit haut et fort : « Qu'est-ce qui se serait passé si Albertine, au lieu de souffrir le calvaire, avait eu la possibilité de jouir ? Je vais vous dire ce que j'en pense : le Plateau Mont-Royal aurait brûlé au grand complet. » C'est ce feu qui jaillit sur scène avec Bacchanale.

AU DÉPART il y a aussi une terrible constatation : la première cause de décès chez les hommes de 18 à 45 ans au Québec demeure le suicide. « Je vois dans notre bar les spectres des jeunes hommes qui se sont jetés du Pont Jacques-Cartier sur le Boulevard René-Lévesque et je me dis ô toi ma ville mon pays qu’est-ce qui se passe tes fils fracassent l’autel de leurs souffrances sur les pères fondateurs de la nation. » La flamme qui animait le Québec dans les années 1960 et 1970 s’est-elle donc éteinte? La transmission du flambeau n’a donc pas eu lieu? Doit-on assister, impuissants, à la trahison et à la faillite des espérances ?

Et À L'ARRIVÉE il y a BACCHANALE : six femmes, serveuses dans un bar montréalais. Un antre de libations. Un antre de libération. Six femmes qui représentent chacune une tranche d'âge, une posture, une révolte. Six cris, puis un seul, celui de la bacchanale. Les serveuses sont dans un bar, notre monde, un bar qui est aussi, peut-être, une métaphore du Québec actuel et elles s'expriment dans une langue rugueuse, notre langue, mais déformée, réinventée, transfigurée. Elles répètent des gestes routiniers, mais rêvent aussi parfois. Un chant s'élève en elle. Le chant de leurs peines d'amours perdues, de leurs espoirs brisés, de ces désirs qu'elles ne parviennent plus à taire. Parfois elles s'échappent. Elles laissent tomber leurs oripeaux et les masques de leur aliénation, et l'on sent alors poindre de vieilles pulsions héritées des temps ancestraux. Pulsions qui prennent de plus en plus de place. Car il y a en Monique une Hécube qui dort. Il y a en toutes ces femmes une bacchante qui ne demande qu'à se réveiller.

Les sénateurs romains condamnaient les rites orgiaques des bacchantes pour une seule raison : les hommes qui y étaient initiés étaient si débauchés qu'ils ne pouvaient plus tenir une arme. Ne plus pouvoir tenir une arme! Juste pour cela, il n'y a rien de plus beau qu'une bacchanale!

BACCHANALE d'Olivier Kemeid est le continent noir de la déraison, de l'irrationnel. On y dit ce qui ne saurait raisonnablement être dit aujourd'hui. On y entend ce qui normalement est tu. À mi-chemin de la tragédie grecque et du théâtre de Tremblay, Bacchanale est une oeuvre pulsionnelle qui mélange attirance et effroi. C'est un grondement sourd qui ébranle les fondations. C'est de cette peur que traite Bacchanale, une peur qui se mêle, qui se fusionne avec un amour profond qu'entretient Olivier Kemeid pour les femmes, pour toutes les femmes.

Feuilletez les magazines féminins, écoutez les femmes à la télé, regardez la publicité et voyez ce qu'une femme doit être aujourd'hui : belle, éternellement jeune, ambitieuse mais pas trop, bonne mère, bonne fille, suffisamment indépendante, suffisamment soumise, forte, sensible… À croire que la libération de la femme avait un prix : la perfection. Pour se montrer digne de sa liberté chèrement acquise, la femme d'aujourd'hui doit être impeccable, jamais hystérique, jamais irrationnelle, jamais trop émotive. Ce serait un retour en arrière, un pénible rappel du temps où la femme était le « sexe faible ». Mais ce serait aussi lui concéder une arme puissante, dangereuse : la furie. Dans sa pièce, Olivier Keimed délivre la femme du carcan de la modération et lui redonne démesure et pouvoir, le temps d'une bacchanale.

