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Yanick Sasseville
Né à Montréal en 1977.
Peintre autodidacte, initié au dessin dès son jeune âge, il développe
très rapidement son intérêt et surtout ses aptitudes pour les arts graphiques.
Au cours de ses études secondaires, il participe à plusieurs expositions
(1993-1995), durant lesquelles il présente, entre autres, des oeuvres au
crayon au plomb, à l'huile et à l'encre, ses médiums de choix à l'époque. Par
la suite, il met ses efforts dans l'illustration, dans la conception d'images
corporatives, puis se spécialise en graphisme. Ce n'est qu'après la fin de ses
études (1996) qu'il se remet à peindre avec davantage de sérieux, travaillant
surtout avec la peinture à l'huile et le crayon au plomb.
Au cours des années, en plus de ses nombreuses expositions en
groupe et solo, ses services sont sollicités pour la réalisation de projets dans
le domaine publicitaire et des arts de la scène, dont les affiches de Shakata.
Il participe d'ailleurs à des projets de comédies musicales et de films.
Pourquoi l’art devrait être parfait quand l’humain ne l’est
point ?
Après avoir exploré pendant près de 10 ans le monde de
l’hyperréalisme, le désir de créer en réaction immédiate à ce qui
l’entoure s’est manifesté. Il explore de nouveaux thèmes et des émotions
souvent vues comme étant tabous par notre société tels que la tristesse, la
colère et la solitude. Par ses oeuvres, Yanick Sasseville désire que
le regardant prenne conscience de ses actes et de leurs conséquences.
Je tente d’amener un questionnement face à nos croyances et valeurs.
La qualité du résultat final n’est plus mesurée, comme autrefois,
sur l’échelle du réalisme et du détail qui désormais ne sont plus des outils
mais des obstacles à l’émotion pure et à la gestuelle nécessaire à
l’expression du sujet. Il a laissé tombé la technicité au profit de l’émotion
ressentie à travers l’oeuvre.
La récupération de matières est importante pour lui. Ainsi, il utilise
des matières organiques (cendre, plume d’oiseaux…) et divers objets trouvés
qui contribuent à donner un caractère particulier à ses oeuvres. Il
s’approprie ces objets qu'il détourne de leur sens initial. L’élément
tridimensionnel ainsi créé apporte un autre dynamisme, a pour effet soit de
dénaturer l’objet, soit d’amener une meilleure compréhension de l’homme
et de son milieu. L’emploi de l’acrylique et du pastel est récurrent dans son
corpus; le premier lui permet de conserver un certain minimalisme et le
second le rapproche du croquis de départ, donc du dessin, médium à la
base de son parcours artistique. L’utilisation de la typographie dans ses
œuvres peintes n’est pas étrangère à sa formation en graphisme. Il tente
ainsi de conserver la simplicité du sujet et d’avoir un axe de communications
plus précis. Les formats exploités sont aujourd’hui agrandis; cette nouvelle
dimension du support permet à l'artiste une plus grande spontanéité dans
son traitement du sujet et de s’investir beaucoup plus physiquement.
Depuis peu, l’installation est pour lui une nouvelle façon de traiter
le sujet. En investissant ses oeuvres dans une mise en scène dans l’espace,
il désire mettre à contribution d’autres sens que la vue. Pour lui, l’art doit
confronter non pas un seul sens (la vue) mais aussi tous les autres. Les
nouvelles techniques telles que la distorsion de perspective, l’ajout d’objets
trouvés et l’utilisation de la typographie contribuent à appuyer ou à balancer
les thèmes explorés, tout en lui permettant d’exprimer sa vision et ses
opinions sur le monde actuel avec cette touche d’humour ironique qui a
fait sa marque.
