Communiqué



Salon du livre de Montréal 2007

14 Novembre 2007 - 30 ans, c’est délirant, non? 30 ans de promotion de la lecture, 30 ans d’animations organisées avec soins, 30 ans d’auteurs reçus en entrevues intelligentes, 30 ans de séances de signatures, 30 ans de passion du livre! Et ce n’est pas fini : on en rajoute même cette année avec une journée supplémentaire… de quoi fêter dignement!


Pour ce faire, nous vous promettons des invités d’honneur tous plus exceptionnels les uns que les autres, des animations qui vous en mettront plein la vue, des conférences, sérieuses et rigoureuses, mais jamais ennuyeuses, et des surprises. Bref, cette 30e édition du Salon du livre de Montréal sera un anniversaire haut en couleur et en qualité.


Vous brûlez d’en savoir plus? Rendez-vous vous est donné du 14 au 19 novembre 2007.


Bonne saison!


Francine Bois,
Directrice générale




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Les invités d'honneur au Salon édition 2007

Fidèle à sa coutume de saluer chaque année des écrivains d’ici et de l’étranger, le Salon du livre de Montréal accueille des auteurs en provenance de plusieurs continents littéraires ; roman graphique et historique, polar, littérature psychologique, fantaisiste et de science-fiction, littérature jeunesse et ouvrage encyclopédique. Tous ces genres sont représentés à travers les invités qui honorent le Salon de leur présence en cette 30e édition.

Alain M. Bergeron, Pierre Bottero, Marie Darrieussecq, Anna Enquist, Michel Lessard, Nadine Monfils, Maxine-Olivier Moutier, Stanley Péan et Michel Rabagliati.


Alain M. Bergeron

Prolifique auteur de littérature jeunesse, Alain M. Bergeron est né en 1957 dans la région québécoise des Bois-Francs. Il fait ses débuts comme écrivain en 1989 avec L’Éclipse du temps (Soulières Éditeur) lauréat du prix Cécile-Rouleau de l’Association canadienne d’éducation de langue française. Ce premier volume sera suivi d’une cinquantaine de romans et d’albums. La majorité de ses livres, qui s’adressent tantôt aux tout-petits, tantôt aux enfants et parfois aussi aux adolescents, ont été publiés aux éditions Pierre Tisseyre, chez Soulières Éditeur et aux Éditions Michel Quintin. Ses titres L’Arbre de joie (Soulières 1999) et Zzzut ! (Soulières 2001) étaient respectivement couronnés du prix Boomerang 2000 et du prix Communication-Jeunesse 2001-2002.

Alain M. Bergeron est aussi l’un des créateurs de la collection Savais-tu ?, plus de trente ouvrages documentaires et humoristiques dans le style bédé, réalisés avec l’illustrateur Sampar et l’éditeur Michel Quintin. Aux titres tels Les Carcajous, Les Salamandres et Les Sangsues, s’ajoutaient en octobre dernier Les Vers Solitaires et Les Souris ! Véritables mines d’information sur toutes sortes de bestioles mal-aimées, les livres abordent avec légèreté la vie de ces créatures qui suscitent davantage la peur ou la répulsion que la curiosité. La collection recevait le Sceau d’argent du prix Monsieur Christie en 2003. « Faciles à lire, remplis d’images rigolotes et d’explications claires, pas surprenant que l’intérêt des jeunes lecteurs pour ces albums ne cesse de croître. » (Gardavue, Québec, 2006)

Alain M. Bergeron a été finaliste au Prix Hackmatack, le choix des jeunes, en 1999, 2002, 2003 et 2005, ainsi qu’au Prix palmarès Communication-Jeunesse 9-12 ans, en 2001, 2002, 2003 et en 2004. Dans la dernière année, outre les deux derniers Savais-tu ?, il a publié Mission Ouaouaron, illustré par Geneviève Couture et publié à la courte échelle, Mon ami Victor, illustré par Bruno St-Aubin (éditions Imagine) , Capitaine Static, illustré par Sampar (Québec Amérique).