L'histoire se déroule dans un bar comme on les connaît. Une grande boîte où se mêle défoulement et plaisir, machine de promo, calcul des ventes, serveuses aguichantes qui montrent poitrine ou jambe, c'est selon. Un lieu, bref, où le chaos est commandité par la brasserie X, un endroit où le potentiel anarchique des masses est canalisé en quelques heures de folie le vendredi et le samedi soir. Le bar, ici, est aliénation. C'est le symbole d'une machine encore plus grande qui emprisonne pulsions et passions, au profit de l'ordre économique et social. Les buss-girl, barmaids et gérantes sont donc au service de la machine et se dévouent, ce soir-là, pour l'initiation des étudiants en génie à l'université. Elles vont atteindre des ventes record et, victorieuses, elles vont se permettre de célébrer. Après avoir été au service, elles se servent. C'est l’Histoire qui tourne…

Comme ce sont elles qui incarnent l'ordre, elles qui vendent l'alcool, elles qui décident quand fermer le bar, il n'y aura personne pour les arrêter, elles. Elles goûtent enfin au pouvoir qu'elles ont entre les mains depuis toujours. Elles entrent dans leur force, non sans désespoir, non sans hystérie, mais avec une puissance qui ne connaîtra pas de barrière. Pendant cette nuit-là, cette bacchanale, elles se réapproprient leur histoire et vont elles-mêmes, salir la vierge, la libérer de ce qui est devenu un fardeau.

Émilie est la plus jeune de la bande de femmes, la moins expérimentée et la plus malheureuse. C'est qu'elle protége sa pureté, ne veut pas se salir. Et tant qu'elle aura peur d'être souillée, elle ne pourra pas embrasser le monde parce que le monde est dégoûtant. Le monde, la vie devient une menace pour son intégrité : elle veut donc mourir. Il faudra que les femmes la forcent à renoncer à cette pureté pour qu'elle plonge finalement sans peur dans la force vive et qu'elle soit reconnue par ses soeurs. Pour elles, accéder à la pureté totale c'est d'abord accepter d'être souillée par la vie et par le combat.

Certains diront que le combat féministe est terminé. Il n'y a rien de moins sûr. Bacchanale, en tout cas, semble nous dire : Et si ce n'était pas encore fini ? Et si c'est par la furie, l'éclatement du système, que le mouvement féministe compléterait enfin sa révolution ? Qu'est-ce qui se passerait, alors ? Si on allait dans l'hystérie pas seulement le vendredi, pas seulement le samedi, si, on brisait le cadre, la machine de promo, si on refusait le système des ventes ? On ne le fera pas. Mais si on le faisait, qu'est-ce qui se passerait ?

Catherine Léger


______________



BIOGRAPHIES

Olivier Kemeid est dramaturge, metteur en scène, comédien et directeur artistique d'Espace Libre. Bachelier en science politique et en philosophie de l'Université de Montréal, diplômé de l'École nationale de théâtre en écriture dramatique, il est membre fondateur des Trois Tristes Tigres, une compagnie de théâtre de création.Ses pièces ont été jouées dans différents lieux : Les mains (écrit en collaboration avec Eric Jean) au Quat'Sous, Une ardente patience au Théâtre du Bic, Quasi Umbra aux Gros Becs, Tout ce qui est debout se couchera écrit en collaboration avec Patrick Drolet à L'Espace Libre et Rabelais écrit en collaboration avec Alexis Martin et Patrick Drolet au Nouveau Théâtre Expérimental. Tout récemment il signait le texte et la mise en scène de L'Énéide d'après Virgile, présenté sur les planches d'Espace Libre. Auteur en résidence au Festival des Francophonies en Limousin (mai-juin 2004) et à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon (Centre national des écritures du spectacle, août 2007), Olivier Kemeid est également membre du comité de rédaction de la revue Liberté.

