Communiqué



La grande finale de Denis Marleau!

16 Avril 2007 - Le dévoilement de la saison 2007-2008 du Théâtre français du Centre national des Arts.

Denis Marleau, pour sa septième et dernière saison à la tête du Théâtre français du Centre national des Arts (CNA), demeure fidèle à son idée d’offrir une programmation diversifiée et novatrice d’une grande cohérence artistique, marquée par un souci de présenter un théâtre vivant en dialogue avec le monde contemporain. Directeur artistique du Théâtre français du CNA depuis décembre 2000, Denis Marleau terminera son mandat le 31 août 2007.


« Pendant les sept années au cours desquelles le Centre national des Arts m’a accordé le privilège de diriger le Théâtre français, j’ai voulu me mettre au service d’une certaine conception d’un théâtre d’art qui offrirait à voir et à entendre, sans aucune hiérarchie, sans approche schématique, des oeuvres reflétant la complexité du monde et de la réalité qui nous entourent, affirme Denis Marleau. Il s’est agi pour moi de travailler à l’émergence d’un lieu de parole qui soit autre, où est privilégié ce qui ne peut être déterminé, récupéré ou instrumentalisé; de faire de la création une rencontre non reproductible et risquée sinon fragile avec l’autre, plutôt que de s’appuyer sur un programme d’animation culturelle où chacun ne cherche que l’écho rassurant de sa propre voix. »


La saison 2007-2008 du Théâtre français du CNA tisse des liens entre le présent et le passé et pose la question de la différence de l’autre, rassemblant des artistes significatifs du parcours artistique de Denis Marleau tels Normand Chaurette, Pierre Lebeau, Christiane Pasquier, Ruddy Sylaire, Alexis Martin et Éliane Préfontaine. La figure tutélaire de cette saison est Shakespeare dont la présence se fait sentir à travers trois vigoureux spectacles : Othello, La Rose et la Hache de Carmelo Bene et Genèse no 2 d’Ivan Viripaev. C’est aussi une saison où les auteurs d’aujourd’hui s’allient à ceux du passé : Jean Marc Dalpé s’inspire de Tchekhov dans AoûtUn repas à la campagne, Milan Kundera adapte Diderot avec son Jacques et son maître, Normand Chaurette arrache sa protagoniste à Wedekind, Carmelo Bene malmène avec bonheur Shakespeare et Alexis Martin récrit Homère. La problématique de l’altérité est aussi au coeur de maintes productions dont L’Iliade, Bashir Lazhar d’Evelyne de la Chenelière, Moi chien créole de Bernard Lagier et Ce qui meurt en dernier de Chaurette.


Le Théâtre français offre à nouveau ses conviviaux Spectacles-midi. Intitulée Plaisirs de l’intelligence, cette série de quatre lectures accompagnées de sonates de Domenico Scarlatti sera consacrée à la brillance : Montaigne, Pascal, Voltaire, Balzac.


Les enfants jouiront comme toujours des plaisirs du théâtre en assistant aux spectacles de la série pour l’enfance, cinq productions spécialement conçues pour eux, proposant des représentations du monde qui leur sont accessibles et qui leur parlent : Une histoire dont le héros est un chameau et dont le sujet est la vie, Les Flaques, Ah, la vache!, Lucille in the sky avec un diamant et Souliers de sable.

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THÉÂTRE et STUDIO

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. Du 3 au 6 octobre 2007 au Studio :
Août – Un repas à la campagne, de Jean Marc Dalpé.
Mise en scène de Fernand Rainville.
Avec Henri Chassé, Sophie Clément, Pierre Collin, Catherine DeLéan, Dominique Leduc, Jacques L’Heureux, Janine Sutto et Marie Tifo.
Une production du Théâtre de La Manufacture
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S’inspirant du théâtre de Tchekhov, auquel maintes allusions parsèment Août – Un repas à la campagne, Jean Marc Dalpé a donné vie à des personnages qu’il précipite sans rien forcer dans une crise qui, comme dans une tragédie classique, les engage totalement pour les révéler à eux-mêmes et aux autres. Le théâtre de Dalpé (Le Chien, Eddy, Trick or Treat), porté par une langue d’une intraitable précision rythmique et sonore, force l’acteur, et avec lui le spectateur, à adhérer au souffle réel de ce qui se trame sur scène.


. Du 23 au 27 octobre 2007 au Théâtre :
Othello, de William Shakespeare.
Traduction de Normand Chaurette.
Mise en scène et scénographie de Denis Marleau.
Avec Jean-François Blanchard, Denis Gravereaux, Annick Hamel, Pierre Lebeau, Bruno Marcil, Vincent-Guillaume Otis, Christiane Pasquier, Éliane Préfontaine et Ruddy Sylaire.
Une coproduction d’UBU et du Théâtre français du Centre national des Arts.