Pierre Bottero

« Le hasard fait bien les choses », dit-on parfois, adage qui convient tout à fait à Pierre Bottero, instituteur qui n’avait jamais envisagé devenir écrivain. Pourtant, depuis ce fameux jour où il s’est installé devant son ordinateur pour prouver à sa fille aînée qu’il était facile d’écrire une histoire, Pierre Bottero s’est pris à son propre jeu. Une douzaine de livres et des centaines de milliers de lecteurs plus tard, l’auteur français écrit depuis 2001 des livres pour les adolescents, peuplés de héros et d’héroïnes qui n’ont pas froid aux yeux.

L’auteur « séduit par la profondeur de ses personnages et l'intensité de ses histoires, mêlant subtilement humour et émotion, ainsi que par l'authenticité qui se dégage de son œuvre. » (Evénement.fr, France)

Après ses premiers romans réalistes, notamment Amies pour la vie et Mon cheval, mon destin, publiés chez Flammarion, l’auteur se lance dans la création d’une trilogie combinant science-fiction et fantastique, La Quête d’Ewilan, publiée chez Rageot. Au centre des trois volumes, une orpheline de 14 ans aux yeux violets nommée Camille qui se voit soudainement happée par un monde parallèle, Gwendalavir. Paraît ensuite Les Mondes d’Ewilan, une seconde trilogie également parue chez Rageot. Refermant le dernier tome de la série, l’une des rédactrices du magazine Le Libraire écrivait : « Plus qu’un roman fantastique, c’est une épopée magistrale qui se termine. Bottero possède le talent immense de nous river aux pages. Ses personnages sont des êtres qu’on chérit, qui nous touchent et pour lesquels on tremble, et les événements sont prétextes à véhiculer des valeurs essentielles et touchantes. »

Pierre Bottero quitte ensuite le monde d’Ewilan pour créer une nouvelle série, L’Autre (Rageot) qui relate l’histoire de Nathan et Shaé, un Québécois et une Marseillaise dont les destins se verront inextricablement liés dans une commune lutte contre « l’autre », véritable incarnation du Mal. Après Le Souffle de la hyène (2006) et Le Maître des tempêtes (avril 2007), le dernier tome de L’Autre, La huitième porte devrait sortir juste à temps pour le Salon du livre de Montréal.

Parallèlement à cette série, Bottero publiait – toujours chez Rageot - Ellana (2006), premier d’une trilogie intitulée Le Pacte des Marchombres. Sans être une suite des séries sur Ewilan, on retrouve dans cette nouvelle série l’univers de Gwendalavir et plusieurs personnages croisés au fil des romans précédents.

Lauréat de nombreuses distinctions, la plus récente étant le prix TSR Littérature ados 2007 pour Le Souffle de la hyène, Pierre Bottero vit en Provence avec sa femme et ses deux filles.




Marie Darrieussecq

Fin août 2007, les éditions P.O.L publiaient Tom est mort, le dernier roman de Marie Darrieussecq, actuellement en lice pour les prix Goncourt et Femina. L’œuvre expose la douleur d’une mère, dix ans après la mort de son fils de 4 ans et demi. « Le roman est profond, vrai, bien construit et constamment enfiévré d’images originales. […] Darrieussecq n’a pas son pareil pour suggérer la nature secrète de l’angoisse, ses fissures, sa manière de scintiller au creux d’un après-midi, ses visions surréalistes; le roman est aussi original par sa force documentaire et pour dire l’infirmité de la parole, buter et cafouiller dans les mots et les circonstances et pour nous montrer comment les êtres dérapent et tombent. » (Le Point, France)