1998-2000 : Membre de l'APSQ
2000-2004 : Membre du RAAV
Guide Roussan 2001, 2005, 2006
Formation académique
| BIBLIOGRAPHIE |
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par Marie-EveShaffer Le Trait d’union 21 janvier 2006 par Mélanie Adam Le Trait d’union 2 septembre 2006 par Mélanie Adam Le Trait d’union 2 septembre 2006 par Karine Cousineau Journal La Revue 6 septembre 2006 par Mylène Blanchet Journal Accès 18 février 2005 par Guy Crépeau Le Trait d’union 29 mai 2004 par Robert Bernier Parcours été 2004 par Yannick Donahue Le Trait d’union 11 janvier 2003 par André Côté Le Trait d’union 22 janvier 2003 par Brigitte Aboud The Nun’s Island Magasine 14 janvier 2002 |
par Hélène Blais Le Trait d’union 2 janvier 2002 par Guy Crépeau Le Trait d’union 12 octobre 2002 par Guy Crépeau Le Trait d’union 19 octobre 2002 par Hélène Blais Le Trait d’union 6 janvier 2001 par Monique Muzzarelli Le Trait d’union 20 janvier 2001 par Philippe Pilette Journal la Revue 17 janvier 2001 par Hélène Blais Le Trait d’union 6 octobre 2001 par Monique Muzzarelli Le Trait d’union 25 mars 2000 par Philippe Pilette Journal la Revue 5 avril 2000 |
Amalgame de sujets réalistes utilisés et arrangés de facon surréaliste et choisi pour leur valeur symbolique individuelle et collective, où l'irrationnel prime et où la raison d'être "normale" de chacun des objets concernés est transgressée.
Voilà comment, en gros, l'observateur peut décrire mon travail. Surréaliste. Il est difficile, voir impossible, d'échapper à un tel classement, malgré le fait que je ne crois pas que ce soit une étiquette qui me rende justice (mais est-ce qu'il en existe une?).
Le Mentalisme...
Le Mentalisme ne renie en aucun cas ce que firent les Surréalistes de la première partie du 20e siècle. Ce fut un groupe qui eu un grand impact à une époque tourmantée par la guerre, par les grands changements technologiques et déchiré entre le prolétariat et la bourgeoisie, en ce sens la doctrine surréaliste telle que Breton la voyait était parfaite... pour cette époque.
Pourquoi pas surréaliste? Pour plusieurs raisons. Premièrement, les surréalistes venus sur la scène artistique après la deuxième guerre mondiale, et ce jusqu'à aujourd'hui, semblent avoir un attachement presque pathologique à ce qui s'est fait avant leur temps. Une mélancolie incurable, un besoin de répéter ce qu'on a déjà usé. Mon inspiration surréaliste me pousse quand même bien loin de cette spirale du déjà vu. En deuxième lieu, ma vision, bien qu'elle soit hautement symbolique, ne correspond pas à celle de Breton, d'une part au niveau de l'importance de l'onirisme et, d'autre part, de l'esthétisme. Les surréalistes ont donné une place d'honneur à la composition onirique de leurs oeuvres entre autres pour la valeur "automatique" et "subconsciente" de la chose.
Par contre, ils ne donnaient au sens de chacun des symboles utilisés qu'une importance minime : le cerveau humain n'était qu'une banque d'images que le subconscient se contentait d'agencer. En ce qui a trait à l'esthétisme, les disciples de Breton n'y croyaient tout simplement pas : l'effort esthétique était un obstacle à ce qu'ils tenaient pour être l'expression artistique vraie et pure, celle qui naissait du subconscient. En ce qui me concerne, bien que le rêve ait parfois une certaine importance, la conscience et la lucidité le sont tout autant, si non plus. Les symboles utilisés ont une signification, ils ont leur raison d'être. L'esthétisme, lui, est à mon avis primordial. Pour bien faire passer la signification de chacun des symboles, ceux-ci doivent être proprement exécutés. L'oeuvre ne doit laisser aucune place au doute en ce qui a trait à ce qu'elle représente. Comment on explique ce qui y est représenté est libre à chacun.
À ceux qui critique cet esthétisme classique en le qualifiant de peu moderne, de décalé, je réplique ceci : le médium ne fait pas le message. Le modernisme et le caractère actuel de l'expression artistique ne se mesure pas à l'âge de la méthode utilisée. De plus, je suis de l'avis que de montrer les choses telles qu'elles sont permet aux gens de chercher une signification plus poussée, plutôt que d'accepter d'amblée ce que je leur propose. À une époque où la culture populaire ne laisse plus de place à l'imagination individuelle, où la fantaisie est préconçue, je considère important d'inciter les gens à utiliser leur imaginaire, leur mental...
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Photos / texte : Yanick Sasseville avec autorisation d'utilisation pour ©1997 Centrart Artiste inscrit(e) depuis : septembre 2001 | Dernière mise à jour : octobre 2012 |