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Michelle Thibault
Née à Québec en 1957 et résidant depuis 1978 à Montréal en passant par New York et Beyrouth, Michelle Thibault délaisse
une carrière bancaire pour le monde de la peinture. Ayant toujours eue des affinités pour tout ce qui touche à l’art, elle fait ses débuts
en peinture décorative sur bois en 1995. C’est le coup de foudre, elle délaisse toute autre forme d’expression artistique, le pinceau devient
son identité. L’apprentissage se fait au fils des ans en suivant des pas à pas pour culminer en 2004 à l’ouverture d’une école de peinture
à Montréal dans le quartier Ahuntsic.
C’est en 2005 que Michelle Thibault se lance dans la publication de pas à pas dans le magazine Coup de Pinceau.
Elle a son actif dix-sept œuvres publiées et deux articles décrivant des techniques qui font partie de son répertoire. À partir de 2006,
elle change de direction et délaisse le style naïf pour un style figuratif. C’est en septembre 2010 qu'elle ferme l’école pour se consacrer, à temps
plein, à sa production artistique.
Son art est figuratif contemporain avec une forte tendance vers l’abstraction. Elle recrée la réalité sans toutefois s’y conformer en jouant avec
couleurs et complémentaires. Elle les utilise de manière à représenter sa vision des choses, ce qu’elle perçoit ou voudrait y voir.
L'architecture est sa source d'inspiration, le quotidien de la vie urbaine avec le cahot qui s'en découle. Des villes réelles ou imaginaires qui font
partie de son vécu ou son avenir. Elles sont peuplées d'individus, qui se croisent sans jamais se voir que les ombres de ce qu'ils sont, mais qui ont
une importance primordiale car, sans eux la ville n’existe pas. Elle ne veut garder que l’essence des quartiers qu’elle peint. L'acrylique lui permet
de manipuler la matière et d'offrir des textures symboliques à la corruption, décadence et décomposition de son environnement.
Superposition de teintes, frottis, lavis, soit avec le pinceau, la spatule ou le chiffon, confère une profondeur qui est inexistante au niveau du dessin.
Une calligraphie qui devrait renforcer la rigueur et la stabilité de l’architecture, mais qui de part les traits saccadés et irréguliers offrent une
contradiction, ajoutant fragilité et cahot où l’ordre et la rigueur devraient exister.
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Photos / texte : Michelle Thibault avec autorisation d'utilisation pour ©1997 Centrart Artiste inscrit(e) depuis : 24 novembre 2011 | Dernière mise à jour : octobre 2012 |