Née dans un hameau près de Bayonne au Pays Basque et elle-même mère de deux enfants, Marie Darrieussecq fut révélée comme écrivaine en 1996 avec la publication de Truismes, un premier roman racontant la métamorphose d’une esthéticienne en truie. Le livre connaît un succès immédiat et phénoménal. Truismes s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires et a été traduit en 44 langues. Derniers acquéreurs de l’oeuvre? La Syrie et l’Egypte. Jean-Luc Godard en a par ailleurs acheté les droits d’adaptation cinématographique. Entre Truismes et Tom est mort, elle a publié six autres romans chez P.O.L : Naissance des fantômes, Le Mal de mer, Bref séjour chez les vivants, Le Bébé, White et Le Pays. En 2006, P.O.L publie un recueil de nouvelles intitulé Zoo. Celui-ci réunit quinze nouvelles écrites au cours des vingt dernières années et commandées par des magazines et autres publications. On y retrouve « mères problématiques, métamorphoses, animaux, clones humains, fantômes... Ces nouvelles brassent les obsessions de l'auteur en un bestiaire léger, où son regard d'entomologiste du genre humain s'épanouit avec une grâce comique, souvent plus désinvolte que dans les romans. » (Les Inrockuptibles, France)

L’auteure a également écrit un conte – Claire dans la forêt - Suivi de Penthésilée, premier combat, publié par les Editions des Femmes. Pour le théâtre, elle écrit Le Musée de la mer, pièce créée au printemps 2007 à Reykjavik (Islande), dans une traduction réalisée par Sjon, le parolier de la chanteuse Björk. Marie Darrieussecq a aussi adapté Ordet de Karl Munk, pièce jouée aux Carmes à Avignon l’été dernier. Enfin, l’écrivaine travaille actuellement à la traduction des Tristes d’Ovide, ouvrage qui paraîtra en décembre 2008 chez P.O.L.




Anna Enquist

Avec Le Retour, un sixième ouvrage traduit en français et édité chez Actes Sud, la Néerlandaise Anna Enquist propose le saisissant portrait d’Elizabeth, épouse de l’explorateur James Cook, dans un roman historique. Publié en français en 2007, le roman suscite un intérêt soutenu et d’élogieuses critiques.

« Tout est historiquement exact dans le nouveau roman de la Néerlandaise Anna Enquist. Et pourtant l’imaginaire domine ce livre qui prend pour point de départ la vie et les voyages de l’explorateur James Cook. […] Par le rythme de sa phrase qui ne boite jamais, son écriture âpre et sans pathos, Anna Enquist nous offre un somptueux roman, à la fois historique et intemporel. » (Lire, France, 2007)

« Anna Enquist excelle à plonger son lecteur dans les méandres des pensées, des joies, des angoisses et des peines d'une femme effacée qui doit supporter le terrible poids de l'absence et de l'incertitude. » (État-critique.com, France, 2007)

Poète et romancière connue sous le pseudonyme d’Anna Enquist, Christa Widlund-Broer est née à Amsterdam en 1945. Après des études de piano au conservatoire de musique de La Haye, elle étudie la psychologie clinique à Leyde et devient psychanalyste. Menant de front une carrière de pianiste de concert et de psychanalyste, elle abandonne la vie de musicienne professionnelle en 1987 pour se mettre à l'écriture. Elle se fera d’abord connaître par la publication de Soldatenliederen (Chants de soldats) en 1991, un premier recueil de poésie qui sera suivi de plusieurs autres.

En 1994, paraît Het meesterstuk, un premier roman qui lancera sa carrière internationale. La traduction française du livre, Le Chef-d’œuvre, sort chez Actes Sud en 1999. Paraissent ensuite Le Secret (2001), Les Porteurs de glace (2003), La Blessure (recueil de récits, 2005) et enfin Le Saut en 2006. L’œuvre d’Anna Enquist a reçu de nombreux prix littéraires aux Pays-Bas.