Avec cet Othello, Denis Marleau aborde un territoire pour lui nouveau – Shakespeare – en rassemblant des artistes dont le travail théâtral aura constitué l’armature de son mandat : Normand Chaurette à la traduction; Ruddy Sylaire (de Nous étions assis sur le rivage du monde…) et Pierre Lebeau dans les rôles d’Othello et d’Iago; Christiane Pasquier (des Reines) en Émilie et Éliane Préfontaine, découverte dans La Fin de Casanova, en Desdémone.


. Du 21 au 24 novembre 2007 au Studio :
Moi chien créole, de Bernard Lagier.
Mise en scène de Sylvain Bélanger.
Avec Erwin Weche.
Une coproduction du Théâtre du Grand Jour et de L’Artchipel


- Scène nationale de la Guadeloupe. Premier texte pour la scène du jeune écrivain martiniquais Bernard Lagier, Moi chien créole donne une voix tour à tour crue et somptueuse à ceux dont la langue et le gosier ont été brûlés par le mauvais tafia et par les vents âcres de la vie. Le Théâtre du Grand Jour, que dirige Sylvain Bélanger, s’est fait remarquer par l’atypique acuité de sa réflexion sur la place du théâtre et de ses artistes dans la société actuelle, que ce soit à travers des productions comme Cette fille-là (avec Sophie Cadieux) ou Venise-en-Québec (en coproduction avec le Théâtre d’Aujourd’hui).


. Du 11 au 15 décembre 2007 au Théâtre :
L’Iliade, d’après Homère.
Adaptation et mise en scène d’Alexis Martin.
Avec Vincent Bilodeau, Daniel Brière, Stéphane Demers, Patrick Drolet, Alexandre Fortin, Tania Kontoyanni, Jacinthe Laguë, Jean Maheux, Marie Michaud, François Papineau et Marthe Turgeon.
Une production du Théâtre du Nouveau Monde
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En plus de sa formation en théâtre, le comédien, auteur et metteur en scène Alexis Martin a étudié la philosophie. Familier de l’Antiquité grecque à laquelle l’a initié Jean-Pierre Ronfard, lui-même helléniste, il s’était déjà illustré dans ce domaine en 2000 comme coadaptateur de L’Odyssée, production mémorable du Théâtre du Nouveau Monde et du Théâtre français du Centre national des Arts. Pour ce retour à Homère, le regard d’Alexis Martin se teinte volontiers d’ironie, distance nécessaire pour saisir ce qui secrètement se joue derrière ces affrontements mythiques.


. Du 12 au 16 février 2008 au Théâtre :
Jacques et son maître, de Milan Kundera.
D’après Jacques le Fataliste de Denis Diderot.
Mise en scène de Martin Genest.
Avec Jean-Jacqui Boutet, Éva Daigle, Valérie Laroche, Annie LaRochelle, Christian Michaud, Patrick Ouellet, Pierre Robitaille et les musiciens Philippe Côté et Olivier Forest.
Une production du Théâtre du Trident, en coproduction avec le Théâtre Pupulus Mordicus
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Du roman Jacques le Fataliste de Diderot, dont il garde la vivacité croustillante et le jubilatoire enchâssement des récits, Milan Kundera tire une variation scénique d’une humanité d’autant plus profonde qu’elle se dissimule sous le masque de la désinvolture. Pour ce spectacle festif débordant d’une truculente humanité, le Théâtre du Trident et le metteur en scène Martin Genest ont eu la lumineuse idée de s’allier aux marionnettes du Théâtre Pupulus Mordicus, question de mieux raconter ces histoires souvent burlesques où l’auteur, Dieu et les personnages rivalisent pour en tirer… les ficelles.


. Du 4 au 8 mars 2008 au Théâtre :
Ce qui meurt en dernier, de Normand Chaurette.
Mise en scène de Denis Marleau.
Avec Christiane Pasquier.
Une coproduction d’UBU, d’ESPACE GO et du Théâtre français du Centre national des Arts.


S’emparant de personnages et de situations créés au tournant du XXe siècle par Frank Wedekind dans L’Esprit de la terre et La Boîte de Pandore, et repris à l’écran par Pabst et par Berg à la scène lyrique, Normand Chaurette, dont Denis Marleau a créé Le Passage de l’Indiana et Le Petit Köchel avant de reprendre Les Reines, a élaboré un face à face pervers où la séduction et la mort dansent avec une grâce vénéneuse. Pour livrer ce nouveau texte de Chaurette où les rôles de bourreau et de victime ne cessent de changer, une prodigieuse et flamboyante comédienne : Christiane Pasquier.