Sorti du Conservatoire d'Art Dramatique de Québec en 1999, Frédéric Dubois a déjà plus d'une trentaine de mise en scène à son actif. Très impliqué dans le milieu théâtral de Québec, il a signé toutes les mises de scènes du TFT, dont il est fondateur et directeur artistique. Son adaptation de Zazie dans le métro de Raymond Queneau et sa mise en scène extérieure de Vie et mort du roi boiteux de Jean Pierre Ronfard ont confirmé son audace et son talent à présenter des textes importants de la dramaturgie québécoise et d'ailleurs. Ses collaborations avec le Théâtre du Trident (Ha ha!... de Réjean Ducharme), le Théâtre de la Bordée (Les Feluettes de Michel Marc Bouchard, En pièces détachées de Michel Tremblay, Ubu Roi d'Alfred Jarry, Macbeth de Michel Garneau), Le Théâtre Bluff (D'Alaska, de Sébastien Harrison), le Théâtre du Tandem (Le Palier de Jean Guy Côté), lui ont permis de peaufiner son écriture scénique toute personnelle. Sa mise en scène de La librairie de Marie Josée Bastien tourne depuis quatre ans sur toutes les scènes du Canada en anglais et en français. Parallèlement, Frédéric Dubois enseigne le jeu scénique dans les différentes écoles de théâtre du Québec. Il défend aussi les intérêts de sa discipline en s'impliquant au sein de l'Association des Compagnies de Théâtre (ACT).



-30-


Source : Théâtre d'Aujourd'hui
http://www.theatredaujourdhui.qc.ca
Photo : Neil Mota (photo en noir et blanc)



________________________________________


Le Théâtre Sortie de Secours présente, en codiffusion avec le Théâtre d'Aujourd'hui


SANTIAGO
SUR LA ROUTE DE COMPOSTELLE
Jusqu'au 2 février 2008
AU THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI


« C'est un magnifique voyage dans le temps que nous propose le Théâtre Sortie de secours avec Santiago sur la route de Compostelle de Hélène Robitaille (…) La musique et les éclairages sont saisissants. Les comédiens font preuve d'une souplesse admirable en multipliant les personnages uniquement par leur jeu. »
- Jean Beaunoyer, La Presse, 21 janvier 2008

« Un texte écrit dans une langue belle, riche, colorée… »
- Francine Grimaldi, Pourquoi pas dimanche, Radio- Canada, 20 janvier 2008

« (...) drôle, festif, dramatique, tragique, fantasmagorique (...) »
- Isabelle Guilbault, Radio-Canada

« (...) ruptures de ton saisissantes, des passages d'une ravissante drôlerie et des éclairs de poésie et d'éblouissement (...) »
- Jean St-Hilaire, Le Soleil


Dans un Moyen Âge quelque peu magique, entre la France et l'Espagne, Santiago nous entraîne dans une histoire fantaisiste et pleine d'humour, peuplée de personnages à la fois frustes et délicats. Ces personnages, des pèlerins, marchent vers Saint-Jacques de Compostelle (Santiago, en espagnol), chacun trimbalant dans son baluchon ses fautes et ses espoirs. Mais la forêt n'abrite pas que les morts et les brigands : elle déborde aussi d'étoiles et de coquilles Saint-Jacques, d'amour, de remords... et de mystères!


SANTIAGO – SUR LA ROUTE DE COMPOSTELLE


Texte : Hélène Robitaille

Mise en scène : Philippe Soldevila

Assistance à la mise en scène : Marjolaine Guilbert

Distribution : Frédérick Bouffard | Normand Poirier | Pierre Potvin | Lucien Ratio | Marie-France Tanguay | Marjorie Vaillancourt | Réjean Vallée

Décor et éclairages : Christian Fontaine

Costumes : Erica Schmitz

Musique | environnement sonore : Pascal Robitaille

Coordination des mouvements : Harold Rhéaume

Régie : Katia Talbot


THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI
3900, rue St-Denis,
Montréal

Billetterie :
(514) 282-3900
http://www.theatredaujourdhui.qc.ca


- 30 -


Source : Théâtre Sortie de Secours & Théâtre d'Aujourd'hui







< - RETOUR - >