« Anna Enquist fait partie de ces auteurs pour qui la littérature n’est jamais une affaire de séduction. De sa rigueur et de son absence de complaisance naît une émotion qui, en renvoyant le lecteur à ses doutes, ses errances et ses blessures, agit sur lui de façon quasi cathartique. » (Lire, France, 2003)





Michel Lessard

En comptant La Nouvelle Encyclopédie des antiquités du Québec, lancée le 30 octobre dernier, l’historien et auteur Michel Lessard Ph.D. aura publié dix-sept ouvrages sur le patrimoine matériel et architectural du Québec aux ÉDITIONS DE L’HOMME. Parmi ceux-ci, on retrouve entre autres L’Île d’Orléans – aux sources du peuple québécois et de l’Amérique française (1998), Objets anciens du Québec (1994) et Montréal au XXe siècle – Regards de photographes (1995). Les livres de Michel Lessard font autorité en matière d’héritage matériel propre au Québec et son travail d’encyclopédiste, entrepris et soutenu depuis plus d’une trentaine d’années, lui a valu plusieurs prestigieuses récompenses, notamment le prix Robert-Lionel-Séguin, ainsi que le prix Gérard-Morisset, la plus haute distinction au pays en matière d’histoire de l’art et de patrimoine national.

Lors de la parution de Meubles anciens du Québec en 1999, on pouvait lire sous la plume de Sylvain Cormier dans Le Devoir les lignes suivantes : « En vérité le Lessard, car on dira désormais le Lessard comme on dit le Robert, répond à un besoin criant. […] Lessard est historien, certes, mais c’est aussi un séducteur : s’il explique, décrit, situe, relativise, il veut aussi que l’on voit, et, si c’était possible, que l’on touche. D’où le soin maniaque apporté à la mise en page et à la reproduction photographique. »

Professeur titulaire en histoire de l’art à l’Université du Québec à Montréal de 1978 à 2005, et depuis sa retraite, professeur associé, Michel Lessard a également signé d’importants ouvrages sur la culture québécoise et rédigé une centaine d’articles pour diverses revues. Communicateur réputé, il a participé à plusieurs séries radiophoniques. Il a aussi agi à titre de concepteur, scénariste et coréalisateur pour une cinquantaine de productions réalisées en collaboration avec les Fernand Dansereau, Guy Dufault, Jean-Claude Labrecque, Jean-Pierre Lefebvre et bien d’autres. Ces documentaires sont pour la plupart distribués aujourd’hui par Multimédia de Montréal et l’Office National du Film. Michel Lessard est membre de la Société des Dix, une académie d’historiens créée en 1935.




Nadine Monfils

« Si d’aventure, au coin écorné d’une page déserte, elle vous invite à la suivre, laissez-vous tenter ; un plongeon au coeur des rêves n’a jamais fait de mal à personne. En principe… » (Paul Mathieu, Service du livre Luxembourgeois)

Née en Belgique en 1953 et aujourd’hui installée sur la butte Montmartre à Paris, Nadine Monfils sera de passage à Montréal pour présenter son dernier roman à suspense : Babylone Dream (Belfond). Aussi captivant qu’angoissant, Babylone Dream s’articule autour des assassinats de deux couples de jeunes mariés, meurtres particulièrement sordides sur lesquels se penchent des enquêteurs atypiques et une profileuse aux étranges pouvoirs. « Un thriller sanguinaire. […] L’écriture juste de Nadine Monfils, sa belle plume, son imagination excentrique, son récit cohérent et parfaitement structuré sont autant d’atouts suffisamment rares pour ce genre d’ouvrage que cela mérite d’être souligné. Voilà un roman à recommander vivement à tous les amateurs de récits peuplés de personnages tellement humains, évoluant dans un univers surréaliste, et à l’érotisme surprenant. Bref, quasiment à tout le monde ! » (auFéminin.com, France, mai 2007). Par ailleurs, le cinéaste français Jean-Pierre Jeunet, connu pour ses films à succès tels que La Cité des enfants perdus (1995), Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain (2000) ou encore Un Long Dimanche de Fiançailles (2003) a tellement aimé ce thriller qu’il a écrit spécialement sa recette du « rêve babylonien » au dos de la couverture de son livre. « Régal assuré », conclut-il.

Poète couronnée de nombreux prix, romancière, dramaturge dont les pièces ont été montées en Belgique, comédienne de théâtre et cinéaste, Nadine Monfils est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages. Elle est bien connue pour la série à succès Le Commissaire Léon – un flic qui tricote parce qu’il a arrêté de fumer ! Les dix polars de cette collection, publiés aux éditions Vauvenargues, seront bientôt réédités chez Belfond. L’écrivain belge est aussi l’auteur d’Une Petite douceur meurtrière et de Monsieur Émile, deux romans policiers parus chez Gallimard (Série Noire).

Nadine Monfils a également écrit des contes, parmi lesquels on note Laura Colombe, La Velue, Contes pour petites filles perverses (éditions Le Cri, Bruxelles et Les Quinze, Montréal, réédité à La Musardine, Paris). « Par la richesse de son imagination et la très haute tenue de son écriture, ce recueil est plus que recommandable, même si un tel choix ne parvient pas toujours à couvrir toute l’étendue de la palette de l’écrivain.» (lelittéraire.com, août 2006)

Coiffant le chapeau de cinéaste, Nadine Monfils a réalisé le film Madame Edouard, tiré du premier Commissaire Léon (réédité aux éditions Complexe, Bruxelles). Sorti en 2004, le film mettait en vedette Josiane Balasko, Michel Blanc, Didier Bourdon, Dominique Lavanant, Andréa Ferréol et Annie Cordy sur une musique originale du chanteur français Bénabar. En février 2008, elle amorcera le tournage d’Il neige en enfer, adaptation de son polar du même nom et troisième de la série du Commissaire Léon, avec entre autres acteurs Émilie Duquenne et Dominique Pinon. Nadine Monfils a également réalisé le court-métrage Un Noël de chien (2004) et collaboré au documentaire Les Allumés de la foi avec le réalisateur Richard Olivier.

L’écrivain a aussi donné des ateliers d’écriture pendant plusieurs années à l’Université européenne d’écriture, au Parallax (école pour acteur) et dans des prisons. Longtemps critique de cinéma dans Tels quels et critique littéraire pour Le Père Ubu, l'équivalent belge du Canard enchaîné, Nadine Monfils collabore à la revue La Gazette de Montmartre et au journal C4 à Liège.




Maxine-Olivier Moutier

Né à Montréal en 1971, Maxime-Olivier Moutier a étudié la biologie, la psychologie et la philosophie et détient un certificat de théologie pastorale et un baccalauréat en lettres et langue françaises de l'Université de Sherbrooke. Tour à tour intervenant psychosocial, psychanalyste dans un centre de crise et coanimateur de l’émission Jamais sans mon livre diffusée à la télévision de Radio-Canada, il s’avère aussi un écrivain complet… à temps partiel. « Un passe-temps » dit-il, bien qu’il ait écrit six livres depuis 1996 : Potence machine (1996), Risible et noir (1997), tous deux publiés chez Triptyque et réédités en 2000 aux éditions J’ai lu, Marie-Hélène au mois de mars (Triptyque, 1998), Lettres à Mademoiselle Brochu, Pour une éthique urbaine, respectivement parus en 1999 et 2002 chez L’Effet pourpre, et enfin, Les trois modes de conservation des viandes (Marchand de feuilles, 2006).

« Je veux faire de l'écriture, une écriture de l'extrême », disait Maxime-Olivier Moutier dans une entrevue accordée à la Première Chaîne de Radio-Canada. Son but ? Provoquer la réflexion, du moins, la discussion. Dans Les trois modes de conservation des viandes, paru en 2006 aux éditions Marchand de feuilles, le jeune auteur surprend les uns et séduit les autres à travers un récit, présenté sous forme d’autofiction, « où le narrateur raconte les mille choses qui remplissent le quotidien d’un père et d’une petite famille atypique, c’est-à-dire unie, liée par l’amour. Un récit à la première personne du pluriel qui avance sur la pointe des pieds, sobre, touchant, où le narrateur fait des allers-retours entre les chambres à coucher, la cuisine et la cave, entre le présent et le passé d’un enfant qui a souffert de la séparation de ses parents. » Les trois modes de conservation des viandes venait mettre fin à cinq ans de silence et marquait le début d’un nouveau cycle d’écriture pour Maxime-Olivier Moutier. Le livre s’avère un « magnifique aveu de paternité désirée, consentie, voulue et parfois subie dans cette écriture personnelle et hyperréaliste imprégnée d’un amour tangible pour ces fruits de l’amour… les enfants. » (Josée Blanchette, Le Devoir) L’auteur, lui-même père de trois enfants, s’exprime à travers « une écriture qui a du caractère. […] Maxime-Olivier Moutier a le sens de la formule; celle qui tue et celle qui fait tache quand elle carbure à l’ironie, et celle qui touche quand il s’agit de dire la tendresse. » (Entre Les Lignes, Montréal)

L’écrivain a aujourd’hui son cabinet de psychanalyste, donne des séminaires et poursuit des recherches sur Lacan.




Stanley Péan

Reconnu au Québec et à l’étranger pour ses fictions trempées de suspense, d’épouvante et de surnaturel, Stanley Péan s’installe au SLM cinq fois plutôt qu’une. Son dernier recueil de nouvelles Autochtones de la nuit (la courte échelle) encore tout chaud – il est paru en septembre 2007 – vient conclure une trilogie amorcée en 2000 avec La Nuit démasque et Le Cabinet du Docteur K. Originalement publiés aux éditions Planète Rebelle, ces deux titres sont réédités à la courte échelle. Celle-ci publie également cette année deux autres grands succès de Stanley Péan en format poche : Le Tumulte de mon sang et Zombi Blues, polars fantastiques considérés comme des classiques du genre dans la littérature francophone en Amérique.

Né à Port-au-Prince en 1966, Stanley Péan a grandi à Jonquière et fait ses études à l’Université Laval à partir de 1984. Un an après avoir participé au collectif de nouvelles Meilleur avant 31/12/1999 (Éditions du Palindrome), il publie en 1998 un premier recueil de nouvelles, La Plage des songes et autres récits d’exil au CIDIHCA. Suivront Le Tumulte de mon sang (Québec Amérique, 1991), un premier roman favorablement accueilli par la critique, et Sombres allées (1992), un deuxième recueil de nouvelles au CIDIHCA. Passé à la courte échelle dès 1993 avec L’emprise de la nuit, le premier de ses cinq romans pour adolescents, il publie chez le même éditeur son roman Zombi Blues (1996) qui remporte un succès tel qu’il est repris à Paris trois ans plus tard aux éditions J’ai lu.

Depuis le début de sa carrière, Stanley Péan a écrit deux romans pour adultes, sept recueils de nouvelles, trois recueils de chroniques, un livre pratique sur Internet et la culture et huit livres (romans, nouvelles et conte) pour la jeunesse qui lui vaudront de prestigieuses récompenses, notamment le prix littéraire des Bibliothèques publiques du Saguenay Lac Saint-Jean pour L’Appel des loups en 1998 et le prix littéraire M. Christie, dans la catégorie Meilleur roman pour les adolescents, pour Le Temps s'enfuit en 2000.

« Le monde de Stanley Péan est à l’image de la société contemporaine, un monde où les valeurs humaines ont cédé la place aux préjugés, à l’intolérance et à la violence, où l’amour fraternel est devenu du folklore. À lire pour la réflexion que ces histoires suscitent. » (Aurélien Boivin, Québec Français)

Président de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois depuis 2004, Stanley Péan a aussi signé des articles, des traductions, une chronique littéraire au quotidien La Presse (1999 à 2002) et même des chansons. Animateur de l’émission radiophonique Bouquinville sur les ondes de Radio-Canada (2001 à 2004), il est rédacteur en chef du journal Le Libraire, trimestriel d'information littéraire distribué dans le réseau des librairies indépendantes du Québec et membre de la rédaction de la revue Alibis, consacrée au polar. Critique musical (et musicien amateur) à ses heures, il anime et coréalise une émission de jazz sur la chaîne Espace Musique de Radio-Canada tous les étés depuis 2004.




Michel Rabagliati

Né à Montréal en 1961, Michel Rabagliati marche d’abord dans les pas de son père en s’intéressant à la typographie, pour ensuite devenir graphiste pigiste et illustrateur publicitaire pour des magazines québécois, torontois et états-uniens. En 1999, il s’aventure du côté de la bande dessinée et publie son premier roman graphique - Paul à la campagne - aux Éditions de La Pastèque. L’expérience emballe l’auteur ; les lecteurs eux, sont séduits par Paul, un type sympathique, un tantinet naïf et fort attachant que tous souhaiteraient comme voisin. Paul à la campagne remporte, entre autres, le prix Bédélys Québec 2000, le prix de l'Espoir québécois au FBDFQ, et un Harvey Award aux États-Unis dans la catégorie Best New Talent pour la version anglaise - Paul in the Country - publiée chez Drawn & Quarterly.

Depuis, Michel Rabagliati et Paul, son alter-ego en noir et blanc, connaissent un succès sans équivalent dans le monde de la bédé québécoise. Dans ce domaine où les tirages dépassent rarement 1 000 exemplaires, le dernier titre de Rabagliati, Paul à la pêche, a été tiré à 10 000 exemplaires et en est à sa deuxième réimpression. Le livre valait à son auteur un prix Joe Shuster dans la catégorie Créateur exceptionnel de bande dessinée canadienne francophone 2007. La même année, Rabagliati recevait une mention spéciale du comité de sélection du Prix des libraires pour l’ensemble de son oeuvre.

« Voilà un créateur qui contrôle l'efficacité dramatique de chacun de ses dessins, misant sur un style dépourvu de fioritures. […] Comme dans un film d'Hitchcock, l'impact visuel est maximal avec un minimum de mots. » (La Presse, septembre 2006)

En 2002, toujours aux Éditions de La Pastèque, il publie Paul a un travail d'été, qui lui vaut notamment le Bédélys Québec pour le meilleur album québécois de l’année, le Bédélys Média, ainsi que le prix BD Québec (vote populaire) pour le meilleur album professionnel de l’année. Suivront Paul en appartement (Doug Wright Award – Best Book -, Grand Prix de la Ville de Québec et autres récompenses), puis Paul dans le métro, un recueil d'histoires courtes inédites pour lequel il a obtenu le Grand prix de la Ville de Québec au FBDFQ.

Sa plus récente publication, Paul à la pêche, a suscité un engouement médiatique sans précédent. « Chez Michel Rabagliati, le quotidien, l’anecdotique se trouvent magnifiés par son amour de la vie, son attention aux moindres détails qui la composent et qui, peut-être, lui donnent de la profondeur et du sens. […] Par le foisonnement des thèmes, la richesse visuelle, les trouvailles formelles, l’émotion, l’humanité à fleur de peau, Paul à la pêche rappelle Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain et, comme ce film, donne envie à la personne qui s’y plonge de le faire connaître à ceux qu’elle aime. » (Le Libraire, Québec, 2006)

Les Paul disponibles dans plus de 30 pays, sont traduits en anglais (Drawn & Quarterly) ainsi qu’en italien (Coconino Press), en néerlandais (Oog & Blik), en espagnol (Fulgencio Pimentel) et bientôt en polonais. Publiée en français aux Éditions de La Pastèque, l’œuvre de Michel Rabagliati est distribuée en Europe par le Comptoir des Indépendants (Montreuil, France).

Pour informationcomplètes visitez http://www.salondulivredemontreal.com




Source : Salon du livre Montréal







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