. Du 26 au 29 mars 2008 au Studio :
Bashir Lazhar, d’Evelyne de la Chenelière.
Mise en scène de Daniel Brière.
Avec Denis Gravereaux.
Une création du Théâtre d’Aujourd’hui.


À travers cette fiction aussi attachante que le personnage qui en constitue le coeur, Evelyne de la Chenelière pose sans en avoir l’air une série de questions si étroitement entrelacées que l’on y retrouve la complexité même de la vie. Que transmet-on à nos enfants? À quoi sert l’école? Quel regard portons-nous sur l’étranger? Evelyne de la Chenelière et Daniel Brière, que l’on a connus au Théâtre français à l’automne 2004 avec l’espiègle et charmant Henri & Margaux, nous reviennent avec cet objet théâtral chaleureux et intelligent dont la portée humaniste est d’autant plus forte qu’elle s’exprime avec une totale discrétion. Et pour interpréter ce Bashir Lazhar, un acteur porté par la grâce : Denis Gravereaux, que l’on avait découvert au Centre national des Arts en mars 2004 dans Abel et Bela.


. Du 22 au 26 avril 2008 au Théâtre :
La Rose et la Hache, de William Shakespeare et Carmelo Bene.
Mise en scène de Georges Lavaudant.
Avec Astrid Bas, Babacar M’baye Fall, Ariel Garcia Valdès, Georges Lavaudant et Céline Massol.
Une production de l’Odéon-Théâtre de l’Europe et de la MC2: Maison de la Culture de Grenoble
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Londres, 1593 : Shakespeare fait jouer son Richard III. Rome, 1977 : l’homme de théâtre italien Carmelo Bene crée un Richard III – en éliminant tous les personnages sauf les femmes. Grenoble, 1979 : le metteur en scène Georges Lavaudant et le comédien Ariel Garcia Valdès s’emparent du texte de Bene pour lui rendre hommage – en lui étant infidèles à leur tour. Paris, 2004 : Lavaudant et Garcia Valdès se sont retrouvés pour recréer leur oeuvre. Ce spectacle justement acclamé, présenté en exclusivité canadienne au Centre national des Arts, rassemble à lui seul trois figures majeures de la modernité théâtrale d’Europe. Carmelo Bene (1937-2002) aura marqué le Vieux Monde par ses spectacles radicaux. Georges Lavaudant, metteur en scène éclectique, imaginatif et rigoureux, a dirigé à Paris l’Odéon-Théâtre de l’Europe de 1996 à 2007. Quant à Ariel Garcia Valdès, acteur aux très rares prestations, à la présence magnétique et inquiétante, il revient au rôle majeur de sa carrière.


. Du 21 au 24 mai 2008 au Studio :
Genèse no 2, d’Antonina Velikanova et Ivan Viripaev.
Traduction de Tania Moguilevskaia et Gilles Morel.
Mise en scène de Galin Stoev.
Avec Céline Bolomey, Vincent Lécuyer, Antoine Oppenheim et les musiciens Mélanie Evrard (violon), Marine Horbaczewski (violoncelle) et Michel Lambert (accordéon).
Une création du Théâtre de la Place / Liège, en coproduction avec la Compagnie Fingerprint / Bruxelles
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L’électrisante équipe qui nous avait étonnés, charmés et renversés avec Oxygène est de retour. Poussant encore plus loin leur théâtre des corps vivants et de la parole en liberté, Ivan Viripaev et Galin Stoev, qui nous ramènent Antoine Oppenheim et Céline Bolomey, nous donnent un autre rendez-vous avec un théâtre qui incarne avec acuité et brillance l’éparpillement du sujet qui fonde le monde contemporain.

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SPECTACLES-M I D I

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Dans la culture française, l’expression de la pensée, si grave soit elle, tend irrésistiblement vers la brillance. On y aime, même au coeur d’une argumentation complexe, la formulation qui éblouit, la phrase qui fait mouche. Ce n’est pas sans raison que l’âge d’or de la littérature française – le Grand Siècle – ait privilégié la maxime comme forme d’expression de la pensée.

Pour ses Spectacles-midi, lectures accompagnées de musique à l’heure du lunch, le Théâtre français du CNA propose, en collaboration avec la Quatrième Salle, une saison consacrée à la brillance sous le titre de Plaisirs de l’intelligence. Nous commencerons par la Renaissance avec Montaigne dont la prose savoureuse marque le début de la pensée française moderne (les 16 et 17 octobre 2007, avec Richard J. Léger; mise en lecture d’Anne-Marie White). Puis il y aura Pascal, dont la langue concentre toutes les qualités associées au classicisme (les 13 et 14 novembre 2007, avec Claire Faubert). De la pléthore des penseurs du XVIIIe siècle, nous avons privilégié Voltaire, pour le pur plaisir d’être incisifs (les 26 et 27 février 2008, avec Dominique Lafon; mise en lecture de Paul Lefebvre). Et comme au XIXe siècle le roman a pour ambition de rassembler tous les discours, nous terminerons avec la verve et la faconde de Balzac (les 15 et 16 avril 2008, avec Nathaly Charrette et Suzanne Lambert). Pour accompagner ces lectures, le pianiste Jean Desmarais jouera des musiques en phase avec l’écriture : les imaginatives et énergiques sonates de Domenico Scarlatti.

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E N F A N C E

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. Les 13 et 14 octobre 2007 (pour les 4 à 10 ans) :
Une histoire dont le héros est un chameau et dont le sujet est la vie.
Texte de Jean-Rock Gaudreault.
Mise en scène de Marthe Adam.
Une production du théâtre Les Amis de Chiffon
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Jean-Rock Gaudreault, à qui l’on doit Mathieu trop court, François trop long et Deux pas vers les étoiles, nous livre à nouveau une fable lumineuse d’une souriante et profonde humanité. Et les marionnettistes des Amis de Chiffon ont créé un irrésistible chameau qui traverse un univers théâtral dont la beauté évoque la fascinante et mystérieuse splendeur du désert.



. Les 17 et 18 novembre 2007 (pour les 8 ans et plus) :
Les Flaques.
Texte de Marc-Antoine Cyr.
Mise en scène de Jasmine Dubé.
Collaboration à la mise en scène et chorégraphies de Pierre-Paul Savoie.
Une coproduction du Théâtre Bouches Décousues et de PPS Danse
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Les Flaques est le résultat d’un minutieux et amoureux travail entre le Théâtre Bouches Décousues, dont on n’a pas oublié Le Pingouin, et PPS Danse, qui fait ses premiers pas avec le jeune public. Ces deux compagnies ont su parfaitement marier théâtre, danse et musique afin de créer une authentique poésie du quotidien pour toucher en profondeur le coeur des enfants.



. 9 et 10 février 2008 (pour les 5 à 10 ans) :
Ah, la vache!
Texte et mise en scène de Javier Swedzky.
Une production du Théâtre de l’Oeil.


On a volé l’ourson en peluche de la vachement richissime Madame Henriette Toutamoi. Quelle vacherie! Les détectives Tom et Bob enquêtent… Cette fable folle comme une vache folle que l’écrivain et marionnettiste argentin Javier Swedzky a créée pour le Théâtre de l’OEil est tout sauf une absurdité. Au contraire, on y découvre un regard pénétrant sur tous ces inextricables conflits qui agitent notre monde. Par le Théâtre de l’Oeil, dont on a pu voir Un secret de Polichinelle, La Félicité et Un Autre Monde.



. 5 et 6 avril 2008 (pour les 8 ans et plus) :
Lucille in the sky avec un diamant.
Texte et mise en scène de Reynald Robinson.
Une production du Théâtre du Gros Mécano, en partenariat avec L’Atrium de Chaville / France.


Pour créer ce spectacle d’une éblouissante poésie visuelle et dont les mots font mouche, l’auteur et metteur en scène Reynald Robinson a travaillé avec une classe de jeunes Amérindiens et des élèves du même âge dans une petite ville en banlieue parisienne, en cela fidèle à l’esprit du Théâtre du Gros Mécano, qui nous a déjà offert L’Homme, Chopin et le petit tas de bois, du même auteur, et La Librairie, de Marie-Josée Bastien.



. 31 mai et 1er juin 2008 (pour les 4 à 7 ans) :
Souliers de sable.
Texte de Suzanne Lebeau.
Mise en scène de Gervais Gaudreault.
Une création du Carrousel, en résidence au Théâtre de la Ville / Longueuil et en coproduction avec le Théâtre du Vieux-Terrebonne et le Grand Théâtre de Lorient
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Dans une langue concise comme des affirmations d’enfants, Suzanne Lebeau, à qui l’on doit Contes d’enfants réels, a créé une merveilleuse petite ode à la gloire de ce moment magique de l’enfance : celui où l’on entreprend de découvrir le monde qui nous entoure.

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. Présentez-vous au Bureau des abonnements, lundi au samedi, de 10h à 21h
. Visitez le www.nac-cna.ca/abonnements
Le Centre national des Arts du Canada
53, rue Elgin, à Ottawa.


PASSEPORT
Le plaisir de tout voir : neuf pièces (cinq au Théâtre et quatre au Studio).


À LA CARTE
Composez votre propre série de cinq pièces parmi celles présentées au Théâtre et au Studio.


ENFANCE
Sélectionnez votre propre série de trois, quatre ou cinq pièces. Vous pouvez télécharger la brochure de saison du Théâtre français du CNA au www.nac-cna.ca.


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