LA CHEVAUCHÉE DES HIPPOCAMPES
roman
Collection « Points de suspense »
Éditions Point de Fuite
Robert Tessier
Pourquoi Théo a-t-il tout autour du cou une énorme cicatrice? Pourquoi May,
encore mal remise de la récente disparition de son amant, se sent-elle à ce point attirée
par lui? Pourquoi le Dr Russell se rend-il toutes les fins de semaines à Londres? Pourquoi
et comment la Fondation Rameau se trouve-t-elle sur le chemin de tous? D'hypothèse en
hypothèse, surmontant ses inquiétudes mais peut-être pas forcément les nôtres, May finira
par assembler toutes les pièces du casse-tête et par trouver les réponses à ses questions.
Tout est bien qui finit bien? C'est à voir...
Ce premier roman, qui se passe dans un Centre de recouvrement en neuropsychiatrie
post-traumatique, combine intrigue policière et réflexion sur le futur. Il est à la fois
captivant et source d'une prise de conscience quant aux problèmes engendrés par les avancées
récentes de la science et de la technologie.
De prime abord, tous seront passionnés par ce
récit qui, dès le début, intrigue et mène son lecteur par le bout du nez;
de rebondissement en rebondissement, chacun est
à la fois mu par le désir d'en savoir plus et sollicité, voire angoissé, par les problèmes
éthiques et moraux que soulève la situation des héros problèmes qui sont typiquement ceux de
notre époque : greffes, dons d'organes, clonage, revendication d'identité;
comme tout bon roman policier, La Chevauchée
des hippocampes propose une double lecture : l'une au premier degré (intrigue romanesque, ambiance de suspense), l'autre au second (prise de conscience, questionnement éthique).
Robert Tessier, né à Québec, a enseigné dans plusieurs universités de la
province et publié ou codirigé près d'une dizaine d'ouvrages d'éthique et de sociologie
chez Fides, Bellarmin, les Presses de l'Université Laval et les Presses de l'Université de
Montréal. Il livre ici son premier roman, dont les péripéties, captivantes, ne sont
toutefois pas sans révéler les préoccupations scientifiques et morales qui les ont engendrées.
Le plaisir qu'il a eu à l'écrire n'a d'égal que celui que ressentira tout un chacun à le lire…
et que lui-même aura à en produire d'autres.
164 pages, ISBN 2-89553-025-4,
disponible partout en librairie au Québec;
en Europe, ce roman est disponible via La librairie du Québec à Paris
BIOGRAPHIE
Né en 1951, Robert Tessier grandit dans la région de Québec. Élève consciencieux, il est aussi enfant de choeur, puis scout. Il passe son enfance à dessiner et à chanter, et remporte quelques prix. À l'adolescence, pendant son cours classique, il troque son chevalet pour une guitare. Les Beatles sont arrivés dans sa vie, suivis par la poésie. Il donne des spectacles pendant ses études en Lettres au cégep de Sainte-Foy où il s'implique dans des activités non académiques, de la radio étudiante à l'animation politique, à des cours de yoga sous l'égide
d'un véritable fakir… Orientalisme et causes sociales font bon ménage dans le creuset de la
contre-culture. À l'été 1970, 40 jours en Haïti : un stage de sensibilisation aux problèmes
des pays en développement, organisé par l'Association Canadienne des Nations-Unies. Il en parle encore et s'y est découvert une âme des pays chauds. À l'été 1971, il obtient avec des amis une subvention fédérale à la jeunesse pour un projet d'animation de trois mois dans des centres
culturels de la Gaspésie.
Départ pour Montréal où il fête ses vingt ans. Pendant une année, il chante dans le Vieux
Montréal, au Saint-Vincent, et dans des boîtes de la rue Saint-Denis : Leclerc (Le petit bonheur), Charlebois (Lindberg), Moustaki (Ma liberté)… C'est la vie de bohème pendant qu'il suit d'autres cours de yoga auprès d'un maître d'une lignée issue de l'Himalaya. Son intérêt pour les spiritualités le mène à l'UQAM, seul endroit au Québec où on peut à ce moment suivre un programme sur toutes les religions du monde. Il se lasse de la vie nocturne des boîtes et devient suppléant dans des écoles montréalaises, en enseignement moral surtout. Entre temps, il a rencontré au Saint-Vincent celle qui deviendra sa femme.
Ses profs de l'UQAM lui trouvent du talent et en font un assistant de recherche et d'enseignement pendant un été, puis pendant un an. Les contrats s'avèrent précaires : retour à l'enseignement secondaire. En 1975, il entre dans une institution privée qu'un groupe de professeurs a relancée l'année précédente dans l'Est de Montréal et de laquelle il restera toujours employé, plus ou moins selon les années et sa disponibilité, tout s'y impliquant dans les affaires syndicales. Six ans consacrés uniquement à l'enseignement, le temps d'une petite enfance entre les fleurs des champs, celle de sa fille élevée sur les bords du Richelieu. Puis, l'ennui des défis intellectuels le pousse à se rapprocher de la ville, à Longueuil où il est toujours, et à retourner à l'université, en Communications cette fois, où il suit avec plaisir les cours des Pierre Bourgeault, Léa Pool, Rock Côté… Optant pour le profil journalistique, il publie ses premiers articles, des dizaines, dans Medium, sciences humaines, d'abord l'organe de l'Association québécoise des professeurs de morale et de religion, qu'il contribue à rendre autonome pour en faire une revue grand public qui survivra pendant des années.
Armé de ses deux baccalauréats, il devient chargé de cours à l'UQAM, en sciences humaines et en sciences religieuses. Il y sera 18 ans : cours en sciences sociales, en méthodologie, en sociologie de la morale et de la religion, des séminaires de maîtrise aussi. Entre temps, il fait une maîtrise où il désire joindre ses champs de formation. Il se lance dans l'analyse de contenu des médias où il traque un curieux objet : la métaphore religieuse dans les titres de la presse écrite, par exemple quand on a dit, lors de son retour en politique, que Jacques Parizeau était « Le nouveau Messie péquiste ». Il y consacre son mémoire et quelques articles savants bien accueillis. C'est la piqûre pour la recherche avancée : il entreprend un doctorat en Sciences des religions. Il choisit la perspective de la sociologie de l'éthique, l'éthique comportant toujours selon lui une dimension religieuse en ce qu'on y appelle nécessairement de manière ultime à des valeurs sacrées. Ce sera l'objet de son premier livre, Le sacré, publié à la fois à Paris et à Montréal (Cerf/Fides, 1991), où le sacré apparaît comme « un trait essentiel et permanent de l'humanité » (Durkheim). C'était le texte d'un examen, qu'il a allongé. Encouragé, il publie chez Bellarmin en 1994 l'ensemble de ses travaux universitaires sous le titre Déplacements du sacré dans la société moderne : culture, politique, économie, écologie.
Le titre de son 2e ouvrage se termine par le mot « écologie », une préoccupation vieille chez lui, depuis ses études collégiales où il était de toutes les contestations du capitalisme. Avec une équipe dont font partie plusieurs professeurs de différentes universités montréalaises, il choisit l'éthique de l'environnement et du développement comme axe principal de recherche. Il en résulte sa thèse de doctorat publiée en 1996 aux Presses de l'Université Laval par la Corporation canadienne des sciences religieuses sous le titre L'éthique d'une société face aux pluies acides : le cas du Québec, et quatre ouvrages collectifs qu'il co-dirige en tant que professionnel de recherche pour un groupe de recherche interdisciplinaire de l'Institut des sciences de l'environnement de l'UQAM, notamment Environnement et développement (Fides, 1991) et Instituer le développement durable (Fides, 1994). La recherche sociale en environnement : nouveaux paradigmes (Presses de l'Université de Montréal, 1996) est le fruit d'un stage de recherche post-doctoral. À ces livres s'ajoutent des dizaines d'articles publiés dans des revues savantes et des encyclopédies.
Une telle production doit se préparer et a des effets. Robert Tessier organise, seul
ou avec d'autres, des colloques, où est invité à participer à des congrès nationaux ou
internationaux : en Irlande, en France, en Allemagne, au Portugal… La conférence dont il est
le plus fier a été donnée dans un grand amphithéâtre de la Sorbonne en 1995 lors du centenaire
de l'Institut international de sociologie. Dès qu'il en a l'occasion, il voyage aussi pour son
plaisir, que ce soit dans le Sud, en Europe ou aux États-Unis.
Tout ce temps, il a gardé un pied dans l'enseignement secondaire comme filet de sécurité face aux aléas des subventions de recherche. À cause des coupures budgétaires, les postes universitaires se font rares. Retour à temps plein à l'enseignement secondaire avec les adolescents qu'il aime bien et qui le lui rendent bien. La relation de confiance qu'il développe avec eux en enseignement moral et en formation personnelle et sociale le désigne comme intervenant en information scolaire et en prévention de la toxicomanie, une tâche d'appui individualisé devant les mille et un rêves et problèmes des jeunes. D'ici quelques années, la retraite est possible; il atteindra en tout et partout les 35 ans de service et a toujours le goût d'écrire. Il ne peut s'en empêcher. Alors pourquoi ne pas devenir romancier? Il suit quelques cours spécialisés, lit sur la question et se met à produire… Combien de romans? Tant qu'il y en aura… pour le plaisir d'imaginer des histoires et de partager à travers elles ses inquiétudes et ses joies